Analyse de l’actualité et projection sur la 'Semaine de tous les Dangers' : Le Pr Malick N'diaye interpelle le pouvoir judiciaire


Analyse de l’actualité et projection sur la 'Semaine de tous les Dangers' : Le Pr Malick N'diaye interpelle le pouvoir judiciaire
Juges et Tribunaux de Mon pays, Dignes héritiers de Mes Lamine Guèye, Boissier-Palun Léon et de Valdiodio Ndiaye, je me permets d’en appeler à vous.
Avec tout le respect qui sied à vos augustes fonctions et rôles, en cette heure grave où la nation entière frisonne à l’entame de vos délibérations, qui conditionnent la Stabilité et l’Unité de cette Nation intégrée et de ce peuple meurtri le mercredi dernier par le sacrifice (rituel ?) par balle, d’un étudiant de première année, accompagné du saccage inouï des biens et du martyr de locaux, des personnes et des matériels à l’UCAD.
 
Bien loin donc des sycophantes et thuriféraires, des mercenaires stipendiés, j’en appelle à Vous, en ma qualité de Citoyen, au nom de la Raison et de l’Ethique, de la Foi et du Civisme, pour que le Droit soit dit au sujet de ce problème central de l’Accaparement et de la Concussion sur lequel notre Pays et notre Peuple entendent prouver à l’Afrique et au Monde, la manière dont le pays de Senghor et de Ndiadiane a commencé à résoudre en pratique, par des actes et des mesures, les équations de l’Impunité, de la Corruption et de la Concussion, véritable maladie chronique et infantile des nations à croissance extravertie et à légitimité politique exogène !
 
Aussi l’enjeu n’est-il pas simplement judiciaire, mais citoyen, national, africain et stratégique : il s’agit en effet, de lever les derniers obstacles au déploiement sous-régional, régional et ouest-africain de notre Nation finistérienne pour jouer un rôle leader hic et nunc dans toute la Sénégambie, et au-delà. Mais, une Nation qui par les fautes accumulées et composées de ses élites accapareuses se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, singulièrement à la veille d’une Semaine de tous les Dangers. Au même moment où le monde entier, l’Afrique, la sous-région et les Citoyens du Sénégal retiennent leur souffle.
 
Procès de Karim Wade ou Vitrine de Conscience du Régime Macky Sall, et au-delà, mise en accusation de toute la classe politique traditionnelle ?
 
A n’en pas douter, il s’agit d’une épreuve judiciaire sans précédent, bien plus profonde et significative que le dénouement juridique de la crise politique de décembre 1962, laquelle vient à son heure, qui est à la gloire de notre Nation. Et ce, , à une étape plus que décisive, mais critique de notre évolution, qui peut faire notre bonheur ou causer notre ruine, selon la qualité et la nature de l’offre de justice par rapport à la demande sociale et citoyenne d’équité et d’égalité devant la Loi, exprimée par 65 % des suffrages en Mars 2012.
 
C’est dire que l’enjeu est capital pour ce pays qui attend beaucoup de sa Justice et de ses Magistrats à la renommée internationale irréfutable. Soit, nous gagnerons un surcroît d’autorité et de notoriété (pour nos Juridictions et nos hommes chargés de les animer et de les conduire), soit nous serons en-deçà des attentes légitimes des Citoyens et des vrais Amis du Sénégal, si d’aventure nous devions rater ce rendez-vous majeur avec notre propre Histoire, et plonger ainsi le pays des Présidents Senghor, Diouf et Wade dans un cycle de suspicion, d’incompréhensions et de tensions, dont les seuls bénéficiaires seraient, en dernier ressort, les forces centrifuges de toutes sortes qui attendent, tapies dans l’ombre,  et  rongeant leur frein, pour asséner à cette République pérenne et prometteuse des coups décisifs de traîtres encagoulés.
 
Procès du Régime de Wade ou Procès de l’Accaparement et de tous les Accapareurs ?
 
Peut-il y avoir légitimement procès du Seul Karim Wade, et demain du Maire de Ziguinchor et Président de l’Association des Maires du Sénégal Abdoulaye Baldé en passant sous silence les faits de la Transhumance d’Awa Koudou, par exemple, et de tant d’autres de l’ex-Génération du Concret aujourd’hui reconvertis dans et autour de l’APR, c’est-à-dire du côté des Vainqueurs ?
 Le « Procès du Siècle » peut sans doute commencer avec M. Karim Wade, mais devrait-il pour autant en rester là ? Que nenni ! Aussi conviendrait-il d’aller plus loin et d’édifier le Peuple et la Nation, l’Etat et les Institutions sur l’Accaparement et les Accapareurs, à l’effet de mettre un terme à l’Impunité des plus puissants, à la criminalité des   cols blancs, à la concussion des fonctionnaires, à la félonie des Présidents ou autres crimes de lèse-majesté des catégories   supérieures de la Fonction Publique, de  dirigeants des Sociétés nationales ou d’ élus des Grandes Institutions de l’Etat et de la Société civile, des Droits de l’Homme, etc.
 
