Blanchiment d'argent : un officiel sénégalais rappelle la nécessité de renforcer la protection


Blanchiment d'argent : un officiel sénégalais rappelle la nécessité de renforcer la protection
La révision des normes du Groupe d’action financière (GAFI) en 2012 exige de ses pays membres, dont le Sénégal, le renforcement de la protection de leur système financier contre l’intrusion de fonds illicites, a rappelé, mercredi à Dakar, le président de la Cellule nationale sénégalaise de traitement des informations financières (CENTIF), Waly Ndour.

Les normes du GAFI --- groupe créé en 1989 --- ont été révisées en février 2012, selon M. Ndour, qui participait à l'ouverture d'un atelier de trois jours sur "les risques en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme".

Cet atelier est organisé par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA, 15 pays), à l'intention des responsables du secteur bancaire sénégalais.

"La nouvelle vision [du GAFI, depuis février 2012] appelle de la part de l’Etat, des autorités de contrôle et de supervision [...] une réorientation et un renforcement de leurs interventions, pour préserver l’intégrité du système financier national, en le protégeant contre l’intrusion de fonds illicites", a écrit M. Ndour dans un discours préparé pour cet atelier.

"Les normes révisées du GAFI, publiées en février 2012, ont introduit de manière formelle l’obligation pour les pays d’identifier, d’analyser, de mesurer, de surveiller et d’atténuer les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme", a-t-il expliqué dans le discours, dont l'APS a obtenu copie.

La trentaine de pays membres du GAFI doivent "prendre des mesures appropriées" en vue de "la maîtrise de ces risques auxquels leur système financier est exposé", a souligné le président de la CENTIF.

Au Sénégal, le document de stratégie nationale de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme "sera adopté très prochainement par les hautes autorités", a-t-il annoncé.

Le président de la CENTIF a souligné "la volonté" des autorités sénégalaises d’"assurer, à l’échelle nationale, une cohérence des actions d’identification, de prévention et de traitement des risques de blanchiment de capitaux et de financement d’activités terroristes par le canal du secteur financier".
APS

Jeudi 23 Mai 2013




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