Bonnes feuilles du livre sur Assane Diagne : Sa rencontre avec Wade et sa tentative de liquidation par les faucons du palais

Le journaliste Malick Ba a publié quelques jours après l’anniversaire des 3 ans de la mort de l’ancien ministre Assane Diagne (28 Juillet 2013), un livre hommage dans lequel il revient sur le parcours de cet homme « intelligent » mais combattu. « Assane Diagne, le parcours craquelé d’un crack » paru aux éditions Harmattan a été préfacé par Mamadou Oumar Ndiaye Dirpub du journal le « Témoin ». Dans cette partie du livre l’auteur revient sur le compagnonnage de Assane Daigne avec le President Wade mais surtout les tentatives des faucons du palais de le liquider coûte que coûte.


WADE ET ASSANE DIAGNE, SEULS DANS L’HELICOPTÈRE
À l’époque, Mame Madior Boye était Premier ministre Chef du Gouvernement, Abdoulaye Baldé, Secrétaire général de la Présidence, Idrissa Seck, Directeur de Cabinet du Président et Macky Sall, ministre des Mines.
Juste après sa nomination comme ministre Conseiller spécial, Assane est invité par le Président de la République à faire un tour du pays à bord d’un hélicoptère. Pendant plusieurs heures, les deux hommes discutent sur les affaires du pays. Après ce court voyage aérien qui s’est déroulé un dimanche, le Chef de l’État demande à son ministre Conseiller de lui faire le compte rendu de cette excursion. Le mardi, Assane dépose sur la table du président Wade son rapport. Ce dernier prend tout son temps pour lire et relire le document. Non seulement le rapport d’Assane Diagne portait sur cette excursion aérienne mais, mieux, ce dernier avait suggéré humblement au Président des recommandations destinées à chaque ministère. Pour le Président Wade, ce rapport avait quasiment valeur de programme de gouvernement tant il touchait tous les secteurs. En conclusion de ce document, Assane Diagne écrivait : « Monsieur Le Président, vous avez pris le pouvoir par les urnes, il faut y rester par des pierres ! »
Sans le savoir, il avait touché du doigt les préoccupations de l’opposant Wade devenu Président, c’est-à-dire la question des infrastructures. Dans ce document, en effet, il présentait une vision claire et une voie précise à suivre pour réaliser des infrastructures capables de booster le développement de notre pays et le conduire à l’émergence. Et dans l’entendement d’Assane Diagne, il ne s’agissait de rien d’autre que d’opérer un maillage complet du territoire par des routes et des équipements, procéder à un aménagement structuré de l’espace, de manière cohérente et ordonnée afin que les infrastructures ainsi mises en place puissent être capables de devenir à la fois le support et le producteur du développement. Il offrait exactement à Wade ce que ce dernier théorisait auprès de ses militants et électeurs depuis plusieurs années sans parvenir à se faire comprendre. En tant que dirigeant libéral, Wade avait plusieurs fois affirmé que la priorité de ses priorités était la construction d’infrastructures et, devenu Président, c’est un homme qui n’était pas de son camp qui lui confirmait qu’il était dans le vrai. On peut comprendre, dès lors, pourquoi le Président Wade était si euphorique et était saisi d’une telle frénésie dans sa volonté de réaliser des infrastructures à tout va. Il avait en face de lui un Conseiller spécial qui avait les mêmes idées, le même enthousiasme, la même envie de bâtir beaucoup, vite et bien… Wade, c’est connu, était un homme pressé, entreprenant et volontaire lors de sa présidence et surtout quand il s’agissait de bâtir des infrastructures. Assane Diagne faisait donc parfaitement l’affaire pour un tel Président qui souhaitait réaliser tous ses rêves de grandeur en un seul jour…
Séduit par la qualité du travail de ce communiste tombé comme par hasard chez les socialistes, ses adversaires de toujours, le Président Wade fait convoquer Assane Diagne au Palais. L’intéressé entre à pas feutrés dans le bureau présidentiel. Wade est là assis, les bras croisés, l’air pensif.
 
Assane arrive à ses côtés. D’un signe de la main, il lui demande de s’asseoir, le visiteur prend place. Pendant plus de dix minutes, le Président Wade balaie d’un regard presque menaçant son ministre conseiller. Toutes sortes d’idées défilent dans la tête d’Assane Diagne qui ignore l’objet de cette convocation et, surtout, ce que signifiait le mutisme du Président. Tout d’un coup, le Chef de l’État lève son regard, fixe Assane de nouveau puis dit : « J’ai lu votre rapport. C’est bien fait. Vous avez bien travaillé ». D’un doigt de sa main droite, il presse un bouton du téléphone fixe de couleur noire posé sur une table à sa gauche. « Allo ! Idrissa, viens dans mon bureau tout de suite » ordonne le Président Wade. Moins de cinq minutes plus tard, son Directeur de Cabinet arrive dans le bureau du Président. « Assieds-toi ! » lui intime-t-il à son Directeur de Cabinet qui s’exécute. Il lui remet le document fait par Assane et lui demande de le lire. « Lisez ! Prenez votre temps, on attend... », dit le Président Wade à Idrissa Seck. Pendant près de 45 minutes, ce dernier lit le rapport du ministre Assane Diagne. Un calme plat règne dans le bureau du Président. Puis Idrissa Seck relève la tête et dit : « Oui ! Monsieur le Président, je l’ai lu ».
Le Président Wade : « Idrissa Seck, si tu veux aller loin, il faut apprendre à bien travailler comme Assane Diagne », conseille-t-il à ce dernier.
 
