Annulation de l’attribution du marché de rénovation du stade de Kaffrine à l’entreprise CSTP : « Une violation de la loi sénégalaise et de l’article 52 » (Me El Hadj Diouf)


En conférence de presse dans un café de la place, Me El Hadj Diouf, avocat de la Compagnie sénégalaise de travaux publics (CSTP) dirigé par Mbaye Faye, s’est insurgé contre la décision rendue le 7 Septembre 2016, relativement à la construction du marché de Kaffrine d’un montant de plus de 3 milliards de francs CFA, par l’autorité de régulation des Marchés Publics. 
Pour Me El Hadj Diouf, cette décision est une violation de la loi sénégalaise par l’ARMP, mais aussi de l’article 52 du code des marchés publics. 
« Un sénégalais a été victime d’une décision et sa société a demandé d’attaquer cette décision en justice et de protester devant les sénégalais », a-t-il d’abord fait savoir. 
« Le ministre des sports a notifié à la compagnie sénégalaise des travaux publics dirigée par Mbaye Faye l’attribution provisoire des lots 1, 2 et 3 du marché de Kédougou d’un montant de 3. 519 millions, du stade régional de Kaffrine de 3. 559 millions  et enfin le lot 3 relatif au stade régional de Sédhiou » pour un montant de 3.519 millions. »
> Cependant le recours introduit  par rapport au lot 2 devant l’autorité de régulation des marchés publics, n’agrée par Me El Hadj Diouf qui parle « d’arguments fallacieux » de la commission litige de l’ARMP pour rendre sa décision. 
« Ce sont des arguments qui ne résistent guère à l’analyse, qui sont fallacieux et qui violent la loi, ayant tendance à défavoriser les entreprises nationales au profit des étrangers », ajoute t’il, puisque parmi ses arguments la commission a fait savoir que « l’entreprise gagne souvent l’appel d’offre pour la construction et la rénovation de stade du fait de la faible concurrence. »
L’autre constat qui fait sortir l’avocat de ces gonds est que « l’entreprise contestataire CGIM est composée dune entreprise espagnole et nationale ». 
« Cette décision de l’ARMP est inacceptable  parce qu' illégale et n’a aucun sens et viole l’article 52 du code des marchés » soulignera Me El Hadj Diouf. 
Il a annoncé un recours pour excès de pouvoir devant la Cour suprême, par l’entreprise lésée...
Vendredi 4 Novembre 2016
Dakaractu



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