Bâtir une administration coherente, efficace autour du tourisme et des transports Aériens. (par Mouhamed Faouzou DEME)


 Bâtir une administration coherente, efficace autour du tourisme et des transports Aériens. (par Mouhamed Faouzou DEME)
Un brin d'espoir est née avec la declaration du chef de l’état qui veut désormais une administration efficace et performante. Il déclare  je cite : "L’administration doit s’adapter pour être une administration de développement afin de mieux assumer son rôle de locomotive, vecteur de compétitivité et de performances". 
Par cette déclaration, l'administration publique du tourisme est interpellée par le chef de l'État, qui poursuit son invite : " Pour atteindre cet objectif,  les agents de l’Etat doivent adopter le culte de résultat et cultiver davantage la loyauté, l’humilité, le respect et la courtoisie ".
Il termine en ces termes:  "L’administration doit être au service des usagers par sa proximité, sa simplicité, sa disponibilité, la lisibilité et l’efficacité de son action ». Auparavant, le chef a rappelé que :  " l’administration est le point culminant, pour ne pas dire le point cardinal de toutes les politiques de développement, celui duquel parte toutes les dynamiques et celui vers lequel elles aboutissement ". Et en conclusion il dit ceci : " Ce n’est qu’avec la vérité et la franchise drapées dans un courage résolu que l’on vainc les hésitations ".
 
Partant de ce discours, et à present, nous pensons que la solution aux  grands problèmes multisectoriels et pluridimensionnels qui sont posés dans le secteur du tourisme, passe par des référentiels basés sur une
demarche d’ensemble de
mutualisation des compétences,
faisant  intervenir  en parfaite
coherence un grand nombre
d'acteurs pluridisciplinaire du
gouvernement pour que  les
politiques  du  tourisme  soient
suivies d’effet. Il faut surtout que leur  conception et leur application
obéissent à un souci de cohérence, d'optimisation et d’harmonisation entre les différents agents de l’administration publique.
Aussi, l’idée d’une approche gouvernementale intégrée tend à s’imposer, comme principes  de gestion et d’actions pour une administration en veille permanente, qui a pour mission d'encadrer et d'encourager la compétitivité  et  le développement durable  du  tourisme.  Il  s’avère aussi que  l’élaboration  d’une stratégie  touristique  peut résolument  inciter  les  autorités compétentes,  les  professionnels, les  populations  des  lieux  dedestination  et  d’autres  parties prenantes  à  dégager  une  vision  et  un plan d’action  pour  le
développement  du  tourisme  et  à
définir  des  priorités  qui  inscrivent
de façon concrète  le  secteur  dans
la durée et la continuité.  C'est ainsi que les  stratégies touristiques
accordent de plus en plus
d’importance à la coopération
public / privé. Cette logique vise  à
repérer les domaines dans
lesquels une intervention ciblée
des pouvoirs publics peut être
particulièrement efficace.  Des lors
la tenue d'un seminaire
gouvernemental sur la transversalité du tourisme, s'avére crucial à travers un  large débat sur le rôle de
l'administration et des pouvoirs
publics, face aux problèmes qui se
posent  dans le secteur du
tourisme et du transport aérien,  à
l’ère  de la mondialisation.
L’ouverture croissante des marchés  internationaux  est  à  la  fois
prometteuse  et  menaçante pour  ce  secteur  qui,  la  plupart  des  pays  en conviennent,  a  beaucoup  à
apporter  au développement  social
et  économique. Indépendamment
de la  nécessité  déjà  évoquée  par
le chef de l'Etat,  d'avoir une
administration performante, il y a lieu d’élaborer  des  stratégies  à  long
terme, vue que le  tourisme et les
transports aeriens  jouent  un  rôle
économique important dans certain
nombre d’économies de pays
africains, ou l’on assiste à  un
fléchissement du taux de  croissance
du  tourisme  qui  risque  de nuire à
leur essor économique, et plus
particulièrement à la  croissance de
l’emploi. Des  mesures  correctives
s’imposent pour redonner de la
vigueur au secteur du tourisme; dans cette optique, il appartient aux
pouvoirs publics debdonner
l’exemple  en  instaurant  un  cadre
d’action  adapté ; et pour que les
initiatives gouvernementale  donnent  des  résultats,  il  faut  qu’elles soient
élaborées  et mises  en  œuvre
selon  une  approche  intégrée  en
tenant,  compte de  son caractère
transversal, et a ses  prolongements
dans  beaucoup de  domaines
d’actions et de décisions sectorielles et gouvernementales, ou les défis  à relever  dans le secteur particulier du tourisme pâtit  de  plusieurs  facteurs
inhabituels  (crise  économique
mondiale, crise sécuritaire mondiale, crise sanitaire mondiale ça et la.
