Barthélémy Dias sur la situation du pays : « Macky se bat pour un Sénégal émergent, mais force est de reconnaître qu’il y a des manquements énormes! »

Un entretien avec l’honorable député-maire Barthélémy Dias, connu pour son franc-parler est toujours riche d’enseignements et de… critiques, surtout en ce moment où l’actualité ne résonne que des préparatifs houleux du congrès du Parti Socialiste et de ces locales aux milliers de candidats. Dakaractu s’est fait un plaisir pour ses fidèles lecteurs, de le rencontrer au sein même de sa mairie que d’autres convoitent. Entretien…


Barthélémy Dias sur  la situation du pays : « Macky se bat pour un Sénégal émergent, mais force est de reconnaître qu’il y a des manquements énormes! »
Monsieur le député, l’actualité bruit actuellement de votre dernière rencontre tenue à la maison du Parti socialiste. Avec le recul, est-il opportun d’essayer de tenir un congrès à quelques encablures des joutes locales ?
Je voudrai d’abord dire que le chronogramme et l’avenir du parti socialiste ne sont pas liés à un calendrier électoral. Les décisions au sein du parti socialiste ne sont pas prises par des individus mais par des instances. Les dates des 6 et 7 Juin n’ont pas été arrêtées par un individu, mais par le bureau politique. Tous les membres du comité central sont représentés au bureau politique par leurs responsables de région ou de département. Le bureau politique y siègent tous les responsables des 14 régions, et les responsables des 45 départements, y compris les mouvements de jeunes et de femmes, en plus de personnes qui sont coptées au niveau du bureau politique. C’est cette instance qui a arrêté le congrès, après l'avoir repoussé à maintes reprises, pour les dates des 6  et 7 juin 2O14.
« Seules 8 personnes ont eu à souhaiter… »
C’est encore une preuve de démocratie interne, en convoquant le comité central riche de plus de 500 membres. Je rappelle que seules 70 personnes sur plus de 500 personnes ont senti la nécessité de s’inscrire et de se prononcer. Donc, une grande partie considérait que ce n’était même pas un débat à leur niveau. Sur ces 70 personnes, il semblerait qu’il ait huit personnes qui ont eu à donner leur point de vue et leur opinion, en indiquant qu’ils souhaiteraient que le congrès ait lieu après les élections locales. Il faut préciser que 62 personnes ont souhaité que le congrès se tienne à date échue. Alors où se trouve la démocratie ?
Il faudrait qu’on apprenne à se respecter. Majorité ne veut pas dire unanimité et dans une formation politique, il faut apprendre à être démocratique, à savoir que le parti socialiste n’est pas régi par des opinions personnelles. Il est régi par des statuts, des textes et des règlements intérieurs. Ce que le comité central a entériné hier (mercredi NDRL) au vu et au su de tout le monde est clair, net et précis. On va retourner au niveau du bureau politique pour le valider, je pense que si on pose le débat, en termes de report, report pour report, si on reportait les élections locales aujourd’hui, le parti socialiste , ne le cautionnerait jamais. Le parti socialiste monterait sur ses grands chevaux pour s’ériger en donneur de leçons de morale. Ça devrait commencer par nous-mêmes.
« Si certains n’ont pas le cœur à aller en congrès… »
On n’a pas à reporter le congrès par rapport à des opinions personnelles. Si report il y a, ce serait par rapport à ses textes, ses statuts et à son règlement intérieur. Si certains n’ont pas le cœur à aller en congrès, je les invite dans une camaraderie inclusive à revoir leurs copies. Le processus qui va aboutir au 15éme  au congrès d’investiture a débuté depuis trois ans, les cartes ont été remises aux responsables qui devaient les amener à leurs bases respectives. Si en trois ans ils n’ont pas été capables de renouveler leurs instances, même si on leur donnait trois ans encore, ils ne le feront pas.
