Attentats à Paris : "Certains joueurs de l'équipe de France ne veulent pas continuer le stage"

Les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis, vendredi soir, ont marqué les Bleus. Certains d'entre eux souhaitent même interrompre le stage, alors que le match Angleterre-France est officiellement maintenu.


Attentats à Paris : "Certains joueurs de l'équipe de France ne veulent pas continuer le stage"
Ni conférence de presse, ni zone mixte. S'ils n'ont quitté les lieux que vers 3h du matin, les Bleus ne se sont pas attardés dans les sous-sols du Stade de France, vendredi soir, après leur victoire anecdotique contre l'Allemagne (2-0). On les excuse, bien évidemment. Les attentats terroristes qui ont frappé Paris, et qui ont commencé aux abords de l'enceinte dionysienne avec deux explosions en première période puis une troisième à la mi-temps, les ont poussés à se réfugier dans leur vestiaire au coup de sifflet final et dans les salons, où leurs familles les ont ensuite rejoints.
"Tout le monde était sur son smartphone, confie un cadre du groupe tricolore à RMC Sport. Certains essayaient d’appeler leur famille mais le réseau était bloqué. Mes proches étaient au stade. Quand on regarde la télé, on se dit juste pourvu que les attentats au stade s’arrêtent." Antoine Griezmann, dont la sœur se trouvait au Bataclan, théâtre d'un véritable carnage, n'a été rassuré sur son état de santé qu'à 1h30. "Grâce à Dieu ma sœur a pu sortir du Bataclan. Toutes mes prières vont aux victimes et leurs familles", a alors tweeté l'attaquant de l'Atlético Madrid.

"On ne pense vraiment pas au foot"

Des évènements qui, on le comprend, ont été difficiles à vivre pour lui comme pour d'autres membres de l'équipe. Dans ces conditions, préparer le prochain rendez-vous contre l'Angleterre, mardi soir à Wembley, paraît compliqué. Si cette rencontre a été officiellement maintenue par Noël Le Graët, le président de la Fédération, certains Bleus souhaiteraient interrompre le stage. Toujours selon RMC Sport, ils devaient évoquer cette possibilité avec Didier Deschamps après le déjeuner à Clairefontaine, le camp de base de la sélection, qui est à huis clos vu les circonstances.
"Notre seule envie, c’est d’être près de nos proches, on ne pense vraiment pas au foot. Certains ne veulent pas continuer le stage", admet ainsi un joueur. D'un point de vue sportif, ne pas disputer ce test face aux Anglais, à sept mois de l'Euro 2016, serait sans doute une mauvaise nouvelle pour le sélectionneur tricolore, si jamais la FFF et la FA s'entendaient pour finalement annuler le match. Mais après trois jours de deuil national, décrétés samedi par le président de la République, François Hollande, comment son groupe pourrait-il avoir sérieusement avoir la tête à ça ?
Dimanche 15 Novembre 2015
Dakaractu




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