DANS LE VISEUR DES FAUCONS DU PALAIS
Le Chef de l’État lui confie le courrier présidentiel. Assane Diagne propose alors sans tarder un programme de travail pour la gestion du courrier de la Présidence. Une nouvelle organisation est mise en place. Toutes les correspondances du lundi au dimanche passent d’abord par le bureau du ministre Assane Diagne avant d’atterrir sur la table du Président. L’ancien Directeur de la SICAP ne quitte pas son bureau avant 23 heures. Le Président Wade convoque ses proches devant son ancienne assistante, Mme Kane, pour leur demander de ne plus envoyer un courrier sans que le ministre Assane Diagne ne soit saisi. « Même celui du Premier ministre, Monsieur le Président ? » demande l’assistante de Wade. « Qu’il soit le Premier ministre ou le Président Jacques Chirac. Que tous les courriers passent par Assane Diagne » lui rétorque le Président Wade fortement séduit par l’efficacité de son
nouveau collaborateur. En prenant cette décision, le Président Wade ne savait pas qu’il exposait son ministre Conseiller à l’agressivité des faucons du palais. Un jour, le Président signe, sans vraiment le lire, un communiqué qu’Assane venait de rédiger sur la sécheresse de 2002. Pour qui connaît le Président Wade, une telle marque de confiance accordée à un collaborateur était inhabituelle. « Tout ce qu’Assane Diagne dit est vrai », laissait-il entendre volontiers.
Du coup, un groupe hostile à Assane Diagne commença à se former et à agir dans l’ombre pour le liquider. Ces faucons réussirent à faire revenir le Président sur certaines décisions concernant Assane. Conséquence : la gestion classique du courrier lui est retirée. Mais au bout de quelques semaines, Wade, qui avait constaté des lacunes et manquements, lui confie de nouveau la gestion du courrier parce qu’entre temps, une pagaille savamment entretenue a été créée.
Lorsqu’Assane a repris le courrier, un lobby s’était organisé à la Présidence de telle sorte que les correspondances n’arrivaient plus au Président ou ne lui parvenaient qu’avec un très grand retard.
Et la réponse qu’on lui servait souvent ne lui semblait pas pertinente : « Il n’y a pas de courrier ». Ce qui était on ne peut plus invraisemblable ! Comment la Présidence de la République peut-elle rester une semaine entière sans recevoir de courrier ? Le Président convoque Assane Diagne dans son bureau et lui dit : « Je sais que tu as des problèmes ». « Tout à fait » lui répond le ministre conseiller. À ce moment, le fils du Président, Karim Wade, entre dans le bureau et lui déclare après l’avoir salué avec chaleur : « Le Président m’a parlé de tout le travail que vous abattez à ses côtés, je voudrais vous rencontrer très souvent les dimanches, au palais, pour des séances de travail ». Finalement, Wade décida de nommer officiellement Assane Diagne Directeur de Cabinet.
 
WADE DÉCHIRE LE DÉCRET NOMMANT ASSANE DIAGNE, DIRECTEUR DE CABINET OFFICIEL
Le Président était convaincu que seul Assane Diagne pouvait gérer une machine administrative aussi grosse que la Présidence de la République. Il lui confie tout et signe un décret le nommant Directeur de Cabinet. Cette décision fait le tour des bureaux de la Présidence. Les faucons, qui ne digéraient pas le retour en grâce d’Assane auprès du Président, mettent en place une stratégie. D’abord, il est régulièrement court-circuité par certains leaders de partis alliés du PDS qui faisaient sur lui des témoignages négatifs auprès du Président. Puis, les cadres libéraux s’en mêlent, qui organisent une réunion secrète pour le faire partir. Leur argument consistait à le présenter comme un élément du Parti socialiste dans le dispositif présidentiel. Les libéraux font bloc contre lui. À quelques jours de sa nomination officielle comme Directeur de Cabinet du Président, une stratégie est mise en place pour la torpiller. « Je me rappelle très bien c’est Idrissa Seck lui-même qui a dirigé la manœuvre. Il a rencontré à cet effet, un membre  très influent dans le milieu du renseignement afin de mettre en place mon plan de liquidation » avait expliqué Assane Diagne lors de nos différentes discussions.
Poursuivant l’ancien Président de la Fédération départementale de Bambey d’ajouter que le décret était déjà signé et sa publication imminente. Mais c’était sans compter avec la machination de l’élément de renseignement manipulé par  l’ancien Numéro deux du PDS. Celui-ci avait déjà une idée en tête et avait déclaré à l’endroit de l’ex bras droit de Me Wade : « Monsieur, laissez-moi jouer ma partition ! ». Le flic était habile. Il entre en contact avec Cheikh Niang, un ami intime d’Assane Diagne avec lequel il prend rendez-vous au bureau de ce dernier. Ils sont reçus cordialement par Assane qui était très heureux de revoir ce vieil ami, un presque frère. Après les présentations, K.K n’y va pas par quatre chemins : « Monsieur le Ministre, vous allez être nommé Directeur de Cabinet du Président de la République. Et la tradition ici c’est que vous ne pouvez pas occuper ces fonctions sans être parrainé par l’Élysée. Je vous demande de rencontrer des agents envoyés par l’Élysée à Dakar pour un entretien ». Proposition acceptée par Assane  qui ne pouvait se douter qu’il s’agissait d’un piège tendu par les faucons, parrainé par Idrissa Seck. Et rendez-vous est pris dans le fameux restaurant « Ozio » pour rencontrer les soi-disant « agents du service secret de l’Élysée ».
 