Certains parmi ceux qui élèvent la voix,n’ont pas mis leurs pieds depuis trois ans dans leurs instances de base. Le parti socialiste n’est pas une garderie d’enfants, c’est un héritage national qui est entre nos mains. On évoque toujours la méthode, l’organisation et le sérieux que nous ont inculqués les présidents Senghor et Abdou Diouf. Il est hors de question que l’on remette en cause les fondamentaux du parti.
Je souligne que la tenue du congrès n’a absolument rien à voir avec l’élection du secrétaire général. Il est élu par un autre mécanisme  interne au parti. Le congrès n’est que l’aboutissement des renouvellements des instances de base.
Toujours dans le cadre des locales, il a été noté des divergences profondes entre l’APR et le PS, mais aussi de Benno (unité), la coalition est allée en Benn-benno (ordre dispersé), est-ce que les locales ne vont pas signer la fin de cette mouvance ?
Je pense d’abord qu’il faut amicalement et respectueusement mettre le président Macky Sall devant ses responsabilités. C’est lui qui avait pris l’engagement de mettre en place un cadre de concertation, en indiquant que le siège était déjà trouvé et qu’il ne restait que quelques détails à régler. A ce jour, nous n’avons jamais été associés à un quelconque cadre de concertation.
« Le Chef de l’Etat n’a pas été élu sur la base de son seul mérite personnel ou du poids de l’APR »
La survie de la coalition Benno Bok Yaakaar dépend en grande partie de la volonté du Chef de l’Etat, qui je le rappelle, n’a pas été élu sur la base de son seul mérite personnel ou du poids de son parti politique l’APR. C’est plutôt sur la base d’une démarche inclusive collégiale, d’un travail de groupe au second tour. Je pense que le minimum de respect est de pouvoir y associer tout le monde.
Aujourd’hui de plus en plus, des personnes qui devaient être en contact direct avec le Président, décrient le fait de ne plus pouvoir le rencontrer. Je rappelle que c’est dans ce cadre, qu’un des alliés a eu à claquer la porte, du fait des difficultés qu’il avait à le rencontrer.
Un ministre du gouvernement a aussi eu à claquer la porte pour ces mêmes raisons, donc vraiment si je peux me le permettre, si je pouvais donner un conseil au Chef de l’Etat, je lui aurais demandé d’ouvrir ses portes à ses alliés et lui rappellerais qu’il na pas été élu pour être inaccessible. Ensuite je me dois de reconnaître d'abord qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, mais qu'il se bat pour faire du Sénégal un pays émergent, malgré les énormes manquements notés. Cependant, notre objectif est de faire de son mandat une réussite.
Des efforts ont été faits, l’arrogance du régime libéral est aux oubliettes. Mais les Sénégalais veulent vivre mieux. C’est lui qui a été élu par le peuple sénégalais et le dernier mot lui revient.
Il y a indubitablement des manquements dans la démarche et la stratégie. Par rapport à la boulimie de l’APR, il faut d’abord déplorer que l’APR ne soit pas un parti structuré et organisé, car chacun se déclare roi et il y a des comportements inacceptables. Quand des gens de ce parti se permettent à N'guéniène de dire qu’ils vont combattre notre Secrétaire général Ousmane Tanor Dieng, quand des individus de l’APR à Louga décident de combattre une icône comme Aminata M'bengue N'diaye, à Podor ils veulent humilier Aïssata Tall Sall, les choses sont claires : on considère que c’est un défi lancé au Parti Socialiste! Et Par la grâce de DIEU on va le relever.
Justement on va vers un duel entre Khalifa Sall et Mimi Touré. Comment appréciez-vous cette confrontation entre deux grosses pointures d’une même mouvance ?
