Attentat Charlie Hebdo : Le Professeur Souleymane Bachir Diagne condamne et parle de martyres

Dans sa dernière livraison, le journal « Le Point » a fait intervenir plusieurs savants et intellectuels du monde dans l’attentat du journal satirique « Charlie Hebdo ». Parmi les intervenants, on peut citer le Professeur Souleymane Bachir Diagne qui condamne l’acte et considère les victimes comme des martyres


Attentat Charlie Hebdo : Le Professeur Souleymane Bachir Diagne condamne et parle de martyres
Le Professeur Souleymane Bachir Diagne est intervenu sur l’attentat qui a secoué la France cette semaine dans le Journal "Le Point".
Selon le Pr Diagne : « Wolinsiki, Cabu et tous les autres assassinés… Puisqu’on parle de martyres, les voilà, les vrais martyres, c’est à dire les témoins d’une idée qui nous permet de vivre ensemble notre commune humanité et qui est la liberté d’expression.
Parce que c’est elle qui était visée et c’est en son nom qu’il faut dire sa compassion et condamner les meurtres des journalistes de « Charlie Hebdo » et des policiers qui étaient chargés de leur protection.
Le Philosophe Locke a raison : il ne faut placer aucune limite à la liberté d’exprimer des idées, et il faut alors accepter que cela signifie que circuleront sans entraves celles que l’on trouve injustes, caricaturales et blessantes.
Justement, la caricature, en son principe même, est impertinence et irrévérence, à l’endroit de l’autorité qui voudrait se proposer, sans question, comme objet de révérence.
C’est justement parce qu’elle questionne que la caricature est le symbole même de la liberté d’expression.  Nous le savons bien en Afrique où les progrès de la démocratie se sont manifestés dans le prodigieux développement de cet de provoquer, d’un coup de crayon, à penser, à faire retour sur soi, à se mettre en question.
Et la religion alors, demandera-t-on ? Ne faut-il pas poser là des bornes à ne pas franchir ? A cette question, il faut répondre deux choses.
D’abord, que si la liberté d’expression est un principe, on ne peut pas la limiter de l’extérieur par des exceptions qui auront alors inévitablement vocation à se multiplier, mais il faut laisser à la seule conscience de celui qui parle publiquement, écrit ou croque une opinion, le soin de décider s’il s’autorise à blesser simplement parce qu’il en a le droit et qu’il le peut : l’opinion publique sera ultimement juge en la matière.
Il faut ensuite et surtout répondre que la religion n’a pas à avoir peur des questions, fussent-elles impertinentes, mais qu’au contraire, elle en a besoin et s’en nourrit. Parce que la foi est ouverture à la question, parce qu’elle est inquiétude pour la vérité et non répétition mécanique de certitudes à opposer, par la violence parfois, à ce qui les interroge.
Que la religion n’a pas à avoir peur du pluralisme, mais doit l’accueillir comme étant dans l’ordre des choses, comme un enseignement et une miséricorde.
On dira simplement, pour finir, puisque ceux qui ont assassiné, ont crié qu’ils avaient vengé le Prophète, que le nom de celui dont le Coran déclare qu’il « n’a été envoyé que comme miséricorde pour les mondes », ne peut tenir avec les mots de « meurtre » et de « vengeance »  dans la même phrase ».
  
 
Samedi 10 Janvier 2015
Dakaractu




1.Posté par mamekhalifa le 11/01/2015 02:07
Prof.on vous respecte dans le monde des intellectuels mais cela ne l apanage ou le monopole de vérité. on caricature le prophète personne dans votre milieu ne reagit vous autres intello musulman.mais des extrémistes comme il y en a patout réagissent et vous vous manifestez.ne soyez pas hypocrites. quand est ce que les musulmans comme vous autres universitaires parviendront a defendre en cas de besoin leur religion.Le Prophete Mouhamed psl est la raison d etre de nos êtres.Dans toutes les communautés religieuses il ya des fondamentalistes des extrémistes et des modérés.comprenez aussi que chaque mn on massacre a tors des palestiniens irakiens ...etc.walan tardaa anka al yahouda walan nassaraa hatta tattabiha millatahoum koul innal houda houda Allah.Mouhamed Iqbaal n aurait jamais accepté cela.wa in aaqabtoum fa aaqibou bimisli maa ouqibtoum bihii est une station bien que wala in sabartoum lahouwa khayroun est aussi une autre station ou maqaama.Comprenez que leProphete MOUHAMED est la raison d être de nos êtres . Bien qu etant soufis parce que aspirant tijane donc non violant j ai le droit de faire respecter si ce n est pas le cas ma religion.la liberté d expression n ést pas la liberté d agression.wal fitnatou akbarou aw achaddou minal qatli d après le noble Coran.