LE PIÈGE DU RESTAURANT OZIO
Sur place, Assane Diagne, qui est arrivé à l’heure indiquée comme à son habitude, trouve son agent de renseignements en compagnie de trois individus présentés comme des Français, dont un qui avait les traits d’un Antillais. Il fait connaissance avec ces gens qu’il a dépeints plus tard comme « affables, ouverts et intéressants ». Au cours de la discussion, un des Français demande à Assane Diagne : « Monsieur le Ministre, vous connaissez le Monsieur là-bas en chemise jaune ?». Ce fut le moment choisi par un photographe qui se trouvait là comme par hasard, pour prendre des photos sur lesquelles on pouvait voir Assane Diagne accompagné de trois Blancs dans un restaurant. Avant 17 heures, le même jour, les photos sont remises au Président avec ces mots. « Monsieur le Président, vous n’avez pas encore nommé Assane Diagne et le voilà qui complote déjà avec des éléments de la DST française !». Furieux, le Président Wade, a déchiré sur le champ puis jeté dans la poubelle, avec un geste de dégoût, le décret nommant Assane Diagne Directeur de Cabinet.
Puis pendant sept mois ce fut le froid entre les deux hommes. Wade n’adressait plus la parole à son ministre conseiller et évitait même de le rencontrer dans les couloirs du Palais. Assane ne comprenait pas pourquoi il n’était plus en odeur de sainteté auprès du Président dont le comportement l’intriguait. C’est qu’il ignorait encore qu’avec ce fameux rendez-vous du restaurant Ozio avec de prétendus agents français, les faucons avaient réussi leur mission qui consistait à le liquider politiquement ou, à tout le moins, à l’éloigner de la sphère présidentielle.
Au mois de mars 2005, après la rupture avec ses alliés et suite au départ du gouvernement des ministres de la LD/MPT comme Seydou Sy Sall qui occupait le poste de ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, Wade l’appelle au palais et lui dit : « Tu es un garçon remarquable, plein de vertus, de talents, de courage, de compétence et d’un engagement sans pareil. Je vais te nommer ministre de l’Urbanisme et c’est à toi de me prouver ce que tu sais faire ». Assane Diagne aura même essayé de convaincre le Président pour qu’il en fasse un grand département qui inclurait l’Habitat et la Construction mais en vain, Wade était décidé à éclater ce ministère qui conférait trop de puissance à son occupant, surtout lorsque ce dernier n’émargeait pas dans les listes du PDS.
Assane Diagne commençait donc à prendre part aux réunions du Conseil des ministres. Conseils des ministres par moments difficiles où le seul maître de céans, Abdoulaye Wade, décidait de tout et ne souffrait pas la contradiction ou les remarques qu’il estimait désobli-geantes.
 
WADE S’ENERVE EN CONSEIL DES MINISTRES
On raconte qu’un jeudi, en Conseil des ministres, devant l’ensemble des membres du Gouvernement, le Chef de l’État pose une question. Le ministre Mamadou Diop Decroix prend la parole pour répondre. Il dit : « Monsieur le Président, je parle sous le contrôle du savant Assane Diagne ». « Savant » vous avez dit « savant ? ». Le Président le coupe et relance le débat avec une autre question. Le Chef de l’État n’avait pas apprécié de voir l’étiquette  « savant » collée à Assane Diagne comme venait de le faire Mamadou Diop Decroix en plein Conseil des ministres. Et c’est pourtant le même Wade qui aimait souvent dire à Assane Diagne : « Je vous nomme le dépositaire de mes idées ».
Un autre jeudi, tous les ministres sont à la Présidence en Conseil des ministres. Le Chef de l’Etat expose sur « la Wade formula ». Sa fameuse formule mathématique. En quoi consistait-elle ?
C’est (Pt - 29) Qt = St. Cette formule avait pour objectif de démontrer qu’en plus d’un profit confortable, les compagnies pétrolières réalisent des surprofits exorbitants, dans une Afrique qui se débat dans une pauvreté endémique. La formule visait à les inviter à participer au financement de la lutte contre cette pauvreté et au développement du continent en reversant une partie de leurs superprofits. C’est dans l’intérêt de l’Afrique, mais aussi dans celui des compagnies pétrolières qui ne peuvent pas poursuivre indéfiniment l’exploitation du pétrole africain, et réaliser d’énormes surprofits dans un environnement où la pauvreté prend de plus en plus de l’ampleur. Tous les ministres, comme dans une salle de classe, suivent religieusement. Assane Diagne, connu pour ses connaissances en physique et en mathématiques, glisse une note au Chef de l’État. Sur le bout de papier, l’ancien Directeur de la SICAP remet en cause la formule. Il avait écrit : « Monsieur le Président, votre formule n’est pas correcte et manque de sens, mathématiquement parlant. De plus, elle est truffée d’erreurs ». Surpris par ce qu’il venait de lire sur la note, le Président Wade interrompt son exposé et crie : « C’est faux ». Wade était emporté. Non seulement il n’aimait pas la contradiction mais, en plus, il détestait que l’on remette en cause ses théories en présence de ses subordonnés. Sauf que pour le cas d’espèce, il n’avait pas bien lu la légère correction apportée par Assane Diagne à sa formule et, en conséquence n’avait pas bien compris… L’affaire ne s’est pas arrêtée là, cependant. Juste après le Conseil des ministres, Assane Diagne rencontre Monsieur Camara, Conseiller spécial de Wade. À ce dernier, il explique sa pensée sur la formule du Chef de l’État et lui demande de tout faire pour que cette formule, telle que présentée, soit corrigée. « Je l’ai dit parce qu’il était de mon devoir d’aider le Président ». Assane Diagne voulait que Monsieur Camara convainque le Chef de l’État de revenir sur son erreur sans qu’il sache qui en était le « souffleur ». Mais au même moment, entra l’ancien ministre de l’Intérieur, Cheikh Tidiane Sy, qui avait tout entendu. Ce fut lui-même qui, après explications, prit sur lui d’aviser le Président pour lui épargner une déconfiture. L’a-t-il fait ? De toute façon, la « Wade formula » est morte de sa belle mort. Plus personne n’en a parlé depuis ce fameux jour.
 
