BISBILLES AUTOUR DE LA SUBVENTION DE L’ÉTAT : La vérité sur l’argent de Macky qui divise les syndicats

Une subvention que l’Etat a allouée aux syndicats nationaux, sème la zizanie en leur sein. Le Front syndical autonome (FSA) a ouvert les hostilités avec une sortie houleuse contre la forme de distribution. Les quatre grands que sont la CNTS, la CNTS-FC, la CSA et l’UNSAS n’ont pas tardé à apporter la réplique à cette quinzaine de syndicats contestataires.


BISBILLES AUTOUR DE LA SUBVENTION DE L’ÉTAT : La vérité sur l’argent de Macky qui divise les syndicats
Pour Cheikh Diop qui a porté leur parole, les raisons sont multiples mais suivent les normes requises. «Les centrales qui n’ont pas eu 5% lors des élections de représentativité syndicale, ne peuvent pas bénéficier de la subvention syndicale», a-t-il soutenu.
Face à la presse, hier, les quatre syndicats les plus représentatifs ont apporté des clarifications sur la distribution de la subvention de l’Etat, gage de discorde entre syndicat.
D’emblée, Cheikh Diop, Secrétaire général de la CNTS/FC, a notifié que les 15 centrales syndicales contestataires, ne sont pas représentatifs. Pour lui, si l’on suit les normes, ce qui est le cas, tout syndicat qui n’a pas plus de 5% lors des élections de représentativité syndicale, ne pourrait bénéficier de la subvention.
Les quatre centrales bénéficiaires ont ainsi riposté aux attaques du Front syndical autonome (FSA). Dans une déclaration lue par le nouveau Secrétaire général de la CSA, Elimane Diouf, il est indiqué que l’institutionnalisation de la subvention aux centrales syndicales est une demande formulée depuis 2006. Seulement, note-t-il, son action était conditionnée à la tenue des élections de représentativité syndicale, seul critère objectif pour mesurer la représentativité des 18 centrales syndicales en lice.
Les résultats, proclamés par arrêté du ministre du Travail, issus de ce scrutin de 2011 ont classé la CNTS, l’UNSAS, la CSA et la CNTS/Fc, comme étant les centrales syndicales les plus représentatives avec une moyenne au dessus de 5 suivies des moins représentatives avec une moyenne inférieure à 5. Elimane Diouf indique qu’il a fallu l’arbitrage du Premier ministre, le 02 mai 2013, sur instruction du Président de la République réitéré le 02 mai 2013 lors du Conseil des ministres suite à la demande formulée par les centrales syndicales, le 1e mai 2013, à l’occasion de la présentation des cahiers de doléances et consécutive au désaccord sur la clé de répartition des sièges au niveau des institutions de pré- voyance sociale et à la subvention à allouer aux centrales syndicales.
Aussi, poursuit le Secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes, il a été retenu que la prise en compte du quotient électoral comme critère principal de détermination de la représentativité. Il stipule que la centrale dont les résultats ne lui permettent pas d’obtenir un siège ne peut pas être considérée comme appartenant au groupe des centrales les plus représentatives. «Sur cette base, quatre centrales que sont la CNTS, l’UNSAS, la CSA et la CNTS/FC apparaissent comme les plus représentatives et c’est pourquoi, elles ont bénéficié de subventions», argue le porte-parole du jour.
Ces derniers invitent l’Etat à être ferme pour que l’aide accordée aux centrales syndicales pour le 1er mai soit réglementée afin de stopper la prolifération des centrales syndicales.
«En toute conformité avec les dispositions pertinentes des conventions de l’organisation internationale du travail (OIT), notamment la C 98 sur le droit d’organisation et de négociations ainsi que la C 144 sur les consultations tripartites que le principe de la représentativité est érigé en mode de gouvernance des relations professionnelles, notre position sur le principe ne varie pas, la subvention est octroyée et répartie en fonction de la représentativité syndicale.»
Dans la même lancée, ils soutiennent que si, à l’avenir, il y a de nouvelles élections de représentativité, d’autres centrales syndicales reconnues comme étant les plus représentatives  bénéficieront de cet acquis. «En ce moment, si on en fait partie, on acceptera en dignes perdants, les résultats des urnes. Nous sommes dans un Etat de droit et de démocratie, ceci doit déteindre sur nos pratiques», estime la coalition.
Sur la menace de porter plainte contre l’Etat, toujours à propos de cette répartition, annoncée par le Front syndical autonome, les camarades de Cheikh Diop restent formels.
«Le Bureau international du travail est un organe crédible, elles (les centrales du FSA) n’ont qu’à porter plainte et nous verront la suite».
En attendant d’élucider la question, chacune des parties tire la couverture de son côté.
Samedi 6 Août 2016
Dakaractu




Dans la même rubrique :