Pour moi, il n’y a pas de confrontation. Il y a malheureusement de la part de nos alliés de l’APR des responsables qui en réalité sont des irresponsables notoires. Quand un responsable de ce parti se permet de dire publiquement que si Khalifa Sall ne rejoint pas leur parti, il n’a aucune chance d’être maire de Dakar, je lui réponds que ce n’est pas un défi que Khalifa Sall doit relever, mais c’est plutôt aux dakarois de lui répondre. Et nous allons faire de sorte qu’ils comprennent les enjeux et toujours dans la dignité et qu’une bonne fois pour toutes que les politiciens que nous sommes, comprennent que nul n’a le monopole de la vérité.  Seul le peuple est souverain et 95% des dakararois apprécient positivement le travail abattu par le maire de Dakar, un travail qui fait la fierté des dakarois que nous sommes.
Quand un parti comme l’APR ne comprend pas ce que signifie une coalition, et considère que c’est tout ou rien, je pense que la seule consigne valable est de descendre sur le terrain et de dire aux dakararois qu’il y a des hommes politiques qui ont confondu le bien public et le bien privé. A ce titre la balle est dans leur camp. Je suis optimiste pour cela.
A la décharge du Chef de l’Etat, on ne l’a jamais entendu tenir des propos discourtois à l’endroit de ses alliés. Je l’en félicite, mais je déplore qu’il ne puisse pas tenir ses troupes et faire comprendre à sa famille politique qu’il faut savoir raison. Il y a le peuple qui nous observe.
Dans une coalition, il y a souvent des concessions qui sont faites. Mais comment comprendre que vous, un député-maire, figurez à la quatrième place sur votre liste ?
Je rappelle que le député-maire est le mandataire de cette Coalition Taxaawou Dakar dans cette localité, donc si je suis à la quatrième place je n’y vois aucun inconvénient. Et à ce titre Khalifa Sall nous a invités à un grand rassemblement pour relever les défis, préparer les enjeux liés à l’avenir. A ce titre, je rappelle que Mme Wardini, présidente départementale des femmes de l’AFP, élue par un congrès est notre tête de liste proportionnelle. Mme Racky Wane, présidente des femmes de la LD est notre tête de liste majoritaire. Elles sont toutes les deux des adjointes au maire de Dakar sortant. Donc, elles ne peuvent pas figurer à n’importe quelle place de cette liste. Moi je crois à la parité non démagogique. Elles sont des références pour nous. Nous mènerons notre combat dans un démarche véridique, des promesses possibles aux populations.
Aujourd’hui 70% de ceux qui vont aux compétions n’appartiennent pas à des formations politiques et cela pose problème. C’est comme si demain, je réclamais un combat contre Balla ou Yékini, c’est qu’il y aurait un problème au CNG de lutte. De même si je réclamais le numéro 10 de l’équipe nationale de football qu’en dirait la fédération nationale de football ? Alors je ne vois pas pourquoi n’importe qui peut se lever et s’immiscer dans des consultations électorales. De par la constitution, seuls sont autorisés les partis politiques et coalition de partis dûment reconnus.
Pour revenir à votre question, en 2009 quand j’ai été élu maire, je n’étais même pas tête de liste, ni proportionnelle, ni majoritaire. Je dis solennellement que je me bats pour un deuxième mandat parce que je le mérite. Le moment venu je ferai mon bilan sur la base des neuf domaines de compétences transférés par l’Etat. Je suis un fervent militant de l’acte 3 de la décentralisation que j’ai voté.
Pour un avant-goût de ce bilan, n’étant pas de Mermoz-Sacré Cœur, qu’est-ce que le Député-Maire a bien pu réaliser durant son magistère ?
Il faut retenir qu’étant maire sortant je suis d’abord fier de n’avoir détourné aucun dernier public, de n’avoir vendu aucun centimètre carré de terre.
D’autres avant vous l’ont fait ?
Cela ne sert à rien d’insulter l’histoire, cela appartient au passé. Ceux qui suivaient l’actualité politique au niveau de notre localité savent de quoi je parle, parce que c’est une commune qui dispose de bonnes réserves foncières, d’un patrimoine foncier évalué à près d’une dizaine de milliards. A chacun sa vision et sa culture politique.
