Blocage du processus électoral : Me Ousmane Sèye appelle l’opposition à la raison


Alors que la discussion sur le processus électoral connait un arrêt du fait de la décision de l’opposition de suspendre sa participation aux travaux de la commission technique, l’avocat Me Ousmane Sèye, rapporteur du pôle de la majorité et porte-parole, lors d’un point de presse tenu cet après-midi, a tenu à les rassurer sur l'objet de la division.
« L’opposition a estimé que le ministre de l’intérieur a introduit au niveau  de la commission des lois de l’Assemblée nationale l’étude de la loi portant sur le fichier électoral en vue de son adoption. Et pour cela l’opposition a estimé que le consensus est rompu au niveau de la commission technique et a décidé de suspendre sa participation au travail » rappellera Me Ousmane Sèye en guise d’introduction.
Le pôle de la majorité présidentielle pour sa part, a estimé que l’étude concomitante du projet de loi relatif à la refonte du fichier électoral et par la commission des lois de l’Assemblée et par la commission technique ne peut pas être source de difficulté, parce que la commission des lois de l’Assemblée ne vote pas la loi. Me Ousmane Sèye de faire savoir que le rôle  de commission de l’Assemblée « c’est d’étudier le projet de loi, d’y apporter des observations, de donner son avis en vue de son vote par la plénière de l’Assemblée nationale ». C’est le même rôle que la commission technique, martèlera t-il.
Aussi, rassure t-il, « nous avons estimé que tant que la plénière de l’Assemblée nationale, seule habilitée à voter la loi n’est pas saisie, ce projet de loi peut être étudié et par la commission de l’assemblée nationale et par celle technique. Si des points de consensus sont trouvés par la commission technique, ils seront portés à la connaissance des parlementaires qui vont en prendre compte lors du vote. Si des points de désaccord subsistent nous allons nous référer au Président de la République pour arbitrage ». «L’essentiel, selon Me Sèye, c’est que le projet de loi ne soit pas voté par l’Assemblée nationale tant que la commission technique n’a pas terminé son étude. C’était cela la disposition du pôle de la majorité ».
D’ailleurs, le ministre de l’intérieur et le Président du groupe parlementaire Moustapha Diakhaté ont pris l’engagement de retirer le projet de loi.
« Mais notre surprise fut grande quand le pôle de l’opposition a estimé qu’il n’y a aucune garantie pour cela, je me demande quelle garantie ils veulent ? » s’interroge l’avocat. Il a demandé pour finir à l’opposition de rejoindre les rangs pour l’intérêt de la nation.
« Ils ont décidé donc de suspendre leur participation à a la commission et nous déplorons que des responsables de partis politiques mettent en cause la crédibilité de l’Etat. Nous sommes dans une République représentée par des personnes élues ou nommées. Et quand ils prennent une décision, il est sage de prendre en compte leur engagement et de le respecter. Nous voulons que ce dialogue continue pour l’intérêt des populations et du pays », conclura t-il.
Mercredi 22 Juin 2016
Dakaractu




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