 
COMBATTU DANS SON PROPRE PARTI, LE PDS
« PLAN JAXAAY » OU L’OFFENSIVE D’OUMAR SARR
Tout a commencé lorsque le Président Wade avait lancé le Plan Jaxaay. Nous sommes en 2005, des pluies diluviennes se sont abattues sur Dakar. Une pluviométrie record a été enregistrée sur Dakar et la capitale, notamment sa banlieue, était sous les eaux, de même que plusieurs autres régions du pays.
Le Sénégal venait ainsi de connaître l’une des inondations les plus violentes de son histoire. Plus de vingt-cinq mille familles étaient sinistrées et avaient un besoin urgent de secours. Fortement émus par la détresse des populations victimes des intempéries, les opposants accusèrent le Président Wade d’être à l’origine de cette catastrophe nationale puisqu’il avait autorisé, avec le concours d’experts marocains, la provocation de pluies artificielles par « ensemencement » des nuages. Cette assertion, un peu tirée par les cheveux, trouva un écho favorable auprès des Sénégalais qui connaissaient, dans le même temps, une autre crise qui touchait à leurs… poches, la hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité. L’un dans l’autre, les récriminations poussèrent le Président Wade à prendre des mesures d’urgence.
Ainsi, le 28 août 2005, dans un message à la Nation, le Président de la République, Me Abdoulaye Wade, décidait la mise en place d’un plan spécial de relogement des sinistrés. Le « Plan Jaxaay » était ainsi né et visait la construction de 3.000 logements. Jaxaay est le mot wolof pour désigner l’aigle, cet oiseau qui vole en contraste avec les bas-fonds d’où ces populations sinistrées devaient être tirées. Le nouveau site de Keur Massar est ainsi identifié pour reloger les populations.
Mais le problème de ce projet est qu’il suscitait bien des appétits. De hauts responsables du PDS, ministres et, de surcroît, hommes de confiance du Président en convoitaient la gestion. Le budget du « Plan Jaxaay » était de 52 milliards de francs CFA, une manne qui intéressait Oumar Sarr, alors ministre de l’Habitat et de la Construction, feu Issa Mbaye Samb, ministre de l’Assainissement et Assane Diagne, qui occupait le poste de ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement. Le plus entreprenant de ces trois prétendants à la gestion du projet « Plan Jaxaay » était le ministre de l’Habitat et de la Construction, Oumar Sarr, tandis que le Président Wade avait déjà décidé qu’il confierait ce travail à Assane Diagne qui l’avait convaincu par sa vision globale de la question. Celui-ci pensait en effet que même si la banlieue était la principale victime des inondations en raison de la rareté ou de l’absence d’infrastructures capables d’évacuer les eaux de pluie, il fallait travailler à sécuriser toute la région après avoir mis à l’abri les populations touchées de manière ponctuelle. Il avait l’idée de construire une cité moderne sur une plate-forme surélevée avec un système moderne d’évacuation des eaux de pluie et des eaux usées. Les questions d’assainissement étaient, de ce fait, au cœur du « Plan Jaxaay » et Dakar devait en profiter largement puisque la capitale sénégalaise disposait d’un réseau d’assainissement vétuste qui datait de plus d’un siècle qu’il fallait nécessairement remettre à niveau. Malgré cela, le ministre de l’Habitat, Oumar Sarr, était convaincu que c’était son département qui était le plus indiqué pour gérer le « Plan Jaxaay » et il continuait à manœuvrer toujours auprès de Wade pour mettre la main sur le budget de 52 milliards qui lui était dévolu.
De son côté, Assane Diagne souhaitait également convaincre les Sénégalais de la pertinence du choix porté sur lui par le Président, et il voulait le faire par la force des arguments. Il devait donc communiquer. Mais comment ?
J’étais son Conseiller technique chargé de la Communication mais en ce moment-là, j’étais absent du territoire national. Assane Diagne, qui avait des entrées un peu partout, prit contact avec le journaliste Khalil Guèye qui parvint à le convaincre de la nécessité de réaliser un film de 13 minutes sur le projet. C’était l’erreur fatale, l’occasion qu’allait saisir Oumar Sarr pour le liquider.
À mon retour de voyage, Assane Diagne me parla de ce film qu’il avait déjà fait réaliser et qu’il souhaitait faire diffuser sur la RTS en me demandant de m’occuper de cet aspect. Je demandai d’abord à visionner ce film avant de prendre contact avec les amis que j’avais à la RTS, notamment Daouda Ndiaye, qui était Directeur général de la Radiotélévision sénégalaise, pour les besoins de diffusion. Ma première impression, après avoir regardé l’élément projeté par le réalisateur Khalil Guèye dans le bureau d’Assane Diagne, était qu’il était trop question d’Assane Diagne lui-même et très peu question du « Plan Jaxaay », le projet du Président Wade. Je savais d’instinct que le Président n’apprécierait pas que l’on fasse les éloges de quelqu’un d’autre sur un projet qu’il avait conçu. Lorsque j’ai exprimé ces remarques en suggérant qu’on laisse Assane Diagne parler du projet tout en insistant sur des images de Wade, Khalil Guèye s’est défendu en rétorquant que c’est le réalisateur du projet qui devait être mis en exergue. Après plusieurs échanges, Assane Diagne tranche en faveur de Khalil Guèye et m’ordonne de tout mettre en œuvre pour le faire diffuser tel quel. Je pris donc contact avec « Grand Daouda », comme j’appelais le DG de la RTS, il me reçut dans son bureau et visualisa le film avec moi. Comme par hasard, il me fit les mêmes remarques que j’avais adressées à Khalil Guèye et Assane Diagne mais il décida néanmoins de le faire diffuser.
Un samedi, après le Journal télévisé de 20 heures, la RTS passe le film pendant cette heure de grande écoute. Le lendemain, le ministre Assane Diagne m’appelle et étale sa satisfaction : « J’ai vu le film, beaucoup de Sénégalais m’ont appelé pour me dire que c’était bien et que je connaissais bien le projet du Président de la République ». Je lui ai répondu : « Ok c’est bien mais j’ai peur qu’il y’ait des conséquences, car je doute que le Président apprécie…».
Durant ce week-end, mes craintes s’avèrent fondées. Mes sources établies au Palais m’informèrent que Wade était dans tous ses états. Il n’était pas content du film diffusé à la RTS. Il était d’autant plus en colère que le Ministre de l’Habitat et du Patrimoine Bâti, d’alors s’était rendu le lendemain de la diffusion du documentaire au Palais pour convaincre Wade de la pertinence de lui confier le « Plan Jaxaay » afin qu’il en fasse l’instrument de la réélection de son mentor pour les élections de 2007. Il n’avait jamais cessé de manœuvrer à cette fin, et il venait d’obtenir ce qu’il voulait. Aussi lors du Conseil des ministres qui a suivi la diffusion du film, le Président Wade rattache, par décret, le « Plan Jaxaay » au ministère de l’Habitat et de la Construction que dirigeait Oumar Sarr.
 