Pourquoi feindre de l’ignorer ? La CREI sous Diouf en 1981, la Première Alternance avec la mise en accusation du Premier Ministre Idrissa Seck en 2004, et la Seconde Alternance avec l’arrestation de M. Karim Wade en 2013, demeurent autant de jalons et de tentatives non couronnés de succès  quant au problème   de l’Impunité des classes dirigeantes supérieures. Le moment n’est-il pas venu de crever l’abcès et de Restaurer l’Egalité des Citoyens devant la Loi ? L’Egalité de tous les Citoyens devant la Loi ! Qu’est-ce à dire sinon de Tous les Citoyens sans exception, tant ceux qui sont au Pouvoir que ceux qui sont dans l’Opposition ou dans les sociétés civiles, les groupements socioprofessionnels ruraux et urbains, etc. ?
 
Le Citoyen Garemi et la Révolution citoyenne du 23 juin 2011
 
L’irruption du Citoyen Garemi en date du 23 juin 2011 appelle le procès de tous les héritiers du Système de l’Accaparement sans exception aucune, dont l’instruction a commencé avec Bécaye Sène and Cie sous Diouf, puis Idrissa Seck et Modibo Diop sous Wade, ensuite Karim Wade sous Macky. La suite nous dira ce qu’il convient de retenir. Mais en tout état de cause, qui peut imaginer un seul instant que la demande continue   d’équité et d’égalité, de vérité et de justice puisse se résumer à une   manière de « Justice des Vainqueurs » et/ou des plus forts, selon la logique bien connue du « Kumba am ndey, Kumba amul ndey »,  du « Bokk juddu ak bokk Xeet », du « Bokk dëkk » ou encore de celle équivalente du « Laq doom dÓor Doom » ?
 
Votre Honneur, Messieurs les Juges et Honorables Magistrats qui portez les espoirs de toute Notre   Nation en termes de régulation sociale morale et politique, en vue de rétablir enfin le Peuple dans ses droits et la Justice dans ses règles en mettant fin aux régimes du « Xajj ak Seen », Que lois et règlements s’appliquent donc selon l’esprit et le génie de notre peuple africain du Sénégal ! Car vous êtes, à n’en pas douter, la Conscience active et opérationnelle d’ un Peuple qui réclame Justice et Vérité, non des boucs émissaires, des pis-aller, des leurres ou des sacrifices rituels de pseudo-coupables ou l’élargissement de vrais-faux coupables.
 
Le sort de la Nation est donc suspendu à vos consciences hautes et à vos serments augustes, pour faire la Lumière et toute la Lumière, tant sur le fond que la forme, sur toutes les pratiques d’Accaparement et délits voisins de l’Accaparement et de  concussion, de la corruption, tant celles qui ont leur origine dans l’Etat et les institutions que celles qui se déroulent dans la société civile même : le foncier rural et urbain, Pôle de Diamniadio, le cadastre, le Domaine national, les Niayes, le domaine public maritime, les sociétés nationales, le FPE, la LONASE, le LASER, l’IPRES et la Caisse de Sécurité Sociale, l’UGB et les Universités, la Vallée de l’Anambé, le Delta du Fleuve Sénégal, le périmètre de Diass, Fanaye Diéry, etc.
 
De fait, si par la grâce de Dieu, la Volonté du Peuple et la sagacité de vous autres Juges auxquels la Nation garde sa confiance et son espoir, le Procès de l’Accaparement et des pratiques d’Accaparement s’est enfin ouvert dans notre pays, la force doit plus que jamais rester à la Loi et à l’esprit des lois ;  et ce, à l’encontre des forces insidieuses de gougnafiers avérés qui tentent de soustraire des mains de l’instruction, de l’ autorité de la Loi et de la Justice, les Justiciables ayant refusé de transiger, grâce à des    artifices de brouillage des repères et de camouflage des forfaits, à l’aide  de stratégies et de tactiques de « naxanté / mussanté » aussi patents que la Transhumance, le fraternalisme, le clanisme, l’ethnicisme, le neddobandumisme, etc.
 
Aussi, si le procès de cet Accaparement endémique, Global et ébola-oïdal a commencé manifestement, il convient de le conduire jusqu’à son  terme, dans le respect des droits de tous les accusés qui sont présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie, dans les règles de l’art par des juridictions compétentes et autonomes. C’est une question de salubrité publique, morale, nationale qui engage le crédit de l’Etat et la Souveraineté de la nation entière, notamment en ce qui concerne les engagements internationaux notre pays dans la sous-région, en Afrique et dans le monde entier.
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Partant,  avec l’ouverture de ce Procès historique sous bien des rapports, nous saurons   enfin de quoi nous souffrons, car nous disposons comme Etat et Nation des Lois et des  instruments  moraux et  juridiques, sans oublier les ressorts éthiques, la volonté, la Foi , le civisme des corps constitués et des groupes spécialisés répondant en premier lieu  à l’Appel du Devoir républicain…..Avec un seul leitmotive  d’être Tous   tendus vers un même but, en l’occurrence, éviter à ce pays les désagréments d’une confusion stratégique qui a fait le malheur de toutes les nations et de tous les Etats où la fonction arbitrale de la Justice au-dessus des camps en présence, n’avait pas été honorée par les magistrats spécialement commis à cet effet, - peu importe par hésitation injustifiée, pusillanimité ou concussion et corruption, tentation ou   allégeance volontaire.
 