En toute modestie, je suis l’un des premiers à subventionner des ASC à hauteur d’un million FCFA et de l’avoir fait chaque année; pour la santé, je suis le premier dans cette localité à avoir subventionné les postes de santé, après les avoir réfectionnés à hauteur d’un million annuellement, sans compter la dizaine de millions FCFA en termes de produits pharmaceutiques.
Je pourrais aussi vous signaler les subventions et les fournitures scolaires que nous accordons aux écoles de la localité. Je suis le seul maire à avoir subventionné les lieux de culte à hauteur de 10 millions FCFA annuellement. Pour vous dire que la moitié de notre budget est dépensée dans le social.
Nous sommes une commune de presque quarante mille habitants avec un budget qui ne dépasse pas les 250 Millions de francs FCFA, alors que beaucoup de gens pensent qu’il y a des milliards dans cette commune. On n’a que 250 millions FCFA, je le répète, pour 40 Mille âmes, alors qu’aucun parmi ces habitants du 1er janvier au 31 décembre ne paie l’impôt. C’est la seule commune qui ne dispose d’aucun marché, d’aucune gare routière.  
Actuellement, telle que fonctionne la décentralisation, le bilan d’aucune commune d’arrondissement ne peut être dissocié de celui de la ville de Dakar. Que ce soit le lait à l’école, les uniformes, l’éclairage public et beaucoup d’autres choses. Quand la ville de Dakar subventionne à hauteur de milliard le lait, nous nous y ajoutons le ‘’thiakri’’ et d’ailleurs nous venons de signaler un partenariat avec ENDA dans ce sens. Ce n’est pas un geste dérisoire, car des milliers d’enfants partent des fois à l’école le ventre creux.
Je me battrai dans cette campagne pour donner la bonne information à la population, pour lui permettre de faire le bon choix. Ce qui est important pour moi c'est que personne ne remette en cause mon intégrité. Je rappelle en passant que j’ai fait l’objet d’une dénonciation d’un membre du conseil municipal au niveau de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP) dans le cadre d’une guéguerre politique, l’ARMP est venue au finish j’ai été blanchi.
A vous entendre, vous n’êtes pas de ceux qui disent que l’Acte 3 ciblerait certains maires ?
J’ai beaucoup d’espoir en l’acte 3 qui fera de nous des maires de plein exercice, au lieu d’être des démembrements de la mairie de Dakar. Je salue au passage l’excellent travail abattu par son maire Khalifa Sall, mais tout de même, on mérite aussi d’avoir les moyens pour travailler. Une commune d’arrondissement n’est pas autorisée à réaliser des investissements  de plus de 50 millions FCFA.
« Que dit l’acte 3 pour que les gens comprennent ? »
Il dit que la taxe sur les ordures ménagères, que vous payiez à la ville de Dakar, les taxes sur le foncier bâti, la taxe sur la publicité, seront désormais payées à nos communes d’arrondissement. Khalifa a abattu un excellent travail parce qu’il a eu les moyens de ses ambitions et ces moyens ont été recouvrés dans nos communes d’arrondissement. Alors c’est normal que le pavage, le lait, la voirie soient en retour assurés aux communes d’arrondissement. J’aurais souhaité pouvoir le faire moi-même. Au lieu d’être à la remorque de la ville de Dakar.  
En taquinant Khalifa, je lui ai rappelé qu’il fut le maire de Grand-Yoff et qu’à ce titre, il connait les difficultés que nous vivons, que nous traversons. Alors sous forme de blague, je lui ai dit que les facilitations et applaudissements vont à la ville de Dakar, les insultes et critiques aux communes d’arrondissement.
L’acte 3, je le pense, va rectifier une imperfection, Pour ne pas dire une injustice. Mais je l’ai déjà dit et le répète : si l’acte 3 ou une quelconque loi a été élaborée pour combattre un individu, de surcroît un socialiste, particulièrement Khalifa Sall,  je la combattrais jusqu’au bout, au vu et au su de tout le monde. Avec la liste Taxawu Dakar, dans les 19 communes d’arrondissement, les socialistes se sont donnés la main pour entre autres, soutenir Khalifa, une fierté, une référence pour le PS et le jeunesse sénégalaise en particulier.
 
