Assassinat de Maitre Sèye : Voici le film de son assassinat par Joe Ramaka


15 Mai 1993- 15 Mai 2016 : « Et si Latyf avai raison »
Le film de Joseph Gaye Ramaka  éclaire un peu plus l'opinion sur l'assassinat de Me Babacar Sèye. Le film met explicitement en cause l'ancien chef de l'État, Me Abdoulaye Wade, dans cet assassinat politique non encore élucidé.
Dans l'extrait du film "Et si Latif avait raison" de Joseph Gaye Ramaka, Amadou Clédor Sène fait des aveux sans réserve. Le meurtrier dit par exemple que ''c'était Samuel qu'il a connu par le biais de Me Abdoulaye Wade qui lui a débloqué la somme de 2 millions pour acheter la voiture" qui servira à commettre ce crime.
 
De la planification à l'exécution, en passant par des orientations dudit crime, l'ancien chef de l'État est mouillé par cette voix en off prêtée à Amadou Clédor Sène. Par ailleurs, celui-ci précise qu'en plus de Pape Ibrahima Diakhaté et de lui-même, l'ancien militaire des forces armées sénégalaises, Assane Diop, y a pris part à ce crime.
 
Au départ, c'était Youssou Ndiaye un autre membre du Conseil constitutionnel qui était visé. "L'élimination physique (de ce dernier) avait été envisagée'' avant que les exécutants ne changent finalement de cible pour s'orienter vers Me Sèye sur suggestion de Me Abdoulaye Wade.
 
Youssou Ndiaye a échappé finalement par le fait que son domicile était situé près du Palais présidentiel. C'est ainsi que le président Wade demande à ses envoyés de jeter leur dévolu sur le vice-président du Conseil constitutionnel d'alors, Me Sèye.
 
Pour Abdoulaye Wade, Me Babacar Sèye était non seulement la personnalité "la plus influente du conseil constitutionnel" mais aussi un militant du PS depuis 50 ans. Et par voie de conséquence, acquis à la cause de ce parti. Raison suffisante pour "l'éliminer avant la proclamation des résultats", a laissé entendre Amadou Clédor dans ce film.
 
"C'est Me Wade en personne qui nous a indiqué son (Me Sèye) domicile à Dieuppeul", avoue Amadou Clédor Sène. Dans cette vidéo, on voit également Madiambal Diagne, le patron du journal Le Quotidien et Mouhamaddou Mbodj du Forum civil, se prononcer et demander tous que le peuple soit édifié sur ce crime.
 
Madiambal Diagne indique que personne n'a jamais accepté que seuls les exécutants portent la responsabilité de ce crime et que pour la mémoire des générations futures, il urge de faire toute la lumière sur cette affaire et "qu'au moins l'âme de la victime repose en paix".
 
Mouhamadou Mbodj pour sa part, précise que Me Seye ne doit pas être considéré juste comme un individu parce qu'il représentait l'État en tant que vice-président du Conseil constitutionnel. C'est un symbole fort de la République.
 
"Il était en mission pour l'État à la veille de ces élections et c'est en mission qu'il a été tué", dit M. Mbodj en instant sur le fait que même les médias devraient faire un traitement subtil de cette affaire si tant est que le dossier devrait être ouvert. Mais surtout aller vers "une sorte de réparation" en appliquant aux assassins un châtiment assorti à leur  crime.
Dimanche 15 Mai 2016
Dakaractu




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