Assemblée nationale : Des parlementaires et élus sensibilisés sur les enjeux de la criminalité faunique

Le Réseau des Parlementaires pour la Protection de l’Environnement au Sénégal (REPES), en collaboration avec l’ONG WARA à travers son projet (SALF), a organisé une journée de sensibilisation sur le thème de la criminalité faunique pour les députés et élus locaux venus nombreux à cette journée de sensibilisation.


C’est à l’Assemblée Nationale que s’est tenu le 21 Mars 2017, ce séminaire de sensibilisation et d’information sur les enjeux de la criminalité faunique au Sénégal, initié par le Réseau des Parlementaires pour la Protection de l’Environnement au Sénégal (REPES) avec l’appui du projet SALF (Sénégal Application de la Loi Faunique).
La cérémonie d’ouverture était présidée par l’honorable député Mamadou Lamine THIAM, Président du REPES, en présence des membres du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), de l’Union d’Association des élus locaux (UAEL) et du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT).
Ce séminaire avait pour objectif de contribuer au renforcement des capacités des parlementaires et élus en vue d’accompagner le processus de refonte du Code de la Chasse et de la Protection de la faune, mais aussi d’ attirer leur attention sur le fait que le Sénégal, connaît de plus en plus des problèmes de trafic d’espèces fauniques à l’image de ce qui se passe dans la sous-région et au plan international.
Le rôle de plaidoyer et de dialogue politique qui incombe aux parlementaires et élus ne peut se réaliser sans un certain nombre de préalables, dont les plus cruciaux consistent à maîtriser les enjeux liés aux actes qu’ils posent dans l’exercice de leur mission et d’ appréhender la pertinence et la cohérence des questions d’actualité à l’image des enjeux liés au trafic international d’espèces fauniques.
De l’analyse des présentations faites par l’ONG Wara  et la Direction des Eaux et Forêts pour la CITES, il ne s’agit pas de braconnage localisé, mais de commerce illégal des espèces sauvages protégées et le fait de réseaux criminels organisés. Ce trafic a été mentionné aux réunions de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction (CITES) ratifiée le 3 Novembre 1977 par l’Etat du Sénégal et placé au 4ème rang mondial des commerces illicites par l’ONU après la drogue, les armes et la traite des humains et connaît des connexions dangereuses avec des groupes armés rebelles ou terroristes.
C’est pourquoi, cet état de fait interpelle les parlementaires du REPES, les membres du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), l’Union des Associations d’Élus locaux et les  membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, qui contribuent à soutenir les pouvoirs publics dans la préservation des ressources naturelles.
Ainsi, convaincu de l’opportunité et de l’engagement du projet SALF dans la mise en œuvre de la politique de développement Durable, les participants ont fait une déclaration commune pour soutenir et encourager  les Ministères qui collaborent déjà activement dans cette lutte avec le projet SALF-WARA.
Mercredi 22 Mars 2017
Dakaractu




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