CONTRIBUTION : A propos de la Décision du PDS de voter NON


Le PDS est la seule formation politique dont la position actuelle est fondée puisqu'il veut conserver sa constitution. Le PDS est cohérent.
Pour tous les autres , soit, ils sont solidaires avec le PDS, soit, ils réduisent la réforme de la Constitution, à l'unique point de réduction du mandat pour penser devoir sanctionner Macky pour s'être dédit sur ce point. 
Ce n'est pas la réforme ou non de la Constitution en vigueur qui les intéresse; mais bien la réduction de 7 à 5 ans du mandat tout en conservant toutes les autres dispositions de la Constitution actuelle.
Le sort de la République démocratique et citoyenne est le cadet de leur souci. 
Je respecte la cohérence de la décision du PDS de voter Non, mais pas celle des autres qui ont montré qu'ils ne sont motivés que par une élection anticipée en 2017 pour tenter leur chance d'accéder au pouvoir. 
C'est minable. 
Dans ce lot se trouve Idrissa Seck qui avait promis, s'il était élu, de mettre en oeuvre les Conclusions des Assises nationales et la Charte de Gouvernance Démocratique. 
Aujourd'hui, il milite pour un "Non" au référendum qui, en cas de victoire, maintient la Constitution de Wade.
Dans ce domaine, ce n'est pas seulement Macky qui s'est dédit, mais aussi nombre de prétendants au trône qui prônent le "NON", comme le Pr Ibrahima Fall, Serigne Mansour Jamil, Me Adama Gueye, Diallo de Tekki, et Mailck Gakou ex AFP. 
Cela ne grandit nullement ces hommes politiques qui sont tous des acteurs de premier plan des Assises nationales, et qui ont déclaré publiquement leur adhésion à l'Avant Projet de Réforme de la CNRI. 
Leur silence assourdissant sur le sort des propositions de la CNRI depuis leur remise à Macky et leur publication, trouve, aujourd'hui, par leur décision de maintenir la Constitution de Wade, toute sa justification. 
Ainsi, ceux qui spéculaient depuis la première alternance, sur la " recomposition du paysage politique", devraient se rendre compte de son véritable début qui est déclenché par le renoncement de Macky à appliquer le quinquennat dans son mandat en cours.
Deux camps, celui du "Oui", et celui du" Non" vont s'affronter autour du maintient intégral ou non, de toutes les dispositions de la Constitution héritées de Wade, quelque soit les justifications que dans chaque camp, les uns et les autres, vont brandir. 
Même Me Adama Gueye, faute d'arguments séculiers pour fonder son propre reniement, n'a pas hésité, un seul instant, à tenter d'instrumentaliser l'Islam en citant des versets de Coran à son secours.
C'est en ces termes que le sort de la République Démocratique et citoyenne se joue dans notre pays. 
Notre pays est véritablement à un tournant historique.
Mercredi 24 Février 2016
Dakar actu




1.Posté par Atypico le 24/02/2016 22:50
les petits jeux politiciens, au nom des grands principes minent la crédibilité des politiques et délégitime les textes .



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