Brûlot du Colonel N'daw : Les 200 commandos armés contre le régime de Wade et le faux agent secret


Brûlot du Colonel N'daw : Les 200 commandos armés contre le régime de Wade et le faux agent secret
DAKARACTU.COM Dans le Tome 2, du livre du Colonel N'daw et plus précisément au Chapitre 7 portant titre « Le renseignement Gendarmerie » une scène assez cocasse y est racontée par le colonel qui indique comment l’ancien Président Abdoulaye Wade a failli été grugé par un « faux agent secret » qui annonce qu'un commando de 200 hommes se préparait à déstabiliser son régime. « L'amateurisme est grave en termes de renseignement et l'exemple qui suit en démontre le caractère pernicieux et dangereux pour un Etat.

En l'absence du Général FALL, Haut commandant de la gendarmerie, en mission au Congo, j'ai participé à un fait grave et inimaginable pour la Sécurité nationale. Je me suis trouvé réveillé et convoqué à trois heures du matin par le Président de la République lui-même, pour participer à une réunion urgente de Sécurité nationale.
Le Président de la République avait reçu des renseignements faisant part d'une attaque imminente contre son régime. Des containers d'armes seraient déjà entreposés dans le port de Dakar et un commando de deux cents hommes devait débarquer à l'Aéroport LSS pour prendre ses armes et détruire son régime.

Il était demandé, dans l'urgence, aux Services de sécurité de prendre les mesures idoines et urgentes pour protéger les institutions de la République. A 3H30, nous retournâmes dans nos commandements pour prendre ces mesures.
Nous étions de nouveau convoqués vers 10H30, pour faire le point et définir la meilleure stratégie à même de battre les soi-disant mercenaires qui en voulaient au régime.

La réunion fut décevante par les laudateries dont avaient fait preuve la plupart des responsables de la République participant à la réunion, Officiers généraux comme Ministres. Leur discours militant se résumait dans « Dieu protège votre régime et vos ennemis ne peuvent rien contre vous ».

Seul le CEMGA fit preuve de retenue en disant clairement ne pas devoir s'affoler devant deux cents mercenaires. Mon tour de parole jeta l'émoi dans la salle et on entendait les mouches voler. Je posai au Président de la République la seule question qui valait : " Quelle est sa source, et quelle est la valeur de sa source ?".
Le Président fut interloqué par cette question à laquelle, non seulement il ne s'attendait pas, mais plus grave, dont il ne maîtrisait pas la réponse. Le père WADE, l'homme le plus diplômé du Caire au cap, ne savait ni ce qu'était une source, encore moins les termes de classification.

Enervé et hors de lui, il me demanda de préciser ma question en m'affirmant que cette réunion était sérieuse et qu'on ne m'y avait admis qu'à la place de mon chef, il pardonnait mes errements, du moment que je n'avais pas l'expérience de cette réunion. Je précisais ma question en lui demandant comment il avait reçu son renseignement, qui était la personne qui lui avait porté ce renseignement et quelle confiance pouvions-nous lui accorder.

Il fit appeler par son aide de camp son petit-fils garde de corps Lamine FAYE et lui demanda sans autre civilité d'introduire dans le Conseil de Sécurité son agent. La personne fut introduite avec son costume de Colobane et sa mine patibulaire. J'eus la surprise de ma vie et je me suis demandé comment de telles personnes pouvaient accéder aussi facilement à un Président de la République et lui porter des informations aussi graves, aussi fallacieuses et aussi inadmissibles.
WADE, contre toute attente, me livra son informateur, ou plus exactement l'informateur de son petit-fils et garde de corps. Je lui demandai d'emblée combien il avait reçu après avoir livré une telle information, il me répondit deux millions. Je lui demandai comment il avait eu cette information, était-il de la bande et combien les membres du commando allaient percevoir pour attaquer un pays comme le Sénégal.

Le gars ne sut que répondre. Comme tout menteur, il se mit à bégayer et à trembloter. WADE mit fin à l'entretien, le traita de gros menteur et ordonna la restitution des deux millions. Lamine FAYE et son informateur m'en voudront à jamais et WADE leva la séance pour retourner à des tâches plus sérieuses »
Mercredi 23 Juillet 2014
Dakaractu




1.Posté par Fall le 23/07/2014 21:59
Ce livre est vraiment passionnant.

2.Posté par TalaMaguiTalla le 23/07/2014 22:04
Très comique et surréaliste.

