Les révélations du journal Le Monde ont produit l’effet d’une bombe au Sénégal. Des accusations graves et sérieuses ont été portées contre le pouvoir actuel. L’affaire Lamine Diack risque d’être un ouragan politique dont le Sénégal sortira difficilement indemne. Les accusations touchent le sommet de l’Etat. Les Sénégalais sont indignés. L’image de notre pays est écornée à l’étranger. La coupe est trop pleine. Le peuple ne demande que la vérité. Rien d’autre. Le gouvernement n’a pas besoin de paniquer. Tomber dans l’affolement, c’est faire preuve de faiblesse et de culpabilité. Les Sénégalais demandent à être rassurés par des réponses claires et responsables. Malheureusement, le régime de Macky Sall manque de sérénité.  Cela révèle des carences graves et des complexes profonds.
La frivolité dont fait montre le gouvernement du Sénégal à chaque fois qu’il est acculé par des événements difficiles est très inquiétante. Elle risque de menacer la stabilité du pays. C’est le gouvernement lui-même qui travaille à travers ses actes et paroles à installer la peur et le chaos dans le pays. Les dérives sont graves et commencent à être nombreuses. Aucun démocrate ne peut les accepter. Le Sénégal est une démocratie. Le Sénégal entend rester une démocratie, n’en déplaisent à Macky Sall et à ses affidés à la peau dure, des crocodiles politiques opportunistes et profiteurs sans vergogne qui ne reculent devant aucune honte, et qui sont embusqués au cœur de la République pour mieux perpétrer leurs forfaits. Les questions sont simples et les réponses peuvent être très simples. Macky Sall étai-il impliqué dans l’affaire Lamine Diack ? C’est ce que nous voulons savoir. Nous sommes en droit d’attendre des réponses des autorités de notre pays. A la place, on reçoit des menaces, des mises en garde, des embastillements, des violations des droits des citoyens, des transgressions de la liberté de  presse.
Le régime de Macky Sall s’énerve vite et cogne sur tous ceux qui élèvent la voix pour dénoncer ses forfaits. Décidément, le pouvoir actuel a les nerfs à fleur de peau. Mais, les menaces n’y feront rien. Les Sénégalais libres défendront leur opinion, leur liberté d’expression et leur démocratie construite avec des sacrifices surhumains par plusieurs générations. Le ministre de l’intérieur doit revenir à la raison en faisant preuve de plus de responsabilité et de sérénité. Il n’a pas les moyens de réduire le peuple au silence. Il perd son temps et son énergie. Les emprisonnements ne feront qu’enfoncer le pays dans le chaos politique. Nous avons tenu devant et contre Abdoulaye Wade les dents serrées et le regard fixe, sans fléchir un seul instant.  Le comportement du gouvernement est inacceptable, c’est une lettre de cachet contre la démocratie. Il faut libérer sans délai tous les détenus politiques. C’est l’appel que lance la Jeunesse pour la Démocratie et le socialisme (JDS).
La solution dans cette affaire grave qui mouille l’actuel régime n’est pas de casser de pauvres journalistes qui n’ont commis qu’un seul crime : refuser de faire partie de la bande de journalistes qui ont choisi de se taire, de ranger leurs plumes pour en contrepartie recevoir des positions, des places et des privilèges dans la cour du prince. Les journalistes du groupe D-média n’ont fait que leur travail qui est d’informer le peuple. Si le gouvernement est courageux, il doit aller jusqu’au bout de sa logique : faire subir les foudres de sa colère et de son énervement aux journalistes du Monde.  Et c’est très simple. Le gouvernement n’a qu’à porter plainte contre le journal Le Monde. Le régime de Macky Sall  n’est pas conséquent ! Mais il est plus facile d’embastiller des journalistes sénégalais et des opposants que de faire face à la justice française. La Jeunesse pour la Démocratie et le Socialisme (JDS) témoigne toute sa solidarité aux journalistes du groupe D-média. La JDS demande au gouvernement de garantir la sécurité des journalistes et de les laisser tranquillement faire leur travail. Si le gouvernement se sent offensé, il n’a qu’à s’en prendre à la rédaction du journal Le Monde. La JDS demande aussi sans condition la libération immédiate d’Oumar Sarr.
Le Coordonnateur du PDS a été arrêté en violation flagrante de la constitution. Un député en session ne peut être arrêté sans la levée de son immunité parlementaire. Mais, ce gouvernement ne recule devant rien, il n’en a cure de rien. Le gouvernement harcèle l’opposition. Le pouvoir actuel ne peut pas arrêter et maintenir en prison de manière arbitraire, Toussaint Manga, le responsable des jeunes du PDS, Victor Diouf, le responsable des étudiants, Oumar Sarr, le responsable du parti et vouloir avoir un climat de paix et de stabilité. Le régime de Macky Sall est une « machine à tondre » les opposants. Le gouvernement est seul responsable de la situation actuelle du pays. La stratégie du bâton ou de la carotte ne triomphera pas. Ce qui se passe au Sénégal dépasse l’entendement. C’est une honte pour notre démocratie. C’est un recul grave pour notre démocratie. Pendant ce temps, le président de la République protège des personnes mises en examen par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) et qui ont une responsabilité dans la mort de l’étudiant Mamadou Diop. Sommes-nous dans quel pays ? Sommes-nous dans quel système démocratique ? Le récent voyage du président Macky Sall en Guinée avec Me Ousmane Ngom, l’ancien ministre de l’intérieur d’Abdoulaye Wade, témoigne à suffisance que nous sommes en présence d’une justice à double vitesse : une justice punitive pour ceux qui sont dans l’opposition et une justice clémente pour les transhumants. Cette situation révolte les consciences qui ne sont pas encore mortes, les consciences qui ne sont pas engluées dans la corruption d’un régime en état de putréfaction terminale. Une douleur profonde a mordu le cœur de tous les démocrates sincères. Nous réchauffons notre foi dans la puissance de la liberté et de la lumière. C’est pour dire que le peuple aura toujours le dernier mot dans la lutte qui l’oppose aux apprentis dictateurs.
La JDS demande la libération de tous les détenus politiques. La JDS appelle les démocrates encore  debout et les organisations de la société civile à la jonction des forces pour mettre fin aux détentions arbitraires qui se multiplient. Le Sénégal court vers une dangereuse dictature. Le monstre est au cœur de la République, ce patrimoine commun de tous les démocrates. Il risque de consumer notre République et notre démocratie. Le bruit de la pioche des révoltes urbaines commence à retentir de nouveau dans les rues de notre capitale. Demain, le peuple retournera à la place de l’Obélisque. La prochaine fois, la révolution citoyenne ira jusqu’au bout de sa logique. Elle brisera définitivement les parchemins de servitude qui entravent la liberté des citoyens. LA PATROUILLE POLITIQUE NE PEUT TRIOMPHER DU PATRIOTISME !
Jeunesse pour la Démocratie et le Socialisme (JDS)