CAN-2015 - Renard : "On a toujours gardé le cap"

La Côte d'Ivoire a "toujours gardé le cap", tendue vers la victoire finale dans la CAN-2015 acquise dimanche au détriment du Ghana (0-0 a.p., 9-8 t.a.b.), estime son sélectionneur Hervé Renard, qui décroche son 2e titre personnel (après celui de 2012 avec la Zambie).


CAN-2015 - Renard : "On a toujours gardé le cap"
Q: Quelle est votre première réaction ?

R: "Je suis très content pour tous les Ivoiriens, qui attendaient ça depuis 23 ans. Mon message depuis qu'on a commencé le stade de préparation le 5 janvier a toujours été le même, même quand on a mal débuté la première mi-temps contre la Guinée, on a toujours gardé le cap, il a fallu dire certaines vérités. Les joueurs ont fait beaucoup d'efforts, aujourd'hui ils sont récompensés. Dans la vie on peut perdre, mais l'important c'est de toujours rebondir, ne jamais lâcher. On dédie cette victoire à tout le peuple ivoirien. Le foot a cela de magique qu'il réunit toutes les ethnies, toutes les personnes qui ne pensent peut-être pas de la même façon. La Côte d'Ivoire est plus qu'heureuse aujourd'hui, c'est le plus important".

 

Q: A quel moment avez-vous cru en la victoire, et qu'avez-vous pensé à 2-0 pour le Ghana dans les tirs au but ?

R: "J'y ai cru contre le Cameroun (1-0), le troisième match de groupe. L'équipe a montré un état d'esprit fantastique ce jour là contre un très bon Cameroun. Il a fallu sortir un grand match et les joueurs ont réussi à faire ce qu'on n'imaginait pas d'eux, c'est-à-dire se sacrifier pour le collectif. Chacun jouait l'un pour l'autre, et à partir de là on a tous compris par quelle voie il fallait aller. A 2-0, c'est toujours difficile, mais comme je m'étais dit que l'histoire allait se répéter, on y a cru. C'est aussi une superbe image: avant que Copa (Barry) ne frappe le penalty, j'ai dit qu'un gardien qui a travaillé avec Jean-Marc Guillou est capable de bien tirer, parce qu'il travaille techniquement".

 

Q: Qu'avez-vous pensé de cette CAN ?

R: "C'était une très belle édition, organisée deux mois avant le début de la compétition, donc une tâche extrêmement difficile. Les organisateurs ont été à la hauteur. J'aimerais qu'en Europe on ne retienne pas que ce qui s'est passé dans la demi-finale à Malabo avec la Guinée équatoriale (face au Ghana, 0-3, lorsque des incidents avaient fait 36 blessés, ndlr). Ce serait dommage de ne montrer que ces débordements du foot africain, parce qu'il y a eu plein de belles choses. Il y avait par exemple deux matches consécutifs dans le même stade et les supporteurs des quatre équipes. Jeudi, ce qui est arrivé est dommage mais ça peut arriver n'importe où. C'était un tournoi très difficile, avec des équipes comme le Cameroun et l'Algérie, des prétendants à la victoire, qu'on a réussi à éliminer".
Dimanche 8 Février 2015
Dakaractu




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