Et malgre cette tendance, l'OMT
s’accorde  à  reconnaître  que  les
perspectives  de  la  demande  de
voyages  internationaux  actuelle et à
long  terme  restent  positives,  le
taux  de  croissance  annuel  moyen  devant  être  de  l’ordre  de  4  %.
Par ailleurs,  les  exemples  passés  montrent  que  la  demande  de
voyages  internationaux  résiste
relativement  bien aux  chocs
interieurs et extérieurs.  En  dépit  de
crises  de  courte  durée,  une
capacité  de  reprise  relativement
rapide  est très souvent observée. Dans  un tel  contexte, et suivant les recommandations sur les nouvelles réformes de l'administration prônée
par le chef de l'État,  l’industrie du tourisme  ne devrait plus être
confrontée  à  un certain  nombre  de
défis  qui déterminent  non
seulement  son  développement  et
sa  prospérité  à  long  terme,  mais
aussi  les  orientations  à retenir
pour l’action publique qui tourne
autour de :
La mondialisation  et  l’évolution  des  marchés; l’impact  du  tourisme sur  l’économie  dans  son  ensemble; le changement  climatique  et  le développement  durable; l’économie numérique et celle du savoir; les  ressources  humaines;  la
productivité et  la  compétitivité qui viennent renforcer  le  pouvoir  du  consommateur,  qui  accède  aux
données des marchés mondiaux
grâce  à  l’Internet. Ces
consommateurs peuvent faire  varier
presque  instantanément  les  prix internationaux  des  produits  de
base  en  cas  d’augmentation
soudaine  de  la demande  sur  les
marchés  émergents. Le tourisme
n’échappe  pas  à  cette  nouvelle
économie  mondiale.  Il doit  parer
aux  menaces  que  la  diffusion
rapide  de  l’information  et  l’impact
économique  de  la mondialisation
font  peser  sur  l’avantage
concurrentiel. Il  va  de  soi  que  le tourisme  participe  grandement  au  processus de multiplication  rapide
des  destinations et  l'apparition  de nouvelles  demandes  et  de
marchés  inédits. Le senegal, dans
une  nouvelle dynamique  de diversification, de conquête de
nouveaux marchés dans  les  flux
touristiques  internationaux, a plus
que besoin de s'appuyer sur son administration, armée de vertus de competences, et de valeurs. L'essor  du  tourisme est a  ce prix etant entendu qu'il soit principalement soutenu  par  celui  du  commerce, de la culture, de l'artisanat  et  de  l’investissement  international,  qui devrait bénéficier du  dynamisme affiché  par  de  grandes  économies  des pays developpes, surtout  d'Asie  et l'ouverture des pays du BRICS vers le continent africain. Nos économies trouvent ici une issue vers l'industrialisation, et la modernisation de nos unités de production et vers une réelle parité de condition de travail et de  pouvoir  d’achat.
Telle  est  la nouvelle  donne  économique et  sociale  avec  laquelle doit  composer notre administration et le secteur du  tourisme sénégalais.  Ce  secteur, de  par  sa  nature  même,  est  sensible  à  l’évolution  des  réalités  du  marché  qui  accompagnent  la mondialisation, moyennant  des  stratégies  d’adaptation  judicieuses, que notre administration doit prendre en compte. C'est là ou la problématique du transport aérien qui ne peut être discuter, négocier et régler sans prendre en compte l'option de notre politique de tourisme prend tout don sens. L'administration a  également  tout  à  gagner  dans ce processus de service public efficace au service des usagers. Parallèlement  à  ces  tendances  mondiales,  les  marchés  du  tourisme  ont  aussi  amorcé  une  révolution et une évolution  qui va  se  poursuivre et s'intensifier, grâce a  la  croissance  explosive  du  tourisme  émetteur,  liée  notamment  à  de  nouveaux  marchés comme  la  Chine,  la  Russie  et  l’Inde. Il faut  donc  déployer  de  nouvelles  compétences  en  matière  de  commercialisation  et  de  prestation  de  services et  mettre au point  des  produits adéquats pour se faire une place dans la cour des grand. Notre administration du tourisme est  appelée  à  etre plus à l'écoute, à la concertation, et à la mise à niveau permanent de ses agents, et à l’élaboration  d’une politique du  tourisme  qui doit  tenir  compte  de  l'impact de ces  changements.
