CENTRE DE VÉRIFICATION TECHNIQUE DE DAKAR : Un DG de 76 ans au cœur du malaise


Le Centre de contrôle technique des véhicules automobiles (Dakar) a démarré ses activités le 11 juin 2011. Il a été construit grâce à un financement du FND via la Banque mondiale à hauteur de 3,2 milliards de FCfa.
Il a deux missions principales : renforcer la sécurité routière et améliorer la qualité de l’air à Dakar.
Le Président Macky Sall a bien raison de dénoncer avant-hier à Saint-Louis les multiples accidents sur la route. En effet, selon Libération, depuis plus d’un an, le Centre a perdu son lustre d’antan à cause des effets conjugués de la nomination d’un papi de 76 ans, parti à la retraite depuis 2000, et de l’intervention intempestive de personnes extérieures sur sa gestion quotidienne.
Malgré son âge avancé, Libération révèle que Malick Ndiaye ne cesse de poser des actes allant dans le sens d’une mort certaine du Centre et de l’activité du contrôle technique en général.
Il a mis le personnel au placard alors qu’il doit contrôler toute l’activité confiée au privé Bureau Veritas. Cette mise à l’écart du personnel a induit aujourd’hui à de graves dysfonctionnements dans l’activité du contrôle technique.
Le constat est amer : tous les acquis engrangés sous les magistères d’Omar Thiam, le premier Directeur du Centre, et de son successeur Moussa Diène, sont tombés à l’eau du fait des agissements et de sa gestion solitaire. N’oublions pas qu’une redevance de plus d’un milliard logée dans un compte au Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (CETUD) aiguise des appétits, freinant, du coup, toute initiative de développement du contrôle technique.
Pour preuve, l’échec de l’extension des Centres de contrôle technique à Dakar et dans les régions. A cela s’ajoute la présence de Franck Dumas, exploitant agricole venant de la Côte d’Ivoire, qui a été porté à la tête de l’exploitation de Véritas.
M. Dumas, qui ignore royalement les connaissances requises du contrôle technique, fait la pluie et le beau temps au niveau du Bureau Véritas. Il va même jusqu’à assimiler ses employés à des esclaves. Et pourtant, ces jeunes employés ont joué une part importante dans le développement de l’activité.
Au moment où ces lignes sont écrites, la tension reste très vive entre le personnel du Centre et le Directeur Malick Ndiaye.
Mardi 7 Mars 2017
Dakaractu




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