CAN : Aubameyang Pierre et fils


CAN : Aubameyang Pierre et fils
Père, manageur, entraîneur et laveur de slip: Pierre Aubameyang veille de près sur son fils Pierre-Emerick au sein de l'équipe du Gabon, qui affronte le Congo dans le groupe A de la CAN-2015, mercredi à Bata.
Sentiments filiaux, intérêts économiques et dimension technique, tout se mélange pour faire des deux "Aubam'" un couple insolite dans le monde du foot.
"Il faut qu'il continue et qu'il me rende à moitié fou !" Le cri du c?ur du père, mardi en conférence de presse d'avant-match, traduit une fierté mêlée d'exigence, parfois brocardée du côté de Libreville sous le thème du papa-poule.
Elle porte en tout cas ses fruits. Le capitaine des Panthères (25 ans) a ouvert la voie d'un but samedi contre le Burkina Faso vice-champion d'Afrique (2-0). Mais que l'attaquant ne s'endorme pas sur ses lauriers après avoir notamment figuré sur le podium du meilleur footballeur africain en 2014: son paternel veille au grain.
"Je suis avant tout l'entraîneur (adjoint du Portugais Jorge Costa), et je suis très exigent avec lui, avance-t-il. Je décortique tous ses gestes, les analyse peut-être plus que pour d'autres. Il ne faut pas oublier que je suis aussi son manageur".
Une carrière de fiston bien menée, avec un contrat très tôt à l'AC Milan (assorti de plusieurs prêts dans des clubs français), une explosion à Saint-Etienne à partir de 2011 et une adaptation plutôt réussie à Dortmund depuis une saison et demie.
- Slip fétiche -
Aubameyang senior est un ancien joueur professionnel, connu sous le nom d'Aubame à la fin du dernier siècle dans des clubs français (Laval, Le Havre, Toulouse, Nice...). Le fils a donc baigné dans le foot. "Petit garçon dans la salle de jeu, il se comportait comme un footballeur, un journaliste et le public", se souvient son père.
Pierre-Emerick avait raconté au journal Le Progrès en 2012 comment sa carrière avait pris le tournant milanais, sous l'impulsion d'un des défis paternels: "J'étais à Bastia. Mon père m'avait dit: +Si tu marques six buts, je t'emmène en Italie. J'en ai inscrit huit+".
"Je suis très fier de lui parce que je me rends compte qu'il est allé plus loin que moi", avance le père qui portait lui aussi le brassard de capitaine en équipe nationale.
De là à ce qu'il se hisse au niveau des monstres sacrés Didier Drogba et Samuel Eto'o, qui ont laissé la CAN orpheline pour la première fois depuis 2000 ? "J'ai entendu dire Samuel qu'il avait les qualités d'un Samuel ou d'un Didier Drogba, c'est un signe qui ne trompe pas", souligne le père.
Sourire éternellement accroché aux lèvres, "PEA" prend la comparaison avec décontraction mais non sans ambition: "Quand on attend de vous de grandes choses, on essaie de faire de grandes choses. J'essaie de faire le max pour devenir un grand comme Drogba et Eto'o".
Son père ne laisse en tout cas rien au hasard: il s'occupe personnellement du slip fétiche de son fils pour les matches, qu'il lave à la main, et des chaussures, fétiches également. Comme un rite; comme un père.
Source : AFP
 
Mercredi 21 Janvier 2015




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