Attentat aux bonnes mœurs : Djribril Ndiogou Diop alias Tyco Tattoo condamné à 1 an dont un mois ferme et une amende de 1 million 500 mille FCfa


Né en 1987 à Dakar  ce tatoueur qui a arrêté ses études en classe de CM2 a effectué le service  militaire de classe 2008/03. Vêtu d’un jean noir, d'un tee-shirt blanc et d'une jacket grise, Tyco célibataire sans enfant  a comparu devant le juge statuant en matière de flagrant délit pour diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs. Un de ses conseillers a révélé que Djibril devait se marier une semaine avant son interpellation avec sa nièce
Pour  rappel c’est   la suite de l’apparition des vidéos de filles montrant des tatouages sur leurs parties intimes que la section de recherche de la gendarmerie a ouvert une enquête en envoyant ses éléments infiltreurs en l’occurrence une femme gendarme pour faire le tatouage. Un rendez-vous avait été pris à la cité BCEAO où il habite. Sur ces entrefaites il a été arrêté. Interrogé il a reconnu avoir pris des photos mais avec l’autorisation de ses clientes
 
Les multiples vidéos partagées sur les réseaux sociaux Instagram et Snapchat lui ont couté sa liberté. Face au juge Djibril Diop a totalement nie les faits ajoutant qu’il, n’est pas journaliste pour diffuser ces images «  je suis tatoueur de profession et j’ai des modèles sur Instagram je donne mon compte à des gens pour regarder mes œuvres sur Snapchat je publie des photos mais c’est avec  l’accord de mes clientes. Les images que les enquêteurs m'ont présentées ne se trouvent pas sur mon portable »
Le juge à Tyco : « même si tu photographies tes parties intimes et que tu les diffuses c’est interdit par la loi »
Le représentant du parquet dans ses réquisitoires a insisté sur la matérialité des faits parce que le prévenu n’a pas contesté et il a reconnu avoir pris des photos dont il existe le partage et la distribution. Au regard de tous ces éléments il a requis une peine de 2 ans ferme et une amende de 500 mille fcfa
L’avocat de la défense Me Padounou rappelle que l’affaire a défrayé la chronique mais le tribunal ne juge pas sur des émotions et des états d'âme et que son client n’est pas un pervers, raison pour laquelle  aucune partie civile dans la salle «  ce n’est pas illégal de faire la promotion de son art, son seul malheur c’est que le support est le corps. Il a choisi de gagner sa vie honnêtement, il n’a jamais été animé de mauvaise intention et il a même pris le soin de ne pas dévoiler le visage de ses clientes » donc une peine assortie de sursis serait largement suffisante
Me Camara a emboîté le même pas que l’autre conseiller, soulignant que son client a un don; il a été à l’école et ça n’a pas marché, il a eu même à effectuer le service militaire idem donc c’est la même chose que le gynécologue qui consulte sa patiente il plaide pour une application bienveillante de la loi et la restitution du matériel de piercing confisqué par la gendarmerie
Le tribunal après en avoir délibéré conformément à la loi, l'a déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés et l'a condamné à 1 an dont 1 mois ferme et une amende à 1 million 500 mille CFA.
Mardi 24 Janvier 2017
Dakaractu




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