’’Aucun élément des forces de l’ordre n’a de balles réelles’’Serigne Mbacké Ndiaye
Les victimes enregistrées lors des récentes manifestations à Dakar et à l’intérieur du pays ne peuvent pas être imputées aux forces de l’ordre qui ’’ne détiennent pas de balles réelles’’, a déclaré, mercredi à Dakar, le ministre conseiller, porte-parole du chef de l’Etat, Serigne Mbacké Ndiaye.
’’Je l’affirme avec force. Aucun élément de la police n’est aujourd’hui armé de balles réelles depuis le début des manifestations’’, a soutenu M. Ndiaye, lors d’un point de presse tenu au Palais de la République.
’’Il y a eu plusieurs coups de feu tirés à plusieurs reprises qui ont causé la mort de jeunes manifestants. Certaines de ces personnes ont été tuées par des balles réelles alors que la police ni la gendarmerie ne détiennent pas de balles réelles’’, a insisté le ministre conseiller.
La ’’réponse (au sujet de l’utilisation des balles réelles) nous parviendra bientôt’’, a ajouté Serigne Mbacké Ndiaye avant d’appeler tout un chacun à être ’’vigilant par rapport à ce qui passe dans le pays et savoir que dans toute manifestation, il peut y avoir des infiltrations’’.
’’A qui profite le crime ?’’s’est-t-il interrogé. Répondant à sa propre question, il a martelé : ’’Certainement pas à l’Etat qui n’a pas intérêt à ce que la violence s’installe parce que garant de la sécurité des personnes et des biens’’.
Selon M. Ndiaye, ’’le déroulement de ces opérations, les investigations et les enquêtes en cours nous permettront dans un délai relativement court de donner des conclusions très précises’’.
Dans tous les cas, assure-t-il, le ministre de l’Etat, ministre de l’Intérieur se prononcera rapidement sur toutes ces questions.
Pour le porte-parole du Chef de l’Etat, ce dernier qui est ’’sûr d’être majoritaire, veut aller à une élection libre et transparente’’.
Les candidats qui se sont préparés pour aller à l’élection et qui pensent pouvoir engranger des voix n’ont pas intérêt à installer la violence, a affirmé M. Ndiaye.
Quatorze candidats sont en lice pour la présidentielle . Parmi eux, figurent le président sortant Abdoulaye Wade, Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste (PS) et les anciens Premiers ministres Moustapha Niasse, Macky Sall et Idrissa Seck.
Les violences ont éclaté depuis que le Conseil constitutionnel a validé la candidature d’Abdoulaye Wade, le 27 janvier. M. Wade avait été élu président en 2000 et en 2007. Sa candidature est jugée ’’inconstitutionnelle’’ par l’opposition et des organisations civiles réunies au sein du Mouvement du 23-Juin (M23).
Au moins neuf civils et un policier ont été tués dans les manifestations contre sa candidature, à Dakar et dans d’autres villes du Sénégal.
APS
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