Blocage total à Pompiers, les usagers sauvés par les "tata" à Pétersen


Blocage total à Pompiers, les usagers sauvés par les "tata" à Pétersen
Le mot d’ordre de grève de trois jours décrété par le Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal est largement suivi dans certaines gares de la capitale comme Pompiers, où le trafic reste paralysé tandis qu’à Petersen, ce sont les minibus qui sauvent les usagers.

En cette matinée de mercredi, Pompiers où règne un calme plat, présente un décor peu habituel. Les bus, les véhicules de transport en commun, les taxis et autres ‘’sept places’’ sont bien garés dans leurs parkings respectifs.

Les vrombissements habituels des moteurs et les concerts de klaxons sont remplacés par le chuchotement de quelques chauffeurs et apprentis qui semblent gagnés par le froid.

‘’Depuis hier minuit, aucun véhicule de transport en commun n’est ni sorti ni entré dans notre garage’’, confie Mame Ngor Seck, un chauffeur de ‘’sept places’’, soulignant que ‘’ la grève est suivie à cent pour cent dans ce garage’’.

A quelques jets de pierres de là, quelques vendeurs à la sauvette, des laveurs de voitures, des bagagistes, conducteurs de chariots et autres gérants de gargotes qui semblent être au chômage technique, font le pied de grue.

‘’Nous n’allons pas bouger d’ici tant que le mot d’ordre (de 72heures) n’est pas épuisé’’, martèle Ndiaga, un chauffeur de transport en commun habitué des trajets Dakar-Ziguinchor (sud) et Dakar-Bakel (est).

‘’Aujourd’hui, avec le prix du carburant et les tracasseries routières, je ne gagne que 15 000 à 20 000 FCFA par trajet, alors qu’il fut des temps je me retrouvais avec 40 000 FCFA par voyage’’, rappelle-t-il sur un ton nostalgique.

Pour ne rien arranger, il indique que les transporteurs doivent payer ‘’tous les mois (…) une assurance automobile de trente mille francs CFA, sans compter les charges familiales’’.

Les grévistes de Pompiers affichent leur détermination à aller jusqu’au bout de leur mouvement, quel que soit le prix à payer. ‘’C’est difficile de rester trois jour sans bosser, mais ça vaut le coût’’, déclare El Hadji Momar Ndao, chef adjoint de la gare Pompiers.

‘’Nous avons pris toutes les dispositions pour une paralysie totale du transport au niveau de ce garage qui alimente en partie, les autres régions’’, assure-t-il.

A la gare routière Petersen, ce n’est pas non plus l’affluence des grands jours. Cependant, les minibus de marque Tata continuent d’assurer le transport des usagers.

‘’Nous sommes-là pour satisfaire la demande populaire. En plus, il y a l’appel des autorités religieuses de Tivaoune pour une suspension de la grève le temps du Gamou’’, explique Alassane Sy, responsable du réseau des minibus ‘’tata’’ à la gare routière de Petersen.

Le Syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal, affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), a lancé mercredi une grève de trois jours. Cette décision a été prise dimanche lors d’une assemblée générale qui a réuni les responsables syndicaux des 45 départements du Sénégal.

Le secrétaire général de cette organisation syndicale, Alassane Ndoye avait rappelé à l’endroit des autorités ‘l’urgence de satisfaire au moins trois des douze points de revendication de leur plateforme’’.

Il s’agit de la baisse des prix du carburant, de la fin des tracasseries routières et la baisse de l’assurance automobile.

Mardi, les transporteurs affiliés à la Confédération nationale des travailleurs/forces du changement (CNTS/FC) et l’Association ont annoncé leur décision de ne pas prendre part au mouvement en réponse à l’appel lancé par le porte-parole du khalife général des Tidianes, Abdoul Aziz Sy Al Amine, pour la suspension du mouvement en prévision du Gamou.

L’Association de financement des professionnels du Transport Urbain (AFTU) se démarque aussi de la grève des transporteurs.
Mercredi 25 Janvier 2012




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