Attribution de marchés à la Foire 2015 : Macky Sall a intérêt à se taper un médecin, avant de parcourir ces énormités du Cices

Le Président de la République, qui se veut le chantre de la gestion sobre et vertueuse, a intérêt à être flanqué de son médecin, avant de parcourir ces dépenses ô combien surréalistes consenties par la Direction générale du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices), dans le cadre de la 24ème édition de la Foire internationale de Dakar (Fidak).

En effet, Macky Sall pourrait piquer une crise des nerfs, à la simple évocation de certains marchés retenus, au détour de la réunion du 24 novembre 2015. Morceaux choisis de ces marchés que vous révèle en exclusivité Actusen.com : nettoiement des locaux : 21 476 000 F Cfa, dont 3 276 000 francs de TVA ; désherbage : 9 440 000 F Cfa, dont 1 440 000 francs de TVA ; travaux de réhabilitation à 24 150 470 F Cfa ; travaux de peinture à 14 163 115 F Cfa ; matériel de sonorisation à 5 315 000 F Cfa. Mais le comble, c’est quand la Direction générale du Cices évalue à 25 millions F Cfa la bouffe des gendarmes pour une durée de 15 jours.

Et comme si cela ne suffisait pas, le Conseil d’Administration est coupable du délit de ne jamais eu le culot de hausser le ton, pour arrêter certaines dépenses liberticides. Alors que le Gouvernement a enjoint le Cices de réduire sensiblement les charges liées à l’organisation de la Fidak 2015. Comme c’est le cas, lorsque le Gouvernement le somme de réduire le personnel d’appoint à hauteur de 200 agents et que le Cices s’offre le luxe permissif, selon toujours les sources de Actusen.com, de se taper 996 personnes. Révélations exclusives !


Attribution de marchés à la Foire 2015 : Macky Sall a intérêt à se taper un médecin, avant de parcourir ces énormités du Cices

Au moment où un mystérieux incendie s’est déclaré, dans la nuit de samedi à dimanche, au pavillon Vert du Centre international du commerce extérieur du Sénégal (Cices), la situation des engagements financiers de la 24ème Foire internationale de Dakar (Fidak) donne du tournis à tous les adeptes de la gestion vertueuse, et pour cause.

Selon des sources de Actusen.com, la première entorse aux règles élémentaires d’une gestion sobre qui porte les empreintes de la Direction générale du Cices est relative au Plan de restructuration à court terme préconisé par le Gouvernement, pour la présente édition.

En effet, si le Gouvernement a enjoint les autorités du Cices de ne ménager aucun effort, pour procéder à une réduction des charges, notamment en réduisant le personnel d’appoint à hauteur de 200 agents (toutes origines confondues), la Direction générale a passé outre cette injonction du Gouvernement. Pour ce faire, en lieu et place des 200 agents préconisés, ce sont 996 personnes qu’elles a, finalement, recrutées, selon les sources de Actusen.com. Et ce, même si beaucoup de membres du Conseil d’Administration du Cices aient opposé leur “veto”.

En lieu et place des 200 agents du personnel d’appoint recommandées par le Gouvernement, le Cices a recruté 996 personnes

Le Gouvernement avait également instruit pour un assainissement des finances, une réduction des consommations en eau et électricité, une rationalisation des dépenses, une réadaptation de l’Organigramme, une application et un respect de la grille salariale en vigueur.

Par ailleurs, le Gouvernement s’est fendu d’une cascade de recommandations à l’endroit des autorités du Cices. Ainsi, il leur a demandé de consolider le portefeuille d’activités existant, de développer de nouveaux produits, de conquérir de nouveaux marchés et d’optimiser le recouvrement avec un accent particulier sur la Fidak, ainsi que de rechercher du sponsoring.

Nettoiement des locaux : 21 476 000 F Cfa, dont 3 276 000 francs de TVA

Mais ce chiffre exponentiel n’est rien, absolument rien du tout comparé aux montants surréalistes consentis par la Direction du Cices, alors que le Gouvernement a sommé celle-ci de rationaliser les dépenses. Sur ce registre, à la réunion du 24 novembre 2015, il est établi, dans la situation des engagements, la remise au profit de la Société VISION FUTUR d’une enveloppe de 41 300 000 francs pour la fourniture de moquette.

