Benno Bokk Yakaar : le devoir de vérité !

Quand je désespère, je me tourne au faitque partout à travers le monde, la voix de l’amour et de la vérité a toujours triomphé, Mahatma Gandhi

Tous ces éléments prouvent que, contrairement à ce que veulent faire croire les alliés de BBY, rien ne va plus au sein de la coalition. La fissure est inévitable car les enjeux électoraux des locales de mars 2014 seront déterminants pour 2017.


Benno Bokk Yakaar : le devoir de vérité !
Bien avant l’élection de Macky Sall à la présidence du Sénégal et tout au long de cette première année, les militants, les leaders des partis membres de Benno Bokk Yaakaar (BBY) et, souvent, le président lui-même ont tout tenté pour faire avaler au Sénégalais que le soubassement de cette coalition spontanée se résume à leur volonté de servir le Sénégal.

Aussi difficile fut-il, on aurait bien voulu les croire sur parole. Car après tout, c’est tout ce que nous avons toujours attendu de nos dirigeants politiques. Mais il était évident que le calcul politique était au début et à la fin de ces agissements. Maintenant que de nouvelles échéances politiques s’approchent, les considérations changent et BBY se trouve rattrapé par la réalité du jeu politique. Mais ce qui est certain c’est que les Sénégalais ne se laisseront pas faire par ces hommes politiques qui, jour après jour, posent des actes qui les éloignent de plus en plus des populations qu’ils disent vouloir servir. Pourtant c’est très simple ce que les uns et les autres leur demandent : la vérité.

En tout état de cause, sans l’avouer ouvertement, le président Macky semble regretter les largesses qu’il a faites à ses partenaires de BBY pour les remercier de leur soutien. Au sein de la coalition « Macky 2012 » qui avait porté sa candidature au premier tour des élections de février 2012, certains responsables à l’image de Moustapha Cissé Lô semblent le lui rappeler au point d’annoncer qu’il n’est pas question d’aller aux élections locales de mars 2014 dans les rangs de BBY. Ayant bien compris la leçon, « chacun pour soi et Dieu pour personne », semblent-ils dire à leurs camarades de BBY qui n’est plus dans sa meilleure forme. Tout dans la scène politique sénégalaise porte à croire que le chef de fil des « alliés » à l’air sensible à ces interpellations de sa famille politique.

Moustapha Niasse, président de l’assemblée nationale risque de payer les frais de cette forme de « prise de conscience » des enjeux politiques du rendez-vous de 2014. Sans doute à cause de sa position politique de 2ième personnalité institutionnelle du Sénégal. En 2008 une loi dite loi Sada Ndiaye avait ramené la durée du mandat du président de l’assemblée nationale de 5 à 1 an. Destinée à l’époque à éliminer Macky Sall, en bisbilles avec le PDS, elle risque de jouer, par calcul politique, le même rôle pour se séparer de Moustapha Niasse avant 2014. Tout comme la réduction du mandat présidentiel à 5 ans que le président Sall a promise, les Sénégalais tardent à voir le chef poser clairement les jalons allant dans le sens de l’abrogation de cette loi. S’il a réitéré récemment depuis les Etats-Unis, son engagement à ramener son propre mandat à 5 ans, il ne semble pas, vu l’état actuel de BBY dont l’explosion est éminente, prêt à donner à Mostapha Niasse l’opportunité de rester à ce poste aussi longtemps. Il voudrait sans doute voir un « boss » politique issu de la coalition « Macky 2012 » prendre la place de Moustapha Niass le 30 juillet 2013 prochain. Ce sera également un moyen sûr de calmer les ardeurs dans les rangs des Apéristes de « première heure ».

Tous ces éléments prouvent que, contrairement à ce que veulent faire croire les alliés de BBY, rien ne va plus au sein de la coalition. La fissure est inévitable car les enjeux électoraux des locales de mars 2014 seront déterminants pour 2017. Ce qui fait que les luttes de positionnement sont inévitables. A Dakar, le Parti Socialiste ne serait pas prêt à faire plier Khalifa Sall devant un membre de l’APR. Idrissa Seck et le Rewmi voudront maintenir leur prédominance à Thiès même si le leader rewmiste ne sera pas candidat. A Saint-Louis, les négociations risquent d’être dures entre Cheikh Bamba Dièye, l’actuel maire et Alioune Badara Cissé, coordinateur national de l’APR. Moustapha Niasse, même s’il ne représenterait plus à une présidentielle, sera-t-il prêt à se ranger derrière un leader Apériste à Kaolack et sa région ?

Par ailleurs, toutes les analyses indiquent qu’il est quasiment impossible pour BBY de faire bloc pour les locales de 2014. Les statistiques de proportionnalité des représentativités sur les listes utilisées pour les législatives de juillet 2012 ne seront plus valables. Car un an après les présidentielles la donne politique a changé. Mais on trouve, à la limite, irrespectueux que les membres de BBY veuillent faire croire que les choses se passent normalement. C’est le théâtre de Benno Sigguil Sénégal (BSS) entre 2010 et 2012 qui risque de se rejouer au grand dam des populations dont certains sont d’infatigables militants. Pendant qu’il est encore temps, je souhaite rappeler aux leaders de la coalition BBY leur devoir de vérité que le peuple attend d’eux.

Mamadou Diop,
Mardi 21 Mai 2013
Dakaractu




1.Posté par padiop2O13 le 21/05/2013 11:01
Que le Pdt MACKY SALL ne se trompe pas; sa coalition risque d'avoir la même situation qui avait prévalue avec BENNO SIGGIL SENEGAL. Ce sont presque les même acteurs qui se retrouvent dans BENNO BOK YAKAR par la magie du hasard des élections présidentielles de 2O12. Que le Pdt MACKY se démarque de ses individus et chefs de partis qui ne sont mûs que par leurs intérêts individuels et de groupes que leurs comportements exposent au grand jour. Que le Sénégal marche ou pas, c'est le dernier de leurs soucis. Ils sont toujours prêts à tout moment à trahir et se trahir entre eux. GUEUMOU GNOU DARRA, KHALISS REK.



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