Bennoo chez Dansokho ou les minutes d’une "audience" d’opposants


Bennoo chez Dansokho ou les minutes d’une "audience" d’opposants
A l’issue de quatre heures de conciliabules, lundi à Dakar, entre politiciens locaux réunis dans le salon de l’opposant en chef Amath Dansokho, les cinq membres du comité de facilitation de la désignation d’un candidat au sein de Bennoo Siggil Senegaal (BSS) s’accordent sur un nouveau "renvoi d’audience".

Les deux protagonistes, Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste (PS) et Moustapha Niasse de l’Alliance des forces du progrès (AFP), sont également de la partie avec les cinq membres du groupe de facilitation, et d’autres figures de l’opposition.

L’enjeu réside en la désignation de M. Niasse ou M. Dieng comme le "candidat de l’unité" pour Bennoo à l’élection présidentielle du 26 février 2012. Retour sur une rencontre qui s’est soldée par de nouveaux délais, sans date précise, pour faire aboutir la conciliation.

A 10h30, les cinq membres du groupe de facilitation sont déjà sur place. Abdoulaye Bathily, Robert Sagna, Mbaye Diouf, El Hadji Momar Samb et Pape Demba Sy mandatés depuis le 17 septembre pour trouver un "candidat de l’unité", doivent présenter le rapport de leur travail.

Des chefs de partis comme Madior Diouf (RND), Mamadou Lamine Diallo (Tekki), Mbaye Niang (MRDS) ou encore Aly Aïdar (Verts) rejoignent avant 11h, l’heure de la convocation, le domicile de M. Dansokho. Depuis 2007, c’est le Quartier-général des opposants.

Dans le salon qui reste ouvert à la presse, le temps de prendre des vues, avant le début des pourparlers, les opposants sont en grande discussion, les visages joyeux. ‘’Ils ont déjà trouvé leur candidat consensuel parce qu’ils sont tellement contents ce matin’’, plaisante un journaliste.

A 11h passées de quelques minutes, le Secrétaire général de l’AFP, Moustapha Niasse, descend seul de sa voiture avec un seul garde-du-corps. Dans un caftan blanc coiffé d’un bonnet gris et chapelet à la main, M. Niasse confie à la presse avant son entrée en salle.

‘’On a un seul problème dans ce pays : comment faire pour bouter Wade du pouvoir’’, lance-t-il avant d’ajouter : ‘’Nous allons écouter les facilitateurs et je pense qu’il y aura consensus.’’

Un quart d’heure après son homologue du Parti socialiste (PS) fait son apparition. Une poignée de journalistes va à son encontre. Répondant à une question sur l’imminence du nom du candidat de Bennoo, Ousmane Tanor Dieng joue la carte de la prudence. ‘’Nous sommes convoqués par le comité. On va les écouter (les cinq facilitateurs) pour savoir si nous serons convaincus et faire des amendements’’, dit-il.

Ainsi la rencontre démarre loin des caméras. Les journalistes se massent devant la porte silencieuse du salon. Rien ne filtre. Les reporters, par petits groupes, engagent les débats, anticipent sur les probables conclusions de la rencontre et se perdent parfois en conjectures.

‘’Si ça tire en longueur, cela veut dire qu’il n’y a pas consensus, ils risquent de trouver un nouveau délai’’, s’aventure un journaliste, l’air fatigué. Cependant, il va garder son mal en patience. Il lui faut attendre beaucoup plus pour voir sa prémonition se confirmer.

A 14h45, le grincement de la porte silencieuse et le brouhaha dans la salle attirent les reporters. Dernier à l’entrée et premier à la sortie, Ousmane Tanor Dieng se refuse à toute déclaration à la presse, précipitant le pas vers sa voiture. Les autres leaders suivent. Dans le salon, il ne reste que les facilitateurs pour rendre compte aux reporters.

Moustapha Niasse reste calme et très serein même dans son fauteuil, tandis que le professeur Abdoulaye Bathily, porte-parole du ‘’Groupe des cinq’’ griffonne sur un papier, comme un rapporteur qui prend des amendements à une ‘’résolution’’.

Les reporters se font des idées. Mais, M. Bathily coupe court et tente de rassurer ses interlocuteurs. ‘’Nous avons fait une bonne rencontre dans une atmosphère très sereine, mais le groupe des cinq a reçu mandat de continuer les négociations à la recherche du candidat de l’unité’’, dit-il.

‘’Nous n’allons pas donner de date précise parce que nous ne voulons pas tomber dans le piège des dates’’, rectifie-t-il à la question d’une reportère qui insiste sur ce point. Le professeur qui fait la déclaration suivie de questions/réponses en français, se tourne vers un autre facilitateur pour le propos en wolof.

‘’Certaines personnes pensent que nous sommes en retard pour la désignation de notre candidat’’, se défend El Hadji Momar Samb, en langue nationale. ‘’Mais, poursuit-il, elles se trompent parce qu’elles oublient qu’Abdoulaye Wade, tombeur d’Abdou Diouf en (mars) 2000, a été désigné comme candidat de l’opposition en décembre 1999.’’

Cette fois-ci, pour la désignation du présidentiable de Bennoo Siggil Senegaal à l’élection du 26 février 2012, le délibéré du jury d’honneur des opposants sénégalais est attendu à une date non encore fixée.

( APS )
Mardi 1 Novembre 2011




1.Posté par baol le 01/11/2011 09:59
IL ME SEMBLE QUE L'UNITE A VOILE EN ECLAT § IL FAUT MAINTENANT PARLER D'UN CANDIDAT QUI PORTERA LE PROGRAMME DES ASSISES NATIONALES ! ET C'EST PLUS IMPORTANT A MES YEUX !

2.Posté par HERG le 01/11/2011 10:54
C MOUSTAPHA NIASSE KI DOIT DIRIGER LA COALITION CE Né PAS LA PEINE DE TOURNER EN ROND



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