Il a été également retenu, toujours lors de cette réunion du 24 novembre, que cette même Société VISION FUTUR devait s’adjuger 26 656 200 F Cfa, dont 4 066 200 de TVA pour la fourniture de Stands en Syma Systems.

Quant au désherbage d’une partie du Cices, il a été retenu, lors de cette même réunion du 24-11-2015, de casquer au profit d’un GIE dénommé FRAMI la somme de 9 440 000 F Cfa, dont 8 millions francs Hors Taxe et 1 440 000 F Cfa de TVA. Mais cette somme faramineuse ne constitue qu’une goutte d’eau dans la mer. Et les adeptes de la bonne gouvernance vont s’électrifier de nervosité. Au motif que le Cices a décidé, lors de cette même réunion, d’injecter en faveur des caisses de la Société DIAMA SERVICES 21 476 000 F Cfa, dont 3 276 000 francs de TVA.

 Désherbage : 9 440 000 F Cfa, dont 1 440 000 francs de TVA

Toujours lors de cette rencontre datée du 24 novembre 2015, la Direction générale a décidé de l’acquisition du Matériel de menuiserie à hauteur de  27 595 000 F Cfa, dont 4 209 407 de TVA auprès de Baticom.

Travaux de réhabilitation à 24 150 470 F Cfa ; travaux de peinture à 14 163 115 F Cfa ; matériel de sonorisation à 5 315 000 F Cfa.

Autre montant faramineux : celui destiné à l’animation de la Foire internationale de Dakar. Pour cause, rien que pour le matériel de sonorisation, il a été décidé, lors de la réunion de toutes les libéralités financières, du versement en faveur d’une Société appelée TOUNEG de 5 315 000 F Cfa.

Des entreprises qui n’ont pas à rougir de la tenue de la Fidak : EMC2 et l’IMPRIMERIE SALAM. En effet, ces deux structures ont respectivement bénéficié de 5 487 000 F Cfa pour la plateforme gestion des entrées et mise à disposition des ingénieurs, ainsi que 4 477 498 F Cfa.

Les travaux de réhabilitation du Cices, n’en parlons pas ! Ils ont englouti, selon les décisions retenues lors de cette fameuse réunion du 24 novembre 2015, 24 150 470 F Cfa. Et l’heureuse “élue” ne devrait être que la Société CENTRE D’ETUDE DE CONSTRUCT.

Alors que beaucoup l’auraient intégrée dans les travaux de réhabilitation, le Cices a, on ne sait pas trop par quelle alchimie, créé une rubrique dénommée travaux de peinture d’un montant de 14 millions 163 mille 115 francs. Et c’est à la Société SGTT qu’on a attribué ce marché, si l’on se fie aux délibérations de la réunion du 24 novembre 2015. Là où l’enseigne pour la 24ème Fidak doit coûter 4 602 000 francs en faveur de la Société PUBLIGRAVURE.

Bouchez vos oreilles ! en dehors de l’alimentation des hommes de tenue, la situation des engagements de la présente Fidak est estimée à 273 032 667 F Cfa, dont 40 484 412 francs de TVA

Pour la construction de Stands bois Pavillon OR, la réunion de tous les écrats avait budgétisé  15 288 080 F Cfa, dont  2 332 080 francs devant être versés à l’entreprise KBS (AHMADOU L NDIAYE). Au même moment, la location de Groupe électro de 500 KVA et celle d’un autre de 250 KVA ont respectivement coûté 12 154 000 F Cfa (1 854 000 francs TVA) et 5 000 000 F Cfa (TVA 762 712 francs).

Les deux Sociétés bénéficiaires de ces mannes financières s’appellent respectivement SOS ENERGIE et TOUBA EQUIPEMENT. Bref, par la magie d’un raccourci rapide, on pourrait résumer la situation des engagements de la présente Fidak à 273 032 667 F Cfa, dont 40 484 412 francs de TVA.

Pour la bouffe des gendarmes, ce sont 25 millions F Cfa qui sont budgétisés ; les sapeurs nourris à 1 500 000 francs ; paiement des ouvriers à 13 millions F Cfa

Toujours au sujet de la fameuse réunion du 24 novembre 2015, la Direction générale du Cices a fait une estimation des dotations alimentaires. A cet effet, ce sont 1 500 000 F Cfa qui sont prévus pour nourrir le Groupement national des sapeurs pompiers. Mais là n’est pas le problème. Car selon toujours les sources de Actusen.com, la Direction générale du Cices a estimé à 25 millions F Cfa l’alimentation de la Gendarmerie nationale devant se charger de la sécurité des lieux.

