BRAQUAGE D’UNE BIJOUTERIE AUX PARCELLES ASSAINIES : Mor Talla Guèye risque 20 ans de travaux forcés

Mor Talla Guèye a fait face à la Chambre criminelle de Dakar pour association de malfaiteurs et vol en réunion. Il risque 20 ans de travaux forcés pour le vol de bijoux en or avec usage de violences ayant entrainé une incapacité temporaire de travail (ITT) de 12 jours. Il risque aussi de verser la somme de 20 millions de FCFA, des dommages et intérêts que lui réclame la partie civile.


Un scénario digne d’Hollywood. Un braquage d’une bijouterie en plein jour, dans le quartier populaire des Parcelles Assainies. Il était exactement 15 heures.
L’histoire remonte à 2011. Il résulte des faits que le plan avait été mijoté auparavant. Munis d’une stratégie qu’ils pensaient parfaite, les malfaiteurs sont passés à l’acte. Non loin du Rond-point Case-bi se trouve la bijouterie de Bassirou Thiam.
Son épouse, seule dans les lieux, a subi les actes des trois acolytes. Ces derniers ont fait croire à la vendeuse qu’ils étaient à la recherche d’une bague en or. Elle sera cependant prise au dépourvu avec un gaz asphyxiant.
Sans finir leur forfait, les voleurs ont ligoté la dame. L’irréparable venait d’être commis. Ils sont partis avec des bijoux d’une valeur de 9,6 millions de FCFA.
La victime déterminée à ne pas se laisser faire trouvera la force de crier au voleur. Le voisinage aura ainsi réussi à stopper Mor Talla Guèye avec des bijoux dans les mains. Il sera placé sous mandat de dépôt après avoir été inculpé des faits d’associations de malfaiteurs et de vol en réunion avec usage de violences ayant entrainé une incapacité temporaire de travail (ITT) de 12 jours.
Devant la barre de la Chambre criminelle après sept ans de détention préventive, il a été désigné par la victime qui l’accuse d’avoir joué le rôle de surveillant pendant que les autres dérobaient son or. L’avocat de la partie civile a joué sur la carte du devenir de sa cliente depuis le vol. « Elle a été violentée en plus d’avoir perdu tous ces biens. Ses enfants ont été renvoyés de l’école, les faits sont constants », a plaidé l’avocat. Et de réclamer la somme de 20 millions de FCFA pour toute cause et préjudice confondus.
Mor Talla Guèye a nié les accusations portées contre lui. Il a affirmé que c’est pendant qu’il revenait de la plage après une séance d’entrainement qu’il a été interpellé sans le moindre bijou en or. Pourtant, il avait reconnu les faits à l’enquête préliminaire. Cet aveu, il l’explique par des actes de torture subis à la Police. C’est d’ailleurs dans cette logique qu’il avait même donné le nom de Khadim et Boy Niang comme étant ses complices.
Dans son réquisitoire, le procureur a expliqué que les faits sont imputables à l’inculpé même s’il
cherche à les nier. Le représentant du ministère public a noté que celui-ci a été appréhendé sur le feu de l’action et ses deux acolytes ont pris la fuite. L’état récidiviste de l’accusé, condamné à deux reprises respectivement à 2 mois et un an ferme, a été mis en exergue. Sorti de prison le 15 mars, il a été arrêté le 26 mars ce qui renseigne sur le danger qu’il représente pour la société. Il a ainsi requis 20 ans de travaux forcés.
Pour la défense, le passé pénal n’est pas une infraction et il existe un doute qui doit lui être bénéfique. La robe noire a demandé l’acquittement à titre principal avant de plaider l’acquittement au bénéfice du doute à titre subsidiaire. Mor Talla Guèye sera fixé sur son sort le 16 mai prochain.
Jeudi 4 Mai 2017
Dakaractu




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