Après ses multiples défaites, Daesh ferait face au début de son déclin financier 


Si les pertes de territoires et les frappes ciblées sur les champs pétrolifères, ont fait passer les finances de Daesh de 1,9 milliard de dollars en 2014 à 870 millions de dollars en 2016, le groupe reste menaçant, assure une étude britannique.

Le Centre d'étude sur la radicalisation et la violence politique (ICSR) situé au Royaume-Uni estime que les revenus de Daesh commencent à s'assécher grâce aux pertes de territoires et aux frappes de l'aviation russe et de la Coalition sur les puits de pétrole et les convois de transport.

En effet, la ressource principale du groupe terroriste provient de de taxes perçues auprès des populations occupées. Puis vient la vente de pétrole brut, le trafic d'antiquités pillées dans les zones nouvellement conquises ou encore les rançons obtenues contre des otages.

Pour le directeur du ICSR Peter Neumann, l'Etat islamique et ses infrastructures impliquent des dépenses coûteuses tels que l'entretien des routes, le paiement des salaires des fonctionnaires, le financement d'un système de santé... Daesh «doit payer pour des choses qu'Al Qaïda n'a jamais eu à financer», a-t-il confié à l'Associated Press.

Conséquence de ces difficultés, le paiement de la solde de ses soldats a dû être réduite par le prétendu califat. Malgré l'accroissement de la pression fiscale sur les populations occupées, le manque de liquidités commence à se faire ressentir.
Dimanche 19 Février 2017
Dakaractu




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