COMPTE HORS CONTRÔLE DE PARIS : Sherpa sur les traces du duo Wade-idy

L’affaire pourrait mettre mal à l’aise l’ancien Président Abdoulaye Wade et Idrissa Seck, leader de Rewmi. Selon les informations de Libération, les avocats de Sherpa étudient en profondeur un dossier sur le fameux compte bancaire ouvert à la Société générale sise au boulevard Haussmann.


COMPTE HORS CONTRÔLE DE PARIS : Sherpa sur les traces du duo Wade-idy
Libération a appris de sources autorisées basées dans la capitale française que l’organisme Sherpa étudie, depuis plusieurs semaines, un dossier concernant le fameux compte hors contrôle ouvert à la Société générale sise au boulevard Hausann et dont la gestion serait à l’origine de la rupture entre Wade et son ancien Premier ministre Idrissa Seck. «Un dossier est effectivement étudié par nos conseils. Ils prennent le temps nécessaire pour voir s’il y a effectivement des soupçons de détournement de deniers publics», renseignent des sources sûres qui préviennent que Sherpa a déjà glané «plusieurs informations» sur ce compte hors contrôle.
«Les investigations sont encore en cours et s’il y a matière à saisir la Justice, ce sera fait», ajoutent nos interlocuteurs qui renseignent que Sherpa s’intéressait déjà à Me Abdoulaye Wade «depuis au moins trois ans».
Pour rappel, c’est l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, alors jeté in- justement en prison, qui avait lui- même révélé l’existence de ce fameux compte, qui échappait à tout contrôle, aux juges de la commission d’instruction de la Haute cour de Justice.
Ses avocats d’alors dont... l’actuel Garde des Sceaux, Sidiki Kaba, peuvent en témoigner. L’ancien chef du Gouvernement qui avait clamé que l’argent qui l’oppose à Wade ne «concerne pas les deniers publics», avait indiqué aux magistrats que ce compte, numéro n° 30003 03002 000 526 384 84/87, ouvert au nom du Secrétariat général de la Présidence, fonctionnait sous les signatures d’Idrissa Seck ou de Abdoulaye Wade ; ou d’Idrissa Seck et Abdoulaye Wade.
Pour justifier l’ouverture de ce compte à l’étranger, en dehors de toute procédure légale, l’ancien maire de Thiès avait convoqué certaines transactions urgentes, allant même jusqu’à donner un exemple aux magistrats.
En effet, il a expliqué que, lors de la deuxième phase de qualification des «Lions» à la Coupe du monde 2002 de football, c’est à partir de là que des fonds ont été puisés face à certaines lourdeurs administratives.
En vérité, il est aujourd’hui établi que les anciennes autorités confondaient en toute connaissance de cause fonds politiques et dons faits à l’Etat du Sénégal. N’avait-on pas utilisé à l’époque 2 milliards de F Cfa offerts en don par le Koweit au Sénégal pour rembourser un prêt fait à la CBAO par Bibo Bourgi ? Un fait attesté par l’ancien Directeur général de cette banque, Patrick Mestrallet, devant les juges. C’est dire... Combien le compte de la société Générale Haussmann a t-il accueilli ? Mystère et boule de gomme. Pour autant, le chiffre de 74 milliards de F Cfa avancé n’est pas une nouveauté. Me Wade, lui- même, avait affirmé à Abdoulaye Bathily que Idrissa Seck avait pris «ses» 74 milliards de F Cfa. Il répétera sans cesse cette même accusation devant Me Nafissatou Diop et Ousmane Sèye, les deux principaux acteurs du fameux «Protocole de Rebeuss».
Certes, il nie tout «arrangement» financier mais pourquoi donc Idrissa Seck a t-il fait mandat officiel à Me Nafissatou Diop pour le «représenter» dans les discussions avec Wade comme en té- moigne l’attestation en date du 29 décembre 2005 déposée chez le notaire Me Papa Sambaré Diop ? Pourquoi dans sa proposition faite en date du 22 décembre de la même année Wade écrivait : «J’atteste par la présente que les fonds confiés au notaire Me Nafissatou Diop Cissé par Monsieur Idrissa Seck, proviennent des fonds politiques gardés par Monsieur Idrissa Seck en vue de sa participation aux échéances électorales pour soutenir le Président Abdoulaye Wade. Les sommes seront versées à Me Abdoulaye Wade dès la libération de Monsieur Idrissa Seck, suite au non-lieu dans les procédures initiées contre lui devant la Haute Cour de Justice et devant le Tribunal correctionnel. En attendant, elles sont placées dans un compte fonctionnant sous la signature conjointe de Me Nafissatou Diop Cissé et Me Ousmane Sèye. Fait à Dakar, le 22 décembre 2005. Signé Abdoulaye Wade.»
Pour toutes réponses, Idrissa Seck avait qualifié ces informations de «calomnieuses» en convoquant le torchon «Il est midi» de Ndiogou Wack Seck, bombardé scandaleusement PCA de la RTS. N’empêche, ils ont été nombreux à voir un link (lien) entre ce compte de la Société générale et les acquisitions immobilières d’Idrissa Seck dans la capitale parisienne. «La police française avait déjà fait un travail sur ces investissements à la suite d’une commission rogatoire lors du dossier des chantiers de Thiès», renseignent des sources parisiennes.

La police française savait...

Selon les statuts de la SCI Ciras consultés, elle a été montée le 8 juin 2004, c’est-à-dire trois mois après le limogeage d’Idrissa Seck de la Primature. Elle est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés sous le numéro 477677496 au greffe de Paris D 477 677 496.
Avec un capital de 500.000 euros (327 millions F Cfa), elle est logée au 17 rue du Colisée 75008 Paris. Spécialisée dans «la location au mois ou à l’année de boxes ou de lieux de garage de véhicules, la location de fonds de commerce, la location de terres et terrains, notamment à usage agricole, la location et l’exploitation d’immeubles non résidentiels (bureaux, espaces commerciaux, halls d’exposition, salle de conférence, de réception ou de réunion, installations d’entreposage en libre- service, etc.)...», comme l’indique son objet social, SCI Ciras avait pour dirigeante Penda Tall Seck - l’épouse de l’ancien Premier ministre - à sa création.
Pour autant, le 09 décembre 2008, SCI Ciras a fait publier une annonce dans le bulletin officiel des annonces civiles et commerciales afin de procéder à une modification de ses statuts.
A partir de cette date, l’actuel président du conseil départemental de Thiès est devenu gérant associé, poste qui était occupé par Amy Fall Niang, décédée. Il se trouve que cette société contrôle, entre autres (?), un appartement dans le sélect du 7e arrondissement de Paris, plus précisément vers le 41 du Boulevard Raspail. L’appartement, étalé sur 187 m2, a coûté la «modique» somme de 1 365 000 euros (895 millions F Cfa).
Lundi 23 Mai 2016
Dakaractu




1.Posté par Saidou le 23/05/2016 11:30
Le chien aboie, la caravane passe et les jaloux vont maigrir car on ne peut pas arreter la mer avec les bras. Fouillez et faites tout ce qui vous semble opportun pour lui barrer la route. Dieu est là et témoin de tous vos actes car demain fera jour.



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