BISBILLES AUTOUR D’UNE FOIRE AUX HLM : Le maire s’explique sur les raisons

Face à la presse hier, le maire des HLM a parlé des conditions d’instauration d’une foire locale. Babacar Sadikh Seck est revenu sur le problème de la délocalisation du marché.


BISBILLES AUTOUR D’UNE FOIRE AUX HLM : Le maire s’explique sur les raisons
Le problème autour de l'instauration d’une foire sur les allées qui font face au marché HLM est toujours de rigueur. Pour arrondir les angles, le maire de la localité, ainsi que le conseil municipal et les populations ont été autour d’une table.
« Quand il y a trop de problèmes, il faut savoir retourner à la source qui n’est autre que la population qui nous a élu, a expliqué d’emblée Babacar Sadikh Seck.
Il y a eu moult problèmes autour des décisions prises dans le cadre du développement de la commune. Aussi, il a fallu réunir le conseil et la population pour éclaircir la lanterne des uns et des autres. »
« L’éducation, l’éclairage public, l’assainissement étaient au cœur de notre programme. Il y a aussi le désengorgement du marché, il était prévu le pavage. Seulement, dernièrement, un grand problème par rapport à l’installation d’une foire locale a fait naître un différend avec les commerçants », dit-il. Et de signifier qu’il n’y a qu’une minorité qui s’est opposée à ce programme.
« Cette foire n’est pas une manière pour la mairie de récolter des taxes. Le promoteur veut installer une usine de pavage. Dans son entreprise, ce seront des jeunes de la commune qui vont trouver du travail. J’ai refusé les tables pour sortir du cadre informel. Si j’en donne à ces commerçants, demain, ils convoqueront la presse pour leur faire part de récépissés et de sommes payées à la mairie », défend l’édile des HLM.
Sur la coupe de certains arbres, il mentionne : « il ne s’agit pas de faire tomber des arbres pour laisser des trous. Il faut embellir. C’est la vie qui est ainsi faite, il faut casser des baraques pour construire des immeubles. La mairie souffre, il n’y a pas de moyens véritables pour tirer des recettes. Les panneaux publicitaires, le marché, entre autres, ne rapportent pratiquement rien et on attend beaucoup de nous. »

Le poste de Police en terrain conventionnel 

La commune des HLM ne dispose pas d’un commissariat de Police mais d’un simple poste. Encore que le lieu qui l’abrite est une propriété d’autrui parfois inondée au point que le commissaire ne puisse s’asseoir sur son bureau en période d’hivernage.
« Le poste se trouve sur une maison conventionnée dont la convention est finie depuis au moins deux ans. Le propriétaire ne peut entrer en possession de son bien », révèle Babacar Sadikh Seck. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la mairie a décidé de changer le poste en commissariat.
« On a trouvé un local mais ceux qui réfectionnent ce bâtiment ont mentionné qu’il faut un parking. Les gens ont agité le problème du stade car on a décidé de pousser ledit mur de clôture de deux mètres pour le parking », indique-t-il. Si demain la municipalité doit présenter un bilan, ce ne sera pas que des paroles : « On va présenter à la population quelque chose de palpable ».

Délocalisation du marché

Avec Kermel, le marché des HLM faisait partie des sites dakarois les plus visités par les touristes. Parler de délocalisation n’est pas une chose aisée, selon le maire de la commune.
« C’est vrai que la situation actuelle dérange à plus d’un titre, il va falloir agir en changeant l’organisation », confie M. Seck.
Qui notifie : « Puisqu’il n’y a pas d’espace, on va construire en hauteur, mais aussi faire de sorte que le marché ouvre à 7h du matin et ferme ses portes à 17 ou 18h30. Il fut un temps, où que l’on puisse être à Dakar, on entendait les cloches sonner pour annoncer la fermeture du marché Sandaga, à 17h. Dans tous les pays du monde, il existe des marchés hebdomadaires qui sont gérés par la commune... »
Mercredi 7 Juin 2017
Dakaractu



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