Le tourisme contribue à  l’activité  dans presque  tous les secteurs  économiques, ou il  établit d’indispensables  liaisons  en  amont  et  en  aval  avec d’autres secteurs dont les transports aériens. Autrement  dit,  les  parties  prenantes  sont  multiples  et,  pour  concevoir  et  mettre  en  œuvre  des politiques  et  des  programmes  se  rapportant  à  ce  secteur,  les  pouvoirs  publics  doivent  traiter  des  questions aussi  bien  horizontales  via  les  organismes  de références techniques, scientifiques, responsables via les structures spécialisées  des  transports,  des  infrastructures,  du développement  régional,  de  l’immigration, des  douanes,  de  l’éducation  et  de  la  formation, de la santé, de la sécurité et de l'hygiène publique etc...  Que verticales,  depuis  le  niveau  national  jusqu’au  niveau  local,  en  passant  par  les communes,  et les régions, d'où la nécessité du transfert de compétences aux zones et pôles toutistiques aux collectivités concernées.
 
Aujourd'hui, beaucoup  d’activités  sont  classées  dans  les  comptes  satellites  du  tourisme  comme  étant caractéristiques ou connexes au  tourisme.  Les  dépenses  des  visiteurs  vont  directement sur  les  lieux  de  destination  à  des  entreprises  très  diverses  qui,  souvent,  n’ont  aucun  sentiment d’appartenance  au  secteur  du  tourisme,  et  ne  mesurent  pas  nécessairement  la  part  de  leurs  ventes  qui correspond  à  la  demande  touristique.  De  plus,  le  secteur  compte  une  forte  proportion  de  PME  opérant  sur des  marchés extérieurs très  concurrentiels. Et nos entreprises locales, ont  généralement  peu  de  moyens  de  planification, d’investigation  ou  de  développement  stratégique  à  long  terme.  Elles  tendent  à  produire  et  à  vendre,  une seule  composante  du  produit  touristique, ce qui les rendent vulnérable.  La  complexité  du  réseau  d’acteurs  concernés  par  le  tourisme  se traduit  par  une  structure  morcelée  à  laquelle  les  pouvoirs  publics  peuvent  avoir  du  mal  à se retrouver, controler et à appliquer  des mesures  de politique générale efficace. En  conséquence,  nos  pouvoirs  publics  doivent reconnaitre  que  le  tourisme  nécessite  un ensemble  complexe  de  décisions  complémentaires  concernant  l’infrastructure,  la  stratégie  et  la planification  pour  concrétiser  les  avantages  très  divers  que  procure  le  tourisme  et  maîtriser  les coûts de la destination qui sont des paramètres de premier ordre. Aussi faut-il encourager  l’adoption d’une approche  gouvernementale intégrée à travers des organes consultatifs et exécutifs,  prets à anticiper et à gérer les politiques touristiques qui  optimisent  les bienfaits économiques et  sociaux  du  secteur du tourisme.  L’impact de  la  mondialisation  sur  la  demande,  le  transport aérien,  l’information,  ainsi  que  la  vulnérabilité  aux  chocs extérieurs,  plaident  en  ce  sens.  D’où  un  nouvel  impératif  de gestion et communication qui est de promouvoir l'excellence le  dialogue,  la  coopération  et  la constitution  de  partenariats  entre  les  multiples  acteurs  concernés,  au  sein  de  l’administration  publique,  du secteur  privé et  des  collectivités  locales, à travers un conseil consultatif.
