Arène nationale - Mbagnick Ndiaye hué, des Conseillers quittent la salle

L’implantation de l’arène nationale à Pikine continue de diviser les populations. Hier, le ministre des Sports, Mbagnick Ndiaye, en a fait l’amère expérience. Invité par le maire de Pikine pour une session spéciale du Conseil municipal sur la question, il a été hué par des Pikinois opposés à ce projet. Pendant que certains conseillers, surpris par la position tranchée du ministre, ont choisi de quitter la salle.


Arène nationale - Mbagnick Ndiaye hué, des Conseillers quittent la salle
La mairie de la Ville de Pikine a enregistré hier un défilé de lutteurs.  Balla Gaye 2, Baboye, Ama Baldé… Ils étaient tous là, renforcés par les anciennes gloires, pour apporter leur soutien au projet de construction de l’arène nationale aux abords du site du Technopole de Pikine et marquer leur détermination à accompagner le ministre des Sports. Un soutien qui a rassuré le ministre des Sports au point qu’il a décrété tout de go que la décision est déjà prise par l’Etat et que le «choix est définitif». Après avoir retracé l’historique du projet, muri par le premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, imité par ses successeurs, dont le Président Wade «qui a eu le mérite d’avoir localisé le site», il a assuré que, malgré les voix discordantes, l’arène nationale sortira bientôt de terre.  «Quand l’Etat a besoin d’une partie du territoire, il l’utilise à sa guise», a martelé Mbagnick Ndiaye.
Dans la même lancée, le ministre a vite évacué les préoccupations des environnementalistes : «Ce site a été choisi en parfait accord avec les services de l’Urbanisme», avant de minimiser le problème de la violence charriée par les combats de lutte. Cette assurance du ministre des Sports a soulevé la colère d’une dizaine de conseillers municipaux, principaux animateurs du mouvement «Pikine par les Pikinois», qui ont marqué leur opposition par des huées. Des irréductibles qui se sont toujours opposés à l’érection de l’arène nationale dans la commune de Pikine-Nord. Furieux, ils ont soulevé des vices de forme quant à la légalité du Conseil municipal convoqué par le maire, avant de quitter la salle de délibération de la mairie de la Ville de Pikine. Selon le conseiller municipal Mapenda Faye, coordonnateur du mouvement du refus, «l’absence d’appel nominatif pour voir si le quorum a été atteint rend caduc ce Conseil municipal et le préfet de Pikine, interpellé, n’a pas souhaité se prononcer». Imperturbable face à de telles menaces Mbagnick Ndiaye a assuré que le site sera sécurisé aussitôt les dédommagements seront versés aux propriétaires de vergers, pour ainsi permettre à la mission chinoise de démarrer les travaux.

L'Observateur
Mercredi 9 Octobre 2013
Dakaractu




Dans la même rubrique :