CORRUPTION À L'IAAF : Mouillé jusqu'au coup dans la corruption, devant le Juge, Habib Cissé nie en bloc et accuse Papa Massata Diack de maitre-chanteur


Dans les documents publiés par Le Monde, le nom de l'avocat Habib Cissé revient plusieurs fois. Ancien conseiller juridique de l’ex-président de l’IAAF Lamine Diack, Me Cissé a été mis en examen pour « corruption passive » en novembre 2015 dans l’affaire de l’IAAF.
Selon nos confrères du Monde : "Les juges le soupçonnent d’avoir participé à la couverture de cas de dopage en échange d’argent, ce qu’il a toujours nié. Lamine Diack a quant à lui été mis en examen pour « corruption » et « blanchiment aggravé ». Le Sénégalais a reconnu avoir accepté de retarder le traitement de certains dossiers d’athlètes russes dopés en échange du financement de campagnes électorales au Sénégal, afin de faire battre l’ancien président Abdoulaye Wade, comme le révélait Le Monde en décembre 2015."
A en croire nos confrères, après perquisition de son domicile sis en région parisienne, des découvertes importantes ont été faites avec des notes, des mails et des SMS qu'il a échangés avec Papa Massata Diack. 
Mais devant le Juge, il a nié. Selon Le Monde : "Face à ces éléments troublants, Habib Cissé s’est défendu devant le juge, lors d’une audition le 12 octobre. Il assure ne pas avoir perçu les 600 000 euros de la lettre d’entente. « Sur les quatre ans [de 2011 à 2015], j’ai touché la somme totale de 149 000 euros de l’ARAF et de Valentin Balakhnichev. Je peux justifier de chacune de ces prestations. »
Concernant la « note Melnikov » de 2013, il dit qu’elle lui a été envoyée par M. Balakhnichev pour « lui faire part de mes commentaires ». Payé à la fois par l’ARAF et par l’IAAF, dont les relations étaient devenues délétères, Me Cissé admet devant le juge Renaud Van Ruymbeke : « Je m’étais mis dans une situation de conflit d’intérêts et j’ai accepté imprudemment d’avoir “le cul entre deux chaises”. »
Il assure n’avoir rien commis d’illégal et ajoute : « Cette situation inextricable a permis mon instrumentalisation », mettant en cause Alexeï Melnikov et Valentin Balakhnichev. Concernant les « 50 000 euros » mentionnés par PMD, il affirme au juge que « cette somme correspond exactement à la somme que j’ai perçue légalement de l’ARAF pour une autre mission ne se rapportant pas au cas de Liliya Shobukhova ». Il accuse au passage PMD, qu’il désigne comme le maître chanteur : « Valentin Balakhnichev m’avait dit fin 2012 que Papa Massata Diack avait sollicité de l’argent en échange de la protection de certains athlètes (…), et c’est le non-respect de cet engagement de protection des athlètes qui a provoqué un conflit, des lettres de menaces. »
Rencontré dans un restaurant parisien, dimanche 20 novembre, Habib Cissé se fait plus précis. Selon lui, Papa Massata Diack a organisé, « dans [son] dos », le chantage auprès des athlètes dès novembre 2011. Ce mois-là, lors d’une visite de Lamine Diack en Russie où il est décoré par Dmitri Medvedev, le président de l’IAAF évoque devant des officiels les nombreux cas de dopage dans l’athlétisme russe. « Le fils Diack est présent. Et il se dit – rétrospectivement, c’est ce que je comprends- : “J’ai un levier maintenant, j’ai un moyen de pression sur les Russes.” »
PMD, par ailleurs accusé par une athlète turque, Asli Cakir Alptekin, d’avoir tenté de lui extorquer de l’argent fin 2012, n’arrive pas à tenir ses promesses vis-à-vis des Russes. D’où leur colère, en 2014. Selon l’avocat, qui dit être fâché avec PMD, ce dernier aurait reçu « plusieurs millions »d’euros autour de ces affaires, et « il n’aurait remboursé que la moitié » aux Russes. « C’est grâce à moi s’il est encore en vie, sinon les Russes l’auraient liquidé depuis longtemps, et on aurait jamais retrouvé son corps. »
 
Vendredi 25 Novembre 2016
Dakaractu



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