Bras de fer Khalifa Sall-MCV : le Gouvernement cherche encore à affaiblir la Ville de Dakar, selon le mouvement ADKS


Le mouvement ADK (And Dollel Khalifa Sall) dans une note qui nous est parvenue, dénonce la sortie d’agents du ministère du Cadre de Vie contre le maire de Dakar. « Si ces pseudo-fonctionnaires avaient compris le sens et la portée de leur mission, jamais il ne leur viendrait à l’idée de s’ériger en boucliers pour défendre un ministre qui a tort sur toute la ligne. »
Selon le mouvement, la défaite de 2014 étant une pilule amère à avaler, le Gouvernement cherche encore à affaiblir la Ville de Dakar, soit en retirant ses compétences, soit en créant un dédoublement avec ses services. « C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la création du Ministère du Renouveau urbain et du Cadre de Vie, nouvel outil de propagande et instrument de réalisations de micro-projets mal inspirés et mal adaptés comme l’aménagement farfelu et superflu du rond-point de la Patte d’Oie dans la plus grande opacité. Que dire aussi des tas de  gravats pompeusement appelés tapis blanc déversés sur la VDN ? »
Il rappelle par ailleurs  aux services du ministre « que les projets structurants sont des projets sérieux avec des investissements conséquents. Un travail minutieux respectant toutes les règles doit être fait en amont afin d’intégrer tous les éléments de projet. C’est peut-être par ignorance de ces éléments que son passage à l’Apix a été très bref… »
La Ville de Dakar « s’est toujours distinguée par le respect scrupuleux de ces procédures. Mieux, elle a fait de la participation citoyenne et de l’implication des entreprises locales, un élément essentiel de sa gouvernance. Voilà pourquoi, les projets d’aménagement sont maintenant bouclés et leur exécution programmée », avance-t-il. 
Malheureusement, affirme toujours le mouvement, les adeptes de la gestion clanique, les spécialistes de la gymnastique administrative et financière et les partisans de la « préférence extérieure » ne peuvent pas comprendre ces mécanismes pourtant très simples de gestion publique.
« La gestion publique n’est pas une course de vitesse. Elle requiert discernement et vision. Elle ne s’accommode pas de zèle encore moins de précipitation.
 Vouloir coûte que coûte trouver un bilan à son cher président-candidat ne doit pas pousser le ministre jusque dans les limites de l’incohérence et de la mauvaise foi. Des milliers de collectivités locales attendent d’être soutenu dans leurs efforts de développement. »

 
Jeudi 31 Décembre 2015
Dakar actu




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