2.Posté par Xeme le 11/01/2015 10:31
Merci.
Nous vivons un monde où l'ignorant est son propre ennemi.
La perte de la foi religieuse de nos dirigeants a atteint un niveau insoupçonné. Et c'est ce qui fait que la vie humaine n'a plus aucune valeur pour eux. Dans leurs recherches de solutions à leurs projets, un être humain est considéré au même titre qu'un objet. Si sa mort peut contribuer à leur solution, ils le font mourir sans aucune hésitation. Il suffira juste d'assurer l'après mort. Et pour ce travail, le concoctage de scénarios par des officines occultes, scénarios à répéter par des milliers de médias coordonnés, est la stratégie, jusque là, utilisée. La meilleure preuve que c'est cette stratégie qui est en cours c'est qu'on nous annonce que 8 présidents africains sont attendus pour une marche en France contre l'attentat. Et quand ils finiront de marcher, leur marche sera la preuve de la "véracité" de tous les mensonges concoctés lors de cet attentat. Et pourtant on nous a bien dit "un terroriste a oublié sa carte d'identité". Un mensonge copie conforme d'un autre qui l'avait précédé. Et pourtant on nous a bien dit qu'un preneur d'otage a accepté une interview, pendant qu'il tenait à joue ses otages. Mais face à tout cela, le sénégalais moyen se dira que puisque Macky Sall a participé à la marche, alors "ces mensonges ne peuvent être que la vérité". On le voit donc, il s'agit d'une stratégie de peser de toutes ses forces et moyens sur les esprits pour les empêcher de s'attarder sur les failles qui pourraient faire jaillir la lumière dans les têtes.

Ainsi les gens oublieront facilement que face à des baisses dans les sondages, Jacques Chirac a eu sa saison de voitures brûlées dans les banlieues. Ce qui lui avait permis d'afficher une fermeté face au terrorisme et de remonter dans les sondages. Sarkozy avait eu son Merah, exécuté au moment où il se demandait pourquoi. Ce qui lui avait permis d'afficher une fermeté face au terrorisme, et de remonter dans les sondages, même s'il n'a pas gagné. Et Hollande vient d'avoir son Charlie Hebdo. Ce qui lui a permis d'afficher une fermeté face au terrorisme.

Un marketing politique macabre, une diabolisation de l'Islam en sus.

3.Posté par pekinois le 11/01/2015 12:53
Merci professeur de l éclairage

4.Posté par Teffel le 11/01/2015 12:57
Merci Professeur..Nous voulons savoir de quel droit disposent ces terroristes pour nous imposer une manière de vivre notre religion ? Ces fanatiques doivent être stoppés. Le monde entier doit faire face à eux avant qu'il ne soit trop tard.Ils disposent des moyens financiers et matériels importants, il urge de leur dire "stop vous n'êtes pas maîtres du monde".

5.Posté par makisall le 11/01/2015 20:02
PROFESSEUR DEVRAIT GARDER LE SILENCE DEVANT LE MALHEUR DES GENS AFIN DEVITER DE FAIRE DANS LA POLITIQUE CERTES PARDONNER CEST MIEUX,

6.Posté par Modou le 11/01/2015 21:45
Je suis Charlie :
Un slogan maçonnique et satanique

Charlie. Qui est Charlie ? Si Charlie est cette personne débonnaire, qui rit de tout, qui tourne en dérision tout, qui raille tout le monde sans distinction de race d’origine, je ne suis pas Charlie.

Charlie se joue du sacrée, il désacralise tout. Il tourne en dérision notre foi et éprouve un malin plaisir dans le dénigrement des valeurs religieuses.

Non je ne suis pas Charlie. L’on me dit que Charlie, c’est la liberté d’expression. Le maitre des caricaturistes, caricaturait-il sa mère prise en flagrant délit de vagabondage sexuel pendant que son père le pauvre cocu se la coule avec une femme de mauvaise moeurs ?
Pour rien au monde il ne ferait la caricature.