LES DESSOUS POLITIQUES DU « LAT DIOR GATE » OU LE DÉBUT DE LA RUPTURE AVEC LE PDS
L’exercice du pouvoir n’est pas chose facile. Et comme disait Machiavel : « Il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ».
« Lat Dior Gate », c’est le nom qui a été donné à l’opération de cambriolage du bureau du ministre Assane Diagne. Le Ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire se trouvait alors dans l’enceinte de l’ex-Camp militaire Lat Dior et c’est là que le cambriolage en question a eu lieu dans la nuit du vendredi 08 au samedi 09 juin 2007. Cette nuit-là, des malfaiteurs se sont introduits dans le bureau du ministre et de deux de ses assistantes en passant par les fenêtres. Comment les cambrioleurs ont-ils pu avoir accès à ces bureaux qui sont pourtant gardés en permanence par des éléments de la Gendarmerie nationale ? Que cherchaient-ils véritablement ? Quelles étaient leurs motivations ? Le mystère demeure toujours. La seule personne qui peut éclairer cet épisode c’est le journaliste retraité du Soleil, le doyen Pa Khaly Tall, un ami d’Assane Diagne que sa famille ne voit plus d’ailleurs. « Fidélité où es-tu ? »
Ce qui est sûr et constaté c’est que lorsqu’Assane Diagne est arrivé à son bureau ce samedi-là aux environs de 13 heures pour terminer certains dossiers entamés la veille, il a découvert un spectacle ahurissant : les placards de son bureau et de son tiroir avaient été ouverts et les ordinateurs de ses deux secrétaires avaient également disparu. Il ne restait sur les tables que les claviers d’ordinateurs et les souris. Voici ce que disait Assane Diagne dans sa déclaration à la police : « les voleurs ont uniquement emporté des dossiers confidentiels. Ils étaient venus chercher quelque chose de précis que j’ignore pour l’instant. C’est regrettable et dommage, car je ne pensais pas qu’on pouvait en arriver à ce point ». Il ajoutait en guise de réponse à une question que je lui avais posée sur l’identité des voleurs ou de leurs commanditaires : « Je ne peux pas ne pas lier cet événement au contexte politique dans lequel je suis, même si je ne suis pas en mesure de déterminer une piste exacte ».
 
