BABACAR BA, PRÉSIDENT DU FORUM DU JUSTICIABLE : « Khalifa Sall doit obtenir une liberté provisoire pour exercer ses droits civils et politiques »


BABACAR BA, PRÉSIDENT DU FORUM DU JUSTICIABLE : « Khalifa Sall doit obtenir une liberté provisoire pour exercer ses droits civils et politiques »
Tête de liste nationale de la coalition de l’opposition Manko Wattu Senegaal, Khalifa Sall n’a pas battu campagne à cause de sa détention. Selon le président du Forum du Justiciable, le maire de Dakar doit obtenir une liberté provisoire pour exercer ses droits civils et politiques.
« L’Etat du Sénégal a violé l’exercice de droits civils et politiques de Khalifa Sall. Quand on est en détention provisoire, obligatoirement, on garde toujours ses droits civils et politiques d’autant plus qu’il n’est pas encore condamné. Il bénéficie de la présomption d’innocence, et n’étant pas encore jugée, il garde toujours ses droits civils et politiques. »
Babacar Ba signale que l’Etat devait tout faire de son côté pour aider l’édile de la capitale à exercer ses droits. « Récemment, poursuit-il, le ministre de la Justice Me Sidiki Kaba a dit que Khalifa Sall détient toujours ses droits civiques et politiques. Mais il n’est pas allé au bout de ses idées. »
Il insiste sur le fait que la logique voudrait qu’on puisse donner à Khalifa Sall la liberté provisoire pour lui permettre d’aller battre campagne librement et exercer son droit de vote.
Toujours sur le cas de la tête de liste Manko Wattu Senegaal, le président du Forum du justiciable regrette une rupture d’égalité parce que la Constitution, en son article 1er, assure l’égalité des citoyens devant la loi.
« Si aujourd’hui Khalifa Sall qui est candidat, qui est en prison, qui n’a pas les possibilités de battre campagne, on peut convenir qu’il y’a une rupture d’égalité », détaille M. Ba. Pour lui, une bonne élection se fait si on a fait une très bonne campagne. Or, les autres candidats ont une longueur d’avance sur Khalifa Sall.
Babacar Ba invite l’Etat à prendre ses responsabilités. L’administration pénitentiaire a aussi l’obligation de veiller sur les droits des détenus. Comme solution, il demande au gouvernement de lui donner une liberté provisoire pour battre campagne ou, à la limite, d’installer des urnes au niveau des prisons.
« L’Etat du Sénégal ne cesse de violer l’article 27 bis du code de procédure pénale mais également l’article 7 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples », déplore le président du Forum du justiciable, rappelant qu’au-delà des six mois détention, le mandat de dépôt devrait être caduque, ce qui entraîne la nullité de ce mandat de dépôt automatique. « Sinon, la détention est arbitraire », affirme-t-il.
Vendredi 14 Juillet 2017
Dakaractu




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