 
Autre ministére concerné, celui de l'environnement avec l'érosion côtière, qui dévalorise le produit du balnéaire. Ceci avec le  changement  climatique  et  ses  conséquences  pour  le  tourisme,  doivent  amener l'administration à  accorder encore  plus  d’importance  à  la  pérennité  écologique et du soutien au secteur  pour péréniser ses  propres  activités.  L’environnement que les  touristes ont  envie de  découvrir  est  la  condition  même  de  la  viabilité et de l’attrait des destinations touristiques. Or le changement  climatique  risque  de  multiplier  et  d’accentuer  fortement  les  menaces environnementales.  Il  s’inscrit  dans  un  contexte  marqué  par  une  sensibilisation  accrue  du  public  et  par  une demande  de  protection  plus  rigoureuse  de  l’environnement par l'administration centrale. Même  si  des  pressions  se  font  de  plus  en  plus fortement  sentir,  le  tourisme  reste  essentiel  au  bien-être  économique,  et  dans  bien  des  cas  à  la  survie,  de nombreuses  populations  locales  et  régionales,  car  il  doit  son  existence  à  des  destinations  où,  bien  souvent, le  lieu  et  ses  habitants  se  confondent.  Il  va  de  soi  que  le  tourisme  joue  alors  un  rôle  déterminant  dans  la santé économique de  la  localité, tandis que la  viabilité  d’une  destination,  dépend  de  l’aptitude  des  divers  acteurs  concernés,  qu’il  s’agisse  de l’administration  publique  à  tous  les  niveaux,  du  secteur  privé  ou  des collectivités  locales,  à  travailler ensemble à  la  mise  en  œuvre  des  instruments d’évaluation et de  réglementations  voulus  pour  que  les résultats  soient  propices  à la population et à l’environnement. Ainsi, de  plus  en  plus, les pouvoirs  publics  cherchent à faire  entrer des  objectifs sociaux,  environnementaux et économiques dans la  planification  et l’élaboration des stratégies touristiques  et  environnementales  qui s’imposent dans une  perspective  à  plus  long  terme, avec l’économie  du numérique  qui suppose  que  la  veille  sectorielle  soit  mieux  organisée,  coordonnée,  analysée  et partagée  entre  les  acteurs  du  tourisme,  pour  améliorer  l’efficience  de  l’action  publique  à  tous  les  niveaux.
La  transmission  des  ressources  d’information  à  l’industrie  du  tourisme,  grâce  à  un  meilleur  usage  des études  sur  des  questions  comme les statistiques, les  tendances  du  marché,  par  exemple,  est  un  domaine  dans lequel  les  pouvoirs  publics  l'administration du tourisme en particulier doivent  intervenir  utilement. Malgré  les  effets  de  la  crise  économique  actuelle,  les  perspectives  de  croissance  à  long  terme  du tourisme  sont  bonnes,  étant  entendu  qu’il  faut  pour  cela  attirer,  former  et  retenir  une  main-d'œuvre  de qualité.  Le  système  d’éducation  et  de  formation  doit  chercher  à  développer  les  compétences  en  la  matière pour  répondre  à  plusieurs  besoins  :  accroître  la  productivité  du  secteur,  familiariser  les  travailleurs  du tourisme  avec  l’économie numérique,  et  veiller  à  dispenser  des  qualifications  dans  des  domaines  tels  que  les pratiques  touristiques  durables  et  les  pratiques  écologiques,  qui  prennent  de  plus  en  plus  d’importance  à l’intérieur  du  secteur.  Il  convient  notamment  de  promouvoir  une  culture de l'excellence,  de  l’apprentissage  tout  au  long  de la  vie,  pour  élever  le  niveau  des  compétences  de l'administration dans  le  secteur  du  tourisme  tout  en  améliorant  les  possibilités de  carrière,  et  retenir  plus facilement  les  salariés  clés. Aussi  importantes  soient-elles  pour  toutes  les  destinations  touristiques,  l’éducation  et  l’amélioration des  compétences  vont  constituer  un  défi  de  taille  dans  les  pays  en  développement,  surtout  ceux  où  l’essor du  tourisme  est  le  plus  rapide.  La  concurrence  avec  des  pays  à bas  salaires  comme le notre et  pour  lesquels  les  normes  de  qualité  des  services  sont  un  enjeu  toujours  plus  grand,  devront également  faire  prévaloir  la  formation  et  le  perfectionnement  du  personnel  pour  accroître  la  productivité s’ils  entendent  rester  compétitifs.  