LE CAMP DE MACKY SALL INDEXÉ
Il est certain que des forces tapies dans l’ombre voulaient la tête du Président de la Fédération Départementale PDS de Bambey qui était en même temps Président du Directoire de la Coalition Sopi. Dans son entourage immédiat, on n’hésitait pas à indexer Macky Sall, alors Premier ministre, qui n’appréciait pas la nomination d’Assane Diagne comme ministre. Selon celui-ci, l’ancien chef du gouvernement a même tenté de le faire remplacer à la tête du ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire par un militant libéral originaire de Gandon du nom de Mamadou Diagne ou Doute Diagne, Directeur de l’Urbanisme, qui avait pourtant été nommé à ce poste par le même Assane Diagne (entretien sonore avec Assane Diagne). Sans compter « les manœuvres cousues de fil blanc, avec la complicité active d’Aïda Mbodji pour que je sois exclu du Comité directeur du PDS ». La complicité entre Macky Sall et Aïda Mbodj était telle que la dame de « Thiapy » voulait en profiter pour liquider tous ses adversaires politiques du même terroir, y compris son propre frère.
Il est vrai que, de son côté, Assane Diagne n’avait jamais accepté que Macky Sall, directeur de campagne, investisse Aïda Mbodji comme tête de liste départementale à Bambey. D’ailleurs, pour manifester son désaccord, il avait installé son propre directoire de campagne.
Au sein du PDS, plus particulièrement dans les rangs des militants proches de Aïda Mbodji, Secrétaire générale de la section communale de Bambey, adversaire politique déclarée de Assane Diagne, l’on n’a jamais cessé de reprocher à ce dernier, et à tort, d’avoir appelé au boycott et à l’abstention lors des législatives du 3 juin. Aïda Mbodji n’avait aucune preuve de ses allégations, elle savait même qu’il s’agissait parfaitement d’affabulations mais elle maintenait mordicus que c’est ce boycott qui avait fortement atténué le score obtenu par la Coalition Sopi dans cette circonscription. Ces accusations ont même été réitérées lors d’une réunion du Comité directeur du PDS par Aïda Mbodj, fortement appuyée lors de cette réunion par le Premier ministre Macky Sall en personne. Ce dernier est allé même plus loin en se plaignant directement auprès du Président Wade en ces termes : « Je ne comprends pas qu’un ministre de la République, de surcroît responsable départemental du parti, puisse lancer un appel au boycott des élections » avait-il soufflé au Président Wade dixit Assane Diagne. Ce qui était évidemment faux.
Et Assane Diagne de s’en expliquer lors de nos entretiens : « Comment un responsable qui a engagé ses propres moyens pour battre campagne, visiter 158 villages, tenu 73 meetings et rendu visite à 19 chefs religieux du département de Bambey peut-il lancer un appel au boycott ? J’ai mené une campagne active et je me devais de le faire non seulement parce que je suis le Président de la Fédération départementale de Bambey mais, de surcroît, j’étais aussi Président du Directoire de campagne même si nous n’avions pas bénéficié des 44 millions injectés dans la circonscription électorale de Bambey comme budget de campagne et qui sont entièrement tombés entre les mains d’Aïda Mbodji. Et pourtant, M. Macky Sall savait qu’elle n’était pas le Président du directoire de campagne de la coalition ». Mais Assane Diagne s’était déjà fait une religion sur les  « intentions hostiles et néfastes » du Premier ministre d’alors.
D’ailleurs, les manœuvres de ce dernier avaient amené le Président Wade à menacer de sévir et la commission de discipline du PDS à convoquer Assane Diagne pour une séance d’explication.
Pour en revenir au fameux cambriolage, pour d’aucuns, il avait été monté de toute pièce par Assane Diagne lui-même qui avait « senti la terre se dérober sous ses pieds et qui cherchait à brouiller les pistes » pour avoir perdu la confiance du Président Wade. D’ailleurs, ses détracteurs trouvaient étonnant qu’il ait été lui-même un des premiers sur les lieux du cambriolage avec le doyen Khaly Tall… comme s’il voulait un témoin. Mais aussi le fait que son ordinateur portable ait été laissé intact et que ceux des secrétaires aient été visités leur paraissait très curieux. Et ils se demandaient par ailleurs comment des cambrioleurs pouvaient-ils s’offrir le luxe de mettre en marche la climatisation et prendre le risque d’allumer la lumière du bureau au moment de leur forfait ? Bref, les adversaires d’Assane Diagne avaient mis sur la place publique de nombreux détails pour l’incriminer. Mais jusqu’au moment où ce livre est édité, les conclusions de l’enquête n’ont rien révélé et n’ont pas été publiées.
Quoi qu’il en soit, Assane Diagne n’était plus en odeur de sainteté auprès du Président Wade et il le savait. Il avait de nombreux adversaires au PDS qui agissaient dans l’ombre pour sa perte, y compris au plus haut niveau du gouvernement. Je me souviens que trois jours avant le remaniement ministériel qui devait l’écarter, il savait qu’il n’allait pas être reconduit dans le prochain gouvernement. Et c’est ainsi qu’il avait regroupé les membres du cabinet pour leur dire de ne pas être surpris s’il n’était pas reconduit, tout en les félicitant pour le travail qu’ils avaient accompli sous sa responsabilité. Mais quelque part, il était angoissé, car il se demandait bien qui avait pu finir par avoir sa peau. Le connaissant bien, cependant, je savais qu’il n’allait pas sombrer et que sous peu il allait transcender cette situation. Ce qu’il fit en un temps record.