Le maitre caricaturiste, pourquoi ne joue t-il pas à renier l’holocauste juif ? A t-il le courage de nier l’existence des chambres à gaz où de rire de la souffrance des pauvres victimes de Hitler ?

C’est vrai qu’on peut être athée, mais est ce que être athée c’est dégainer sa kalachnikov contre DIEU et ses prophètes ? Non je ne suis pas Charlie et tout homme épris de paix universelle refusera d’être Charlie.

C’est au nom du respect des croyances de chacun que la presse américaine avait refusé de verser dans le suivisme en diffusant par solidarité les caricatures de Charlie en son temps.
Nous pensons qu’avec le dialogue inter religieux si cher aux américains, il ne s’agit pas de faire abandonner par chacun une partie de soi. Non loin de là, mais plutôt il s’agit de permettre à chacun de montrer ce qu’il est, pour qu’on sache qui il est pour le respecter dans ses croyances et dans sa foi.

Mais si on crie à haute et intelligible voix qu’on est libre de faire et qu’on veut sous la protection bienveillante de la loi, alors la seule issue pour les hommes meurtries sans recourt devient la Kalachnikov.

Pour un nouvel ordre mondial de paix, il faut un respect mutuel. Il faut accepter de ne pas partager la foi de l’autre mais au moins il faut la respecter.
Tout ce tintamarre qui est fait autour du massacre de Charlie, toutes ces marches organisées et auxquelles les plus hautes personnalités veulent se rendre visibles, ne sont que le fait des maçons qui dans l’ombre tirent les ficelles. Leurs ouailles volontiers émargeront la feuille de présence pour ensuite prétendre aux dividendes que versent les tenants d’un nouvel ordre universel.
Nous qui n’avons aucune attache et qui savons que la vie des personnes et de leurs biens sont sacrés, nous disons non. Nous refusons d’être oppresseurs et nous refusons d’être opprimés. Nous rejetons la kalachnikov, mais nous rejetons ce crayon abject qui désacralise, humilie. Nous rejetons cette citoyenneté universelle que les maçons veulent bâtir. Que chacun soit ce qu’il est et que chacun respect l’autre.

Par Modou Pouye

7.Posté par SARR le 12/01/2015 09:39
Pr, je pense avoir entendu lors de votre intervention à la radio, des passages qui ne ressortent pas sur ce document.
Sur ces passages, vous expliquiez qu'on ne peut malheureusement pas détacher cet attachement à la liberté d'expression à son prix.
A mon avis, ce prix peut parfois être très cher surtout quand la supposée liberté d'expression est jugée provocatrice et source d'incitation à la réaction surtout pour des disciples dont la dimension et le sens de la retenue , ne peuvent être comparés à ceux du Prophète.
Il serait donc bon de recommander la mesure et faire en sorte que dire du mal du prophète ne soit pas rangé dans le simple compte de la liberté d'expression.

8.Posté par pseudo le 12/01/2015 11:00
"D’abord, que si la liberté d’expression est un principe, on ne peut pas la limiter de l’extérieur par des exceptions qui auront alors inévitablement vocation à se multiplier, mais il faut laisser à la seule conscience de celui qui parle publiquement, écrit ou croque une opinion, le soin de décider s’il s’autorise à blesser simplement parce qu’il en a le droit et qu’il le peut : l’opinion publique sera ultimement juge en la matière. "'
Je vous cite mais vous ne parlez de la république française. Elle a mis des limites à la liberté d'expression, C'est la loi Gayssot. ou vous l'ignorez et vous êtes excusés ou vous êtes dans ce lyrisme qui fait oublier l'essentiel. N'eût été cette loi, il n'aurait aucun bémol à cette condamnation. Mais voilà dans ce pays on ale droit d'insulter les valeurs des uns et pas des autres. C'est un problème qu'il va falloir régler pour une république égalitaire que le France n'est encore pas.

9.Posté par Diop le 16/01/2015 23:41
Souleymane TOI AUSSI Saches que l'estime que j'aais pour toi a pris un sacré coup après TA POSITION INACCEPTABLE pour quelqu'un qui prétend enseigner l'Islam

10.Posté par lynx le 17/01/2015 12:13
Le président est élu pour RÉFLÉCHIR à la place des autres ...



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