Samedi 17 Mai 2014




1.Posté par Mdia le 18/05/2014 06:26
le parler n'est plus tellement franc. ils sont associés au résultats de Macky , si celui-ci doit être sanctionné , ils doivent l'être tous. toute la coalition. le peuple ne s'y trompera pas

2.Posté par TITE LIVE le 18/05/2014 06:31
arretez le cirque . Depuis quand ce pitre peut etre un politique au point de commenter la politique du Senegal . On marche cul par dessus tete à la fin ...

3.Posté par patrioot le 18/05/2014 10:00
il ne fait que tromper son monde.IL a deja noyauté la liste avec tous les quidams de la mairie.Les tete de liste ne sont que des leurres.Il a fuit avec la lsite apres avoir été nommé mandataire par khalifa salll au grand désaccord de tous les partis de taxawu dakar.il a fait seul les inestitures pour les deposer.faites votre enquete!Je PENSE QUE SINCEREMENT Barthelemy n'est pas un exemple pour notre systeme démocratique!

4.Posté par Rosalie senghor le 18/05/2014 15:32
Barthélémy n'a pas de bilan dans notre commune ce à quoi madame Ndèye bineta Gassama va bientôt remédier.

5.Posté par aboubilale le 18/05/2014 18:07
je suis de ceux qui pense que le president est sur la bonne voie et cela malgre quelques difficultes,m mais ce jeune barth il devrait etre plus respectueux de ses ainers ,il n`est rien a part une grande gueule et tot ou tard tanor partira parth et que se pqssera t`il .

6.Posté par oumar kane le 18/05/2014 19:58
C vrai que ce gosse a noyauté les listes. Il a fuit le jour du dépôt des listes et il a mis que des vandales sur la liste; des voyous. Mais il oublie une chose: Dieu est plus grand que lui.
C'est un voleur, un escroc, un poltron. Il est un lâche. Il faut oser affronter ses adversaires. Il ya le dossier de l'ARMP et bien d'autres. mais le plus cocasse, c'est que son dossier a été envoyé aux assises. Qu'attend la justice pour enrôler le dossier de ce présumé meurtrier? Que la justice a décidé d'envoyer aux assises après une instruction du doyen des juges.
Nous devons être édifié avant d'élire un maire meutrier.

7.Posté par nbt le 19/05/2014 00:07
bien dit le maire il faut faire comprendre à la population l limite du maire et fallait bien préciser tout ce que tu fais dans le social avec un maigre budget c qui m'étonne tout ce qui parle ou qui sont candidat sont des conseillers qui n’assiste jamais au conseil municipal qui volent les secours destiné a la population et en parlant de ndeye bineta gassama on ne peut pas avoir des ambitions pour une commune ou on a jamais voté parce qu’on ai cousine au président la dinastie faye sall timbo gassama va détruire le président sall courage barth tu fais la fierté de la jeunesse sénégalaise si kaw si kaname

8.Posté par GRAND YOFF DIEUM KANAM le 19/05/2014 13:35
Ces derniers temps, il semble qu’il est « interdit » aux membres du parti socialiste d’évoquer les questions liées au parti et particulièrement la succession de Ousmane Tanor DIENG lors du futur congrès.
Pour preuve, ceux qui l’ont éssayé,ont été traduits devant le conseil de discipline, d’autres ont été tout bonnement renvoyés (ça ne sera pas mon cas car je ne suis pas militant du PS ni d’aucun parti politique).
En tant sénégalais, j’ai besoin d’un cadre d’expression libre, et je crois en avoir le droit. Car, le paradoxe qu’il y a dans la démarche d’encadrer notre liberté d’expression est que les instances du PS n’offrent plus aux militants un cadre d’expression. Le comité central, qui représente la principale tribune des militants, est en train de mourir de sa belle mort car depuis la présidentielle, il n’a été tenu qu’une seule fois avant celle préparant la tenue du congrès. Et je précise que je ne mène le combat de personne, vu que toute opinion défavorable à l’un est classé pro l’autre. Moi je ne suis d’aucun camp, et si je devais en avoir, le mien serait juste le Sénégal DIEUM KANAM.
Au moment d’évaluer la participation du PS aux présidentielles de 2007 et 2012, plusieurs raisons ont été évoqués pour expliquer la déroute de OTD qui à sa prise de parole a endossé l’ensemble des responsabilités de l’échec. Les militants avaient applaudis son courage et sa sincérité. Ils n’avaient pas tort en réalité. Il était le principal responsable. Car c’est lui et lui seul qui avait rendez vous avec le peuple sénégalais qui devait choisir son président, et il avait perdu de nouveau. Mais suffit-il d’endosser les responsabilités pour que le reste, et le plus important, à mon avis, pour un candidat à une élection présidentielle, soit passé sous silence ? Ce serait vraiment un silence coupable.
Je souhaite revenir sur les raisons objectives des échecs d’OTD. L’on se demanderait la pertinence de cet exercice par un non militant du PS.C’est effectivement parce que, personne dans ce parti n’a jusque-là dit tout haut ce que les électeurs, voir certains socialistes disent tout bas. Et pourtant c’est ce qui explique les échecs de Tanor, et pour les mêmes raisons qui demeurent il risque de ne plus jamais être élu au Sénégal. Et d’autre part, les inconditionnels de OTD essaient de faire croire aujourd’hui qu’il doit valablement diriger le parti même s’il ne compte plus se représenter au nom du Ps pour un quelconque mandat électif.

