Attentat du Vendredi 13, les erreurs de la nouvelle classe politique Française


Attentat du Vendredi 13, les erreurs de la nouvelle classe politique Française
Au lendemain des regrettables et très lâches attentats de Paris du maléfique vendredi 13, le monde entier se pose la question, pourquoi ici, plutôt que, ailleurs ? Pourquoi maintenant, plutôt que, avant? Bref et en d’autres termes pourquoi cette France d’aujourd’hui ?
La France, subit les conséquences de ses mauvaises politiques diplomatiques à l’échelle internationale et de sa mauvaise politique sociale à l’intérieur, de ces deux derniers  chefs d’état,
Sarkozy en réintégrant le commandement militaire de l’OTAN, a rompu le seul cordon qui existait encore entre un monde occidental mutant et une civilisation musulmane meurtri par la cause palestinienne.
Du fait de sa proximité géographique (mer méditerranée), historique (ancien pays colonisateur de l’Algérie, du Maroc, de la Tunisie et du Liban, administratrice de la Syrie) et enfin de sa démographie (6,5% d’arabes et 7% de musulmans), la France remplissait un rôle de médiateur et d’interlocuteur, entre la culture arabo-musulmane et la culture européenne, raison pour laquelle Le GENERAL DE GAULLE, l’avait tôt compris en écrivant dans sa lettre adressée au président Lindon Ben Johnson pour lui signifier la sortie de la France du commandement intégré de l’OTAN afin de se démarquer du joute américain : « [...] La France considère que les changements accomplis ou en voie de l'être, depuis, ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d'ordre militaire prises après la conclusion de l'alliance soit en commun sous la forme de conventions multilatérales, soit par accords particuliers entre le gouvernement français et le gouvernement américain.
C'est pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l'entier exercice de sa souveraineté, de cesser sa participation aux commandements « intégrés » et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN. [...]».
De même, Chirac s’était érigé en défenseur de la cause palestinienne, la ville de Cisjordanie ayant même décidé de baptiser une grande artère du nom de l'ancien président français, en remerciement pour ses «positions en faveur de la cause palestinienne», mais aussi en étant le symbole du refus de la guerre en Irak. Avec son slogan « no war in Irak »
C’est en France qu'à la veille de sa mort, que Yasser  a été emmené d'urgence à Clamart, en région parisienne, où il est décédé en 200 4.
De ce fait, Sarkozy, en mettant en œuvre  l’intervention en Lybie, en soutenant aussi les rebelles syriens et en prenant cause et effet pour Israël, le monde arabe s’est senti abandonné par le Pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, ainsi donc lui et son successeur François Hollande ont commis une grave erreur diplomatique dont les conséquences commencent a jaillir.
Face à cette nouvelle coalition occidentale hyper armée,  le terrorisme est une manière pour l’impuissant de montrer au puissant, l’impuissance de toute sa puissance.
D’autre part la France est victime d’elle même, victime  d’abord de sa politique d’exclusion sociale des banlieues ou règne la délinquance et la prison, bastion des jihadistes, qui recrutent dans la pauvreté et le chômage des (ZUS) Zone Urbaine sensible comme elle les surnomme d’une manière discriminatoire et ou vivent, des centaines de jeunes issus des dernières vagues d'immigration en provenance de l'Algérie, du Maroc, de la Tunisie, du Mali, du Sénégal, du Cameroun, du Congo, de la Côte d'Ivoire ou de Guinée, très majoritairement de nationalité française.
Ainsi le recrutement de terroristes comme les frères kouachi, Amedi Coulibaly, Mohamed Merah, au sein des ZUS s’explique par une situation sociale désastreuse des banlieues ou dans une même agglomération, le taux de chômage d’une zone urbaine sensible (Zus) est près de deux fois et demie plus élevé qu’ailleurs : 24,2 % contre 9,9 %.
Enfin, la France, est victime de sa mauvaise perception et de sa mauvaise appréhension de la culture musulmane de ces dirigeants, interdiction du port de la voile, interdiction des minarets dans les mosquées, interdiction de prier dans les rues, etc.… d’où un sentiment de persécutions de la part de certains  musulmans y résidant.
Par conséquent faire la guerre contre le terrorisme en France, comme le dit François Hollande, c’est faire la guerre a son peuple, au contraire, le combat : c’est réduire la fracture sociale des banlieues, c’est renouer avec son rôle de trait d’union entre deux civilisations, deux cultures, deux mondes. Pour cela l’islam ne doit plus être toléré en France, mais il doit être accepté. Et, accepter l’islam, c’est adapter la loi de 1905 sur la laïcité, dont le socle est fondamentalement de civilisation judéo-chrétienne, a la réalité de la société française telle qu’elle est  aujourd’hui.
MAGATTE DIAW
Mardi 17 Novembre 2015
Dakaractu




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