Juges de mon Pays qui rendez la Justice au nom du Peuple, j’en appelle donc à vous et aux Corps constitués, ainsi qu’au Peuple, aux Etudiants, aux Travailleurs, aux Jeunes, aux  Femmes, Emigrés et à la Nation entière, pour que la Justice, dont la vocation première est la Cohésion de la Nation, la sauvegarde de son Unité morale et sociologique, apporte la pierre décisive à la construction de l’Etat de droit, tournant ainsi délibérément le dos aux forces d’intrigues et de médisance ou de manipulation, qui ne se soucient que des    intérêts égoïstes et absurdes de quelques groupuscules d’ambitieux assoiffés de pouvoirs et aveuglés par les vertiges de l’enrichissement sans cause.
 
Pour la défense et l’illustration de l’éthique républicaine Garemi de la Seconde Alternance
 
Sans dénigrer l’importance historique de la CREI, produire aujourd’hui la sérénité nécessaire à la Justice milite en faveur d’un jugement de Karim Wade par la Haute Cour de Justice, à l’effet d’y inviter, selon les formes prescrites par la Loi, toutes les personnes et personnalités susceptibles d’éclairer, à des titres divers, l’œuvre de Justice, de Moralité et d’Ethique qui est un points cardinaux de la Seconde Alternance.
 Si ce n’est par l’amour des lois et des vertus, daignez que j’implore votre clémence et votre Sagacité au nom de Dieu, Seigneur des Mondes et de l’Univers.
 
L’éthique Garemi dont tout le pays sait qu’elle est d’essence républicaine,   qui est fondée non sur Juddu / la naissance, mais sur Jikko / Gujju  les vertus publiques fondatrices ouvertes et accessibles, est en définitive le recours de conscience et de foi contre les pratiques de rapine, d’accaparement, de concussion, de corruption, et leurs corollaires, l’impunité systématique et la Justice des vainqueurs.
 
Il ne s’agit donc point pour l’ACR d’absoudre d’éventuels manquements graves, de fautes, d’erreurs ou de crimes économiques ou autres de M. Karim Wade ou de quelqu’un d’autre de même calibre ou de gabarit moindre, mais bien d’interpeller, dans les formes et les normes convenues de nos lois et règlements dont vous êtes les garants et les exécuteurs testamentaires, toutes les personnes et personnalités, en leurs qualités et grades,   d’éclairer la marche de notre peuple et de la Seconde Alternance, vers l’Idéal de Justice et de Vérité de la Révolution Citoyenne des 22 et 23 juin 2011, suivant en cela non seulement la jurisprudence historique de Thierno Souleymane Baal relative à la séparation de l’Etat et de la Famille, mais aussi les enseignements des Almamy du Fuuta, des Burba du Djoloff, des Buur du Siin et du Salum, des Mansa du Mandé, etc., sans oublier les pédagogies actives de Seydi El Hadj Malick Sy, de Cheikhoul Xadiim Ahmadou Bamba ou de Senghor/ Mamadou Dia, Aboubacry Kane, Valdiodio Ndiaye, etc.
 
Au total, Messieurs les Juges et chers compatriotes, ce n’est pas le seul Karim Wade, qui sera en effet sous vos yeux à l’ouverture hypothétique de ce procès historique et  problématique, mais Toute la classe politique de la Société d’Accaparement qui doit compte, sans exception aucune. Ce procès n’est pas celui du seul fils aîné du Président Wade, mais celui de tous les actes, méfaits, indélicatesses, délits voisins ou assimilés à l’Accaparement et de la concussion.
 
*Pour une Liberté provisoire de M. Karim Wade
*Pour des Témoignages d’Abdoulaye Baldé, SG de l’ANOCI et de M. Macky Sall, Premier Ministre sous Wade, de M. Idrissa Seck, ancien PM et Directeur de Cabinet au sujet des fonds politiques ; Eclairages du Président Wade soi-même sur les faits ;
*En avant pour le Redressement, la Rectification et la Réorientation positive de la Seconde Alternance qui, sans cela ira droit dans le mur !
 
 
Pr. Malick NDIAYE, Sociologue, UCAD
Président de la Commission Orientation et Stratégies de la Coalition Macky 2012
Président de l’Alliance des Citoyens des Citoyens – ACR
 
Fait à Dakar, le 17 août 2014
 
 
Dimanche 17 Août 2014




1.Posté par welainde le 17/08/2014 21:21
Le pays de Njajaan Njaay qui est fils de Fatoumata Sall et d'Abou Darda, prouve que toi, tu n'as pas de place ici.Le procès de Karim aura lieu et les sénégalais seront édifiés.Le reste de ton charabia vient d'un homme frustré qui en veut à Mary Teuw Niane d'avoir pris sa place.Les récents événements de l'Université livreront leurs secrets et je crois tu occuperas une place importance.Espérons seulement qu'une fois devant le peloton d’exécution, tu n'y feras pas dans ton pantalon