Quelques raisons objectives de l’échec de Tanor :
Considérons Tanor comme « un produit » politique à vendre au client qui s’appelle électeur. Les deux dernières élections présidentielles les ventes ont chuté de manière vertigineuse. En Marketing, on dirait que le produit est en fin de cycle ou en déclin. Ce déclin résulte de plusieurs facteurs tels que les changements des critères de choix et des goûts des électeurs, en plus de la montée en puissance de nouveaux leaders jeunes. Cette fin de cycle ne s’explique pas par l’âge de Tanor car il est relativement jeune, mais plutôt par l’effondrement des ventes du « produit Tanor ».Le cycle de vie d’un produit ce n’est pas son âge, mais la durée de consommation du produit dans le marché. Et malheureusement, les clients disent souvent et partout « Your product no longer seems to be exciting and up-to-date. »

2ème raison : « un produit »non familier

Au Sénégal, quand vous prononcez le nom de Moustapha NIASSE, les électeurs l’associent : ancien ministre des affaires étrangères ;Macky SALL ,DG PETROSEN, ministre de l’énergie, de l’intérieur, premier ministre, ancien président de l’assemblée nationale, ancien maire de fatick ;Cheikh Bamba DIEYE maire de saint louis ;Idrissa SECK Premier ministre, maire de thiès,Khalifa SALL maire de Dakar,Aissata TALL SALL Avocat et maire de podor,et Tanor ils l’associeront à quoi ?

Certes il a été ministre des affaires présidentielles et a beaucoup travaillé pour son pays. Mais politiquement, que signifie ce poste aux yeux des sénégalais ? Surtout qu’il n’était pas célèbre et n’existe plus dans l’organigramme du gouvernement du Sénégal. Son mandat de député a été éphémère, presque inconnu .Chez les nouveaux militants du Ps et les électeurs comme moi, presque personne ne se souvient du passage de Tanor à l’hémicycle. Combien il est difficile de vendre un produit auquel le client n’est pas familier ! Many people don’t recognize our product,we should raise brand awareness.

3ème raison : Un homme presque inconnu

En 2000, quand Abdou DIOUF, perdait le pouvoir, j’avais 14 ans. J’ais commencé à voter en 2007 et donc forcément à reconnaitre Tanor. Beaucoup de jeunes comme moi sont dans la même situation, ne connaissant que les nouveaux jeunes leaders politiques (Idrissa seck,Macky sall,cheikh Bamba dieye,Khalifa sall,Barthély diaz,moussa sy entres autres…).

Malgré mes recherches, je ne peux dire avec certitude, quelle filière a étudiée Tanor. Dans quelle université ? Quelles fonctions a-t-il occupées ? Ailleurs, à défaut de publier sa biographie, son cv aurait fait le tour du pays.
Outre, (c’est peut-être subjectif mais important aux yeux des sénégalais car ils se sont maintes fois demandé), combien d’épouses a-t-il ? Une ?deux ?trois ? Moi, j’ai entendu du tout. Je l’évoque parce qu’il arrive qu’ils se demandent aussi laquelle de ses épouses serait Première Dame s’il était élu ?Qui sont ses enfants, où vivent-ils ?Autant de questions dont les réponses leur auraient permis de vendre le « produit ».La majeure partie des jeunes actifs dans la scène politique sénégalaise, n’avaient pas l’âge de voter quand Tanor exerçait pleinement ses fonctions aux côtés du Président Diouf. Même s’il était l’homme fort du régime, il reste inconnu à nos yeux. S’il demande nos voix aujourd’hui, je doute que l’on s’identifie à lui ou qu’il puisse satisfaire nos critères de choix.