Quant à la Douane, l’Agence nationale de sécurité et la Direction de la surveillance du territoire, elles se tapent respectivement, selon les prévisions des responsables du Cices, 500 000 francs, 250 000 francs et 250 000 francs d’alimentation.

Mais aussi invraisemblable que cela puisse paraître, dans cette rubrique, on apprend le paiement de 13 millions F Cfa aux ouvriers du 05 au 19 novembre 2015. Pour quelles taches ? Seules la Direction générale du Cices et Dieu savent ! Pendant ce temps, la rubrique “dotation personnel”, sans aucune autre précision, est facturée à 15 millions francs.

Rien que pour l’alimentation des hommes de tenue, ce sont 56 329 200 F Cfa 

En un mot comme en mille, ce sont 56 329 200 F Cfa qui ont été budgétisés par la Direction générale du Cices, aux fins de restaurer les hommes de tenue. Ces montants ont-ils été effectivement dégagés, comme l’avait retenu la fameuse réunion du 24 novembre 2015 ? Actusen.com préfère, pour l’instant, donner sa langue au chat.

Par contre, ce que votre site sait, c’est que le Conseil d’Administration du Cices est incapable de faire faire la lumière sur toutes ces libéralités financières. Tout comme, il est incapable, selon toujours les sources de Actusen.com, de rentrer en possession de la situation des engagements que le jour même de la réunion. Alors que le Conseil d’Administration devait disposer de ladite situation quinze jours auparavant.

Tout au plus, le C.A fait dans la figuration et ne tente, apparemment rien, pour freiner cette gestion désastreuse de l’évènement que constitue l’organisation de la Fidak. Les rares membres du C.A, qui osent se dresser contre la Direction générale du Cices, sont des personnes à abattre.

La complicité passive du Conseil d’Administration

Or, il est utile de rappeler que la situation actuelle du Cices est caractérisée par la vétusté de ses infrastructures, ainsi qu’une situation de trésorerie difficile, qui sont autant de facteurs handicapants pour la structure.

Et dans ce contexte surréaliste, le Conseil d’Administration du Cices avait demandé à la Direction générale du Cices de lui soumettre un Plan d’urgence devant restaurer les conditions de rentabilité de l’exploitation de l’Institution. Mais c’est peine perdue ! Eu égard aux dépenses faramineuses consenties au détour de la 24 édition de la Fidak.

La Direction générale du Cices accepte de se prononcer sur ces marchés aux relents lugubres, convie Actusen.com dans ses locaux, puis fait volte-face

Jointe par téléphone, la chargée de Communication reconnait qu’il y a des marchés gagnés par certains prestataires, mais dit ne disposer d’aucun élément, pour pour répondre à nos questions. Ainsi, elle invite, d’abord, Actusen.com à lui coller un reporter. A cet effet, promet-elle, “une fois dans les locaux du Cices, je mettrai celui-ci en contact avec le Chef de la Cellule de la passation des marchés. Le seul qui soit en mesure de nous éclairer la lanterne”.

Pour donner la parole à la Direction générale et lui permettre d’éclairer les pans d’ombres qui entourent les coûts exorbitants de certains marchés, dont certains pour ne pas dire tous semblent avoir été filés selon le mode du gré à gré, Actusen.com se plie en quatre. Et dépêche un reporter sur les lieux.

Mais c’est peine perdue, car une fois sur place, la Direction générale du Cices fait une volte-face et renonce, finalement, à éclairer la lanterne de votre site sur les relents de micmacs qui semblent entourer cette litanie de marchés, apparemment filés dans des conditions obscures. Pour se tirer d’affaire, la Direction générale du Cices demande enfin au reporter de Actusen.com de garder son mal, jusqu’à la fin de la Foire internationale de Dakar, avant de pouvoir se prononcer sur ces marchés de toutes les suspicions. Tout un programme !

Actusen.com

Lundi 14 Décembre 2015
Dakaractu




1.Posté par azaz le 14/12/2015 14:52
style journalistique incorrect:!
cela me rappelle un célébre journaliste que wade avait taxé d'insolent vu sa faon de poser de questions.
je suis contre wade mais il avait raison!



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