ASSANE DIAGNE ET SON ABSENCE SUR LA SUPERVISION DES ELECTIONS DE 2009
Assane Diagne, Président de la Fédération départementale des libéraux était absent des listes du PDS de Bambey, lors des locales du 22 mars 2009. Et, ceci avait heurté toutes les consciences saines et a été perçu comme une violence politique injustifiée à la limite infamante à son endroit. Pourtant, Dieu sait qu’il ne le méritait pas. Il a enduré pour contenir sa colère et se montrer digne aux yeux des militants et militantes.
Cependant, Assane Diagne considérait que cet acte était contraire aux intérêts du PDS, des populations de la localité et du Secrétaire général national, Maitre Abdoulaye Wade. Les objectifs poursuivis par la pose de cet acte ne sont pas accessibles pour leur compréhension à l’homme politique qu’était Assane Diagne. La preuve de cette déraison s’il en était besoin, le département de Bambey était dans un terrible bouillonnement politique alors qu’il aurait dû baigner dans la paix et la sécurité, car le PDS y était la seule force significativement présente.
D’ailleurs, Souleymane Ndéné Ndiaye qui était membre de la Commission nationale de Supervision des Élections en charge de la région de Diourbel s’était étonné de l’absence du fils de Baba Garage, Assane Diagne sur la liste présentée pour la supervision des Élections au niveau de Bambey et l’avait interrogé sur les raisons de ce fait intrigant eu égard à ce qu’il représentait dans ce département.
« J’ai remercié Souleymane Ndéné Ndiaye, car il était le seul responsable à s’intéresser à moi. Ma réponse a été que c’est à Aïda Mbodji qu’il fallait s’adresser pour avoir les raisons de cette omission, mais Souleymane Ndéné Ndiaye m’a répondu que c’est à elle qu’il s’est d’abord adressé et la dame Aïda Mbodji lui a répondu que lui Assane Diagne ne s’intéressait pas aux Élections locales »
Ce jour-là, Assane Diagne a répondu à Souleymane Ndéné Ndiaye avec une rage à peine contenue « que ce sont des mensonges grossiers comme elle en a l’habitude, car elle est ontologiquement menteuse de façon grossière et ce n’est pas surprenant pour moi et ne devait l’être pour aucun Sénégalais » .
Par contre, Assane Diagne croit que ce qui est regrettable dans ce pays c’est qu’on a l’impression que le mensonge et la trahison sont les seuls moyens efficaces pour l’accession à certaines grandes responsabilités, car si tel n’était pas le cas « comment comprendre qu’une personne aux connaissances sommaires, objet d’un rejet politique, social, moral et même familial perçue comme anti-modèle, porteuse d’antivaleurs, qui a trahi les autorités de tout genre qui ont eu des relations serrées avec elle, peut-elle chaque fois faire l’objet de traitement de faveur qui la place à des niveaux de responsabilité incongrus avec sa valeur intrinsèque », dixit Assane Diagne.
Aïda Mbodji a donc beaucoup joué sur l’absence d’Assane Diagne sur la liste présentée. Pour preuve, à Baba Garage, à Keur Samba Kane, à Ngogom, à Gawane, à Dinguiraye, elle n’a pas pu y tenir de réunion, car elle a été accueillie par des huées, expression de la colère et du  dégoût des militants de ces localités. À Lambaye et à Thiakhar, ce sont les responsables Yankhoba Diouf et Ndiaye Diogoye Fall qui avaient respecté les consignes qu’Assane Diagne avait données dans l’intérêt de tous et auprès de qui elle s’est « blottie » et c’est ceux-là qui lui ont permis de tenir sa réunion. À Ndol-Ndol, la réunion s’est tenue à l’exclusion du Président du Conseil Rural à son temps, Cheikh DIONE, de Cheikh Ndème SENE et de Diambar DIOUF les plus grands responsables de ces localités.
« J’aurai pu porter à votre connaissance d’autres faits et gestes qui n’honorent ni le Parti ni ses responsables à tous les niveaux et qui s’inscrivent dans une direction aux antipodes de celles de la dignité, de la justice et de la fraternité. », a-t-il déclaré.
À Souleymane Ndéné NDIAYE, qui avait beaucoup réconforté Assane Diagne en lui disant qu’il aurait pensé et agi comme lui si on lui avait fait subir le même traitement. Assane Diagne lui avait encore dit qu’on ne comptait pas sur lui pour qu’il renonce à ce qu’Allah avait fait de lui pour accepter de se soumettre à l’autorité d’Aïda Mbodji. « Allah ne l’avait pas fait et moi, je ne le ferais pas sous l’exercice et la pression d’une quelconque volonté. Je reste un homme et à aucun moment je ne l’oublierai pour renoncer à être ce que je suis et me rabaisser au rang de l’animal. »
 Assane Diagne s’est offusqué de la manière de faire la politique dans ce pays en érigeant le mensonge et la trahison comme étant les seuls moyens efficaces pour accéder à de hautes responsabilités. Ayant compris que la dame Aïda Mbodj bénéficie de solides appuis au sein de l’appareil d’État et du parti, Assane Diagne n’a jamais voulu et ce, jusqu’à sa mort, se ranger derrière cette dernière qu’il considère comme une personne vide ayant des « connaissances sommaires ». Que personne « ne compte pas sur Assane DIAGNE pour renoncer à ce qu’Allah a fait de lui pour accepter de se soumettre à l’autorité de Aïda Mbodji. Allah ne l’a pas fait et lui Assane DIAGNE ne le fera sous l’exercice et la pression d’une quelconque volonté » a-t-il écrit dans une lettre que nous reproduisons in extenso.
 
