Arrêt des constructions sur le littoral : Les promoteurs immobiliers accablent Atépa


Arrêt des constructions sur le littoral : Les promoteurs immobiliers accablent Atépa
Depuis quelques jours, la presse relaie les dénonciations de Pierre Goudiaby Atépa contre des constructions sur le littoral. Persuadés qu’il y a beaucoup de contrevérités et de calomnies dans ce dossier, les promoteurs immobiliers ont décidé de livrer leur version des faits et de rétablir la vérité. D’emblée, ils estiment que cinq projets sont concernés dans cette affaire : l’hôtel du groupe Azalai, le projet Dakar évasion du groupe Terrou bi, le projet Eco loisirs et le projet hôtelier de la société de promotion touristique.
Le premier à monter au créneau est le directeur général de la société de promotion touristique (Spt), Alioune Aïdara Sylla qui crie à une injustice. «En 2008, le site m’a été montré par Pierre Goudiaby Atepa et sans lui, je ne le saurais pas. C’est lui qui a fait les morcellements, le plan et qui est allé chercher des partenaires. C’est un hôtel R+9. Les frais de mission, les billets d’avion, les réunions à Dakar ont été payées par la Spt. La dernière réunion que nous avons faite ensemble avec les Sud Africains, nous l’avons tenue dans le bureau de Gabriel Fal et il est là», soutient-il. Poursuivant sur la même lancée, Alioune Aïdara Sylla indique : «Il ne peut pas dire qu’il est contre le projet, aujourd’hui. Il a dit qu’il veut protéger le littoral. Si le projet n’était pas adéquat au tout début, il avait le pouvoir de l’arrêter au temps de Wade. Il a un conflit personnel avec Terrou bi, mais nous, ce n’est pas notre problème. Moi je sais qu’il n’est pas contre mon projet, parce que c’est lui qui l’a initié».
Aïdara Sylla renseigne que l’Etat a donné des autorisations après vérification. « Un beau jour, Goudiaby fait une sortie dans la presse et tous les travaux sont arrêtés. Il y a une perte de confiance envers les banques qui nous ont financés. C’est moi qui ai vendu le terrain à Azalai et il a investi plus de 20 milliards. Depuis plus d’une semaine, les chantiers sont arrêtés. Il faut que nous disions à Goudiaby et son clan que les gens ne sont pas là pour suivre ses instructions. C’est l’Urbanisme, l’Environnement, le Cadastre, le préfet, le maire qui décident de qui va construire ou non, mais pas lui », tonne Aidara Sylla.
Embouchant la même trompette, le Dg adjoint de Terrou bi, Samir Rahal, estime que s’ils en sont à cette situation d’avancement des travaux d’exploitation, c’est parce qu’ils sont en règle depuis très longtemps. « Il y a des agitateurs et des accusations qui sont récurrentes et qui durent depuis une dizaine d’années contre le Terrou bi. Les gens doivent se demander la  raison de cet acharnement contre le Terrou bi et les différents acteurs économiques qui sont en train de s’installer à côté du Terrou bi pour faire des investissements immobiliers, hôteliers, qui vont créer de l’emploi et des ressources pour l’Etat ?»
Interpellé sur le manque à gagner, M. Rahal répond : «Le manque à gagner, c’est que nous sommes tous conscients de la pauvreté de notre pays, notamment en termes de création d’emplois. Avant de parler des effets induits et des retombées économiques pour l’Etat, il faut parler de la création d’emplois. Combien de jeunes sont sans emplois ? Des entreprises comme Terrou bi et autres reçoivent  300 à 500 demandes d’emploi au quotidien.  Aujourd’hui, on nous a fait arrêter les travaux pour voir si nos autorisations sont en règle, nous attendons que l’Etat prenne une décision. La question est : pourquoi on veut arrêter des investissements en cours qui développent notre pays ? Quelles en sont les raisons ? Et pourquoi cibler uniquement cet endroit ?  L’Etat est obligé de prendre ses responsabilités, car il y a trop d’enjeux pour lui, les populations et les investisseurs», clame-t-il.
MALICK FAYE, ARCHITECTE DU PROJET ECO LOISIRS
 «Pierre Goudiaby Atépa n’est pas architecte depuis plus de 15 ans»
La construction sur la corniche de Dakar respecte toutes les normes. La déclaration est de l’architecte Malick Faye. «Les constructions respectent toutes les normes. Ces constructions ont fait l’objet d’étude d’impact environnemental et il y a eu des conclusions positives. Il est incompréhensible qu’il y ait une remise en cause». Selon Malick Faye, Atépa n’est pas architecte depuis 15 ans. «Pour exercer le métier d’architecte, il faut être régulièrement inscrit au tableau de l’ordre, c’est la loi qui le dit, c’est-à-dire chaque année. Pierre Goudiaby n’est pas inscrit depuis 15 ans.  Il était entrepreneur à la Cité des Enseignants. Il a été pris la main dans le sac par l’ordre des architectes, il était obligé de démissionner. Le port du titre d’architecte est protégé, si vous n’êtes pas inscrit au tableau de l’ordre, vous ne pouvez pas porter ce titre. Si pour une raison X ou Y on choisit de démissionner pour être entrepreneur, les deux professions sont incompatibles», annonce-t-il.
 L'AS
Mercredi 13 Juillet 2016
Dakar actu




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