4ème raison : Son discours inaccessible et son trop plein de politesse qui tuent son charisme.
Les journalistes qui couvrent les sorties de Tanor ont tendance à rapporter textuellement ses propos pour éviter tout risque de les dénaturer. Car son discours est très soutenu, très technique, seuls les initiés le saisissent. Pire les spécialistes du discours disent que le ton et le rythme ne sont pas captivants, la taille très longue. Beaucoup de sénégalais ont presque une fois loué la discrétion de l’homme, sa politesse, son calme, sa clairvoyance, sa générosité politique…Des qualités quasi rares chez les hommes politiques de façon générale.
Ses qualités lui ont joué de sales tours. Il est réfractaire au folklore politique, son discours n’est pas poignant. Tout le contraire du très charismatique Abdoulaye WADE. Comme on dit il faut parfois montrer sa force pour ne pas à l’utiliser. Quel militant socialiste n’a pas entendu de la part des sénégalais cette phrase ; Si vous mettez Me Aissata tall sall,barthelemy dias,Khalifa sall ou autre à la tête du parti, je voterai pour vous.
Ceux qui ont connu de grands échecs et ont l’audace de penser à la mesure de ces échecs sont devenus ou redevenus de grands hommes. Quel est donc le secret de ceux qui perdent mais savent se redresser subrepticement et rebâtir sur les ruines de la défaite ?
Nous avons pu identifier 4 caractéristiques fondamentales : Premièrement, il y a qu’ils ne croient pas au mauvais sort, deuxièment il n’y a qu’ils restent persuadés qu’ils demeuraient les plus forts, troisièment il y a qu’ils se serrent les coudes et avancent en rangs serrés et quatrièment, il y a qu’ils sont persuadés que demain leur appartient. Il y a dans la vie un temps au cours duquel on accumule de l’expérience, parce qu’on travaille, on voyage, on échange avec les gens d’horizon divers, on monte des projets dont certains sont des réussites et d’autres des échecs. Puis il y a n temps pour la réflexion qui ne signifie pas qu’on sorte de l’action. Il faut alors oser la remise en cause des idées préconcues,il faut oser faire bouger les lignes ,oser réfléchir autrement, oser les changements, oser affronter les difficultés, oser le dialogue, oser proposer, oser dire la vérité, oser dire non.
Forts de cette disposition d’esprit, ils peuvent dès lors oser, et tout d’abord oser croire, et donc être capables d’oser d’entreprendre. C’est pourquoi nous demandons aux militants du Ps, d’oser avouer certains échecs. Personne ne doit dire qu’il est tard pour bien faire, que vous ne pouvez plus reprendre le gouvernail et redresser la barre. Il faut que ceux qui gèrent le comité central, mettent en œuvre les moyens dont ils disposent, ils sont nombreux, ils sont essentiellement humains et c’est là ce dont les sénégalais ont le plus besoin.
LASS BADIANE Président
Mouvement GRAND YOFF DIEUM KANAM

9.Posté par Sincerely le 21/05/2014 09:54
Bonjour;
Moi ce que je ne comprends pas avec les senegalais c'est leur hypocrisie. Cet homme que vous etes en train de dénigrer etait un maire alors il sait tres bien de quoi il parle mais aussi arretez de le traiter de meurtrier et attendez d'etre a sa place. Le jour ou l'on viendra pour vous tuer et que vous ne vous battiez pas alors là on dira de vous que vous etes un lache car lui c'est un homme courageux, il a tenu a vivre, a continuer sa lutte pour le peuple senegalais, pour la voie des senegalais, et certains avec ingratitude le remercient comme ca vous etes vous meme des voleurs, des menteurs, des ingrats. Barthelemy au moins se bat pour ce qui en vaut la peine, essayez de faire de meme avant d'ouvrir vos bouches.



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