 
 
 
 
 
LA RÉUNION AU BAR DE L’ODÉON, POUR FAIRE ÉCHOUER LA NOMINATION D’ASSANE DIAGNE
AU POSTE DE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE
La première fraternité dans la Bible et/ou dans le Coran s’est mal passée. Dans le Coran, Caïn se prénomme Qâbil et Abel Hâbil. Caïn, fils aîné d’Ève et d’Adam a tué l’un de ses frères Abel par jalousie (Jalousie, l’un de nos trois mauvais compagnons). Les textes présentent Caïn comme le premier meurtrier et fratricide, cela démarre mal pour la fraternité. À regarder, ici et maintenant, Assane Diagne a toujours été combattu par ses plus proches parents comme Maguette Diop et Mbaye Diack, ses cousins germains.
La preuve est là : Le 7 novembre 2008 vers les coups de 23 heures, Mbaye Diack, à son temps Secrétaire général Adjoint de la Présidence de la République, cousin germain d’Assane Diagne dont l’une de ses filles du nom de Thiané, porte le nom de la maman d’Assane Diagne  avait organisé une rencontre secrète au bar de l’ODEON situé à Liberté 6. Cette réunion avait pour but de discréditer Assane Diagne auprès du Président de la République, Maitre Abdoulaye Wade et de faire échouer ainsi sa nomination au poste de Président de l’Assemblée nationale. Les personnes concernées étaient un groupe de 3 personnes : Ousmane Seck, frère de l’ancien Président de l’Assemblée nationale Mamadou Seck, Maguette Diop, Directeur d’une société d’assurance en faillite, parent et cousin germain d’Assane Diagne et originaire de la même contrée Baba Garage, ainsi qu’un éminent élément des Renseignements.
Chacune des personnes dans le souci de valider les informations à fournir à l’élément  de renseignement a tenu à préciser la nature des relations qui les liaient à Assane Diagne dans le passé comme dans le présent.
Et Assane Diagne de nous raconter ce que ces personnes avaient dit : « Nous avons appris que le Président de la République Abdoulaye WADE a l’intention de confier à Assane DIAGNE la Présidence de l’Assemblée nationale ; si telle est son intention, nous voulons attirer son attention sur les risques d’une telle nomination et cela serait la plus grave erreur de son parcours politique ; car l’homme que nous connaissons plus que tous les autres Sénégalais y compris le Président de la République a une ambition sans limite pour devenir Président de la République du Sénégal et si jamais cela se produisait (être Président de l’Assemblée), rien, absolument rien ne pourrait l’empêcher de devenir Président de la République. Si tel n’est pas son souhait, nous le dissuadons de le faire ».
Assane Diagne a révélé que c’était Mbaye Diack, Secrétaire général adjoint de la Présidence de la République qui avait monté ce coup. À preuve, au cours de l’entretien, Mbaye DIACK a appelé l’élément de renseignement pour s’assurer du bon déroulement de la rencontre.

« Assane Diagne, le parcours craquelé d’un crack »
 
 
Mardi 16 Août 2016
Dakaractu




1.Posté par Bill le 17/08/2016 14:09
En tout cas je sais que le Sénégal Baba Garage a perdu un homme d'une dimension exceptionnelle. Baba garage aurait pu dépassé l'étape de développement à laquelle il se trouve actuellement si ces plus proches parents comme l'a signalé ce journaliste ne l'avaient pas aussi combattu. Je crois que l'heure a sonné pour que toutes les filles et fils de cette bourgade se trouvent pour fumer le calumet de paix faire un bloc pour mettre Baba Garage sur les rampes de l'émergence (surtout une électricité permanente en changeant les poteaux en bois par du béton armé et en goudronnant les axes Touba Toul - Keur Ngande et Bambey - Ngaye Mékhé). Vivement ces 2 réalisations avant février 2019

2.Posté par Khaly Tall le 17/08/2016 16:13
En parlant de fidélité, me concernant, Malick qui ne me connaît pas du tout s'est écarté de la Sagesse. Car celle-ci devait le guider à ne pas émettre cette appréciation relativement à mes relations avec mon frère et ami pour l'éternité, Assane Diagne (Rahmatul Laahi Aleyhi). Appréciation qu'il a voulu négative, du reste, sans rien comprendre de la chose. Tout comme elle n'a rien à voir, à mon avis, avec l'objet de son texte.
Je m'en tiens là et m'en remets au Créateur qui est le "Juge des juges" (dernier verset de la Sourate 95 du Saint Coran).
Mais le musulman doit éviter de porter un tort, de quelque genre que ce soit, à son prochain.
À Allah Grâces rendues!

3.Posté par Boy Peff le 17/08/2016 17:14
Dommage que dans notre les hommes valeureux sont combattus et que seuls les minables promus.
Dommage que dans notre pays "Politique" rime avec mensonge, malhonnêteté,dépravation des meours et j'en passe.
Dommage que notre pays soit aujourd'hui dirigé par des personnes qui n'ont aucun repère et sont de loin des models sur tous les plan.
Des personnes de la trempe de Assane DIAGNE on en cherche, mais sachez que dans ce pays de telles personnes existent mais ont vomi le pouvoir et les nominations car seuls les ........ sont promus.

4.Posté par Macodou le 18/08/2016 07:52
EN GÉNÉRAL, JE SUIS À 90% CONTRE DAKARACTU. CETTE FOIS JE SUIS EN PHASE AVEC VOTRE PUBLICATION.LE CONTENU DE CE LIVRE PROUVE UNE CHOSE: UN ÉTAT EST CAPABLE DE TOUT.
FOMENTER DES COMPLOTS, FABRIQUER DES INFRACTIONS, FOURNIR DE FAUSSES PREUVES CRÉÉES DE TOUTES PIÈCES, DÉTRUIRE DES RÉPUTATIONS ET DES VIES, MOUILLER DES CITOYENS HONNÊTES, DÉROULER DES CABALES ET PIRE EMPRISONNER DES INNOCENTS.
DES MILLIERS DE CITOYENS SONT DANS LES GEÔLES DE L'ÉTAT ALORS QU'ILS N'ONT COMMIS AUCUN CRIME, NI DÉLIT. IL FAUT LE SAVOIR.

5.Posté par Demba le 19/08/2016 09:17
En tout cas ce livre est fait de révélations et montre à quel point nos hommes politiques sont capables de tout pour liquider un sénégalais valeureux et brillant. Ce livre à montré aussi que certains amis qui étaient avec Assane Diagne de son vivant ne se soucient même plus de sa famille c'est le cas de Baba Ndiaye devenu Président Conseil Départemental de Kaolack, un certain Khaly Tall journaliste du Soleil en retraite....
Félicitations à l'auteur du livre et bonne continuation



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