Attaque chimique en Syrie : Paris demande une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU 

Khan Cheikhoun (Syrie), le 4 avril 2017. Un secouriste syrien tente d'échapper à un raid aérien qui a frappé l'hôpital, peu de temps après une attaque chimique.


La France a demandé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après une «nouvelle attaque chimique particulièrement grave» en Syrie, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Ce mardi matin, au moins 58 personnes sont mortes et 170 autres blessées dans une frappe aérienne qui a émis des «gaz toxiques» ont rapporté des journalistes sur place et l'Observatoire syrien des Droits de l'Homme (OSDH).

L'origine de la frappe n'est pas encore connue mais l'opposition syrienne accuse le régime de Damas. Un sentiment partagé par la patronne de la diplomatie européenne. «Aujourd'hui, les nouvelles sont horribles. Evidemment la principale responsabilité repose sur le régime» syrien, a déclaré Federica Mogherini à des médias internationaux.
Inquiétudes pour les négociations en cours

Dans un communiqué, Jean-Marc Ayrault condamne un «acte ignoble». «Les première informations font état d'un grand nombre de morts, y compris des enfants» dans la province d'Idleb, précise-t-il. Le ministre explique avoir «demandé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité». «L'utilisation d'armes chimiques constitue une violation inacceptable de la Convention sur l'Interdiction des Armes chimiques (CIAC) et un nouveau témoignage de la barbarie dont le peuple syrien est victime depuis tant d'années», ajoute le chef de la diplomatie française.
Par ailleurs, le président turc et son homologue russe aurait échangé au téléphone à propos de l'attaque chimique. «Indiquant que ce types d'attaques inhumaines étaient inacceptables, le président Erdogan a souligné que celles-ci pouvaient risquer de gâcher tous les efforts fournis dans le cadre du processus d'Astana» visant à la fin du conflit, ont indiqué des responsables au sein de la présidence turque. Depuis le début de l'année, les alliés de Damas (Russie et Iran) et des rebelles (Turquie) se sont retrouvés deux fois à Astana au Kazakhstan, pour négocier un cessez-le-feu.
Mardi 4 Avril 2017
Dakaractu




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