il  faut  faire en  sorte  que les  programmes  de  formation et  d’amélioration  des  compétences  soient  à la portée des  entreprises de  petite taille. Les  compétences  en  la  matière sont  réparties  entre  un  large  éventail  de  ministères,  chargés  notamment  des finances,  de l’économie,  du  commerce,  de l’interieur, de la formation professionnelle, de la protection civile, de la santé, des transports, du sport, de la culture, de l'artisanat,  du  développement  régional. Seuls  quelques  rares  pays disposent  d’un  ministère du  Tourisme  à grand échelle.  Pourquoi  en va-t-il  ainsi  ? Les  principales  raisons  sont  sans  doute  d’ordre  historique,  sachant  que  le  potentiel  économique  du tourisme  et  les  possibilités  de  développement  dont  il  est  porteur  ont  été  reconnus  assez  tardivement,  alors que  d’autres  secteurs  comme  l’agriculture  et  l’industrie  bénéficient  depuis  longtemps  de  la  protection  et  du soutien  de  ministères  ad  hoc.  S’ajoute  le  fait,  souligné  précédemment,  que  le  tourisme  intéresse  un  grand nombre de  ministères,  si  bien qu’il  est  difficile  de  l’associer  à un  domaine  de  compétence  précis. Toutefois,  le  tourisme  a  gagné  en  visibilité,  et  nos gouvernements devraient y voir désormais  une  activité économique  qui  mérite  d’être  prise  en  considération  dans  l’élaboration  des  politiques  au  niveau  national.  Il est  de  plus  en  plus  admis  que  la  contribution  du  tourisme  à  l’économie  dépasse  celle  de  beaucoup  d’autres secteurs  importants  comme  l’agriculture  auxquels,  de  tout  temps,  les  autorités  nationales,  régionales  et locales, ont  donné un poids  politique bien  plus grand.
 
Dans  un  secteur  extrêmement  morcelé  comme  le  tourisme,  où  les  problèmes  relèvent  de  ministères  et de  niveaux  d’administration  différents, dont les  intérêts  sont souvent appréciés  très  diversement  et manquent  souvent  de  cohérence, il est alors facile que cela ne puisse pas fonctionner efficacement.  Alors, la recherche  d’un  consensus  minimum  sur  l’état  actuel  du  tourisme  et  des  decisions courageuses pour la destination  Sénégal, relève d'une volonté politique et d'un engagement du secteur privé à accepter la formulation  d’une  vision  à  plus  long  terme  et  la  définition  de  tâches,  d’objectifs  et  de  résultats  mesurables pour mobiliser les  partenaires clés, et mettre en  commun  les moyens financiers, les connaissances, les idées novatrices et les préoccupations des populations,  mais  aussi et surtout pour  favoriser  le partage par une  prise  de  conscience,  tant  au  sein  de l’administration  toutes attributions confondues que dans legrand public.  Autrement  dit,  il  faut  définir  des  indicateurs  de  performances  qui  prennent  en compte  la  capacité  des  parties  prenantes  à  influer  sur  les  résultats,  et  qui  puissent  être  mesurés  avec exactitude,  et  faire  en  sorte  que  le  calendrier  de  mise  en  œuvre  soit  arrêté  d’un  commun  accord  et réalisable. Un  dispositif  de  contrôle  doit  être  mis  en  place  pour assurer  le  suivi  et  la  notification.
Il faut veiller davantage, à  l’intégration intersectorielle et au développement des ressources  humaines de qualite, car le  tourisme  est  une  activité à forte  intensité  de  main-d’œuvre, dans laquelle  l’expérience vécue par le visiteur,  dans  un  lieu  de  destination  donné, dépend pour beaucoup, des  échanges avec  la  population  locale  et les travailleurs  du  secteur.  Il  faut  que  l’éducation  et  la  formation  soient  axées  sur  le  service  au consommateur pour que le  personnel  en  contact  avec  la  clientèle  apporte  aux  visiteurs  des  prestations  de qualité.  L'économie "d'experience" au  tourisme s'attache à  promouvoir l’innovation  dans  le  tourisme  et les services connexes a surmonter  d’importants  obstacles  tels  que  la  saisonnalité,  l’éloignement par  rapport  aux grands centres des marchés  touristiques et  l’étroitesse  de l'offre touristique destinée aux nationaux  et à des  marchés  touristiques  intérieur que l'administration ne  doit pas ignorer.
 
Mouhamed Faouzou DEME
Lundi 18 Avril 2016
Dakar actu




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