3.Posté par mamadou le 24/07/2014 04:31
nous devont rendre hommage a monsieur ndaw ce colonel n a pas invente ses faits .ce sont des choses reelles,des faits a la lettre ,l'etat du senegal doit rendre un grand homme a monsieur ndaw et faire passer une enquette tres serieuse et sur tout faire wade et ses wadayons la premiere des enquettes.moi je soutiens le colonel ndaw pour son courage, sa loyaute et son devouement sur cette situation.il y a des gens malhonnettes qui sont autour de nous qui ne sont pas responsables on doit les denoncer, le senegal n'est pas un jungle ,c'est une republique,nous demandons a l'etat de prendre des sanctions sur la famille de wade et aussi sur les generaux qui sont impliques dans cette affaire nous soutenons le colonel ndaw pour toujousr et le peuple du senegal doit soutenir le colonel ndaw

4.Posté par senegalensis le 24/07/2014 06:42
wakh deug fa yalla!!! ce colonel fait oeuvre de salubrité publique meme s'il doit etre sanctionné comme le reconnait lui meme pour avoir violé son obligation de reserve. Mais il doit beneficier de circonstances atténuantes dans la mesure ou malgré avoir alerté les autorités par ses multiples correspondances, personne n'a voulu l'ecouter.

En ce mois beni de ramadan, qu'Allah SWT assiste ce colonel qui de point de vue est un vrai patriote même s'il a comme tout individu ses defauts.

5.Posté par Mané Moussa Responsable de la Cellule de Communication ASS-Kaw France le 24/07/2014 08:12
Bon, on revient à nouveau sur les traces de Jules Souleymane Diop avec ses balivernes en wolof, de Latif Coulibaly avec ses pamphlets sans rire, les grands mensonges de Dansokho avec ses 2000 milliards planqués dans les banques Européennes. Et apparemment, on a toujours rien compris des partitions qui sont distribuées, distillées à petites doses homéopathiques qui distraient les naïfs, les simplets parce que les intellectuels ne jouent pas leur rôle pour que la république et l'Etat soient infestés de saltimbanques. Quand on observe les écrits de nos affubalateurs écrivains Sénégalais, on remarque aisément que nos dialectes ont été traduits littéralement en Français pour convaincre les auditeurs. En effet, nos dialectes ont la particularité de l'affirmation, d'accusations ou de flatteries sans éléments de preuves, et le Sénégalais gobe tout sans vérifications. Lorsqe le colonel Abdoulaye Aziz Ndao évoque ses faits d'armes car c'est de bien de celà qu'il s'agit; lui seul est au centre de la résolution des problèmes qui font trembler la république, il est le héros alors que tous les autres officiers ne sont que des benêts qui ont été élevés à des grades qu'ils ne méritent pas. Et dire que la France, notre puissance de tutelle non officielle avait un contingent de militaires qui n'avaient rien vu de cette tentative de coup d'état? Allons, qui peut me dire qu'un coup d'état se soit préparé, que le Président WADE l'ait pris en compte, et qu'il n'ait pas informé ou vérifié l'information auprès des militaires ou autorités Françaises? Franchement, lorsque nous faisons nos cuisines, levons un peu la tête pour voir que nous ne sommes pas seuls au monde. D'ailleurs, c'est ce sentiment vaniteux, selon lequel, nous sommes des gens particuliers, vivant sur une planète différente de celle des autres humains et que nous sommes différents des autres humains qui nous perdra. Le mensonge pathologique qui dérive des déclarations affirmatives que personne ne vérifie ou ne soumet à une analyse sérieuse et qui deviennent des vérités absolues sont la source de tous nos malheurs. Nous sommes intellectuellement paresseux et prétentieux, les rusés en profitent pour mettre la république sens dessus, dessous. Tous ceux qui savent écrire ou conter s'inscrutent dans la faille ouverte de notre ignorance ou naïveté pour nous abrutir en toute connaissance de cause. Hier c'était des médias pour prendre le pouvoir et aujourd'hui, ce sont des "littératures" honteuses que l'on nous serve et on s'en contente sans la vérifier. Les Sénégalais dans leur majorité réduisent la politique aux "gassantés" au lieu de parler d'outils de développement pour résoudre nos problèmes économiques car nous savons tous que ces distractions enfantines ont pour source la pauvreté, le désarroi et l'ignorance. Vive le Sénégal, vive la démocratie et vive la disparition des saltimbanques qui polluent les débats politiques.


6.Posté par Libre et librement le 24/07/2014 10:03
La réforme de nos institutions est plus que jamais à l'ordre du jour.

7.Posté par Leuk le 24/07/2014 15:53
1. Le Chef a toujours raison
2. Dans le cas - fort improbable - où un subordonné aurait raison :
l'idée du subordonné devient automatiquement l'idée du chef (Lui le colonel choc, ce n'est pas pour qu'il a été choisi là par son chef qui en a eu l'idée)
3.Le chef ne dort pas au travail. Il médite. (Lui le colonel choc, il venait d'être réveillé par le coup de fil du Président. Peut être une façon de le tester ou de l'amerder tout simplement comme il le faisait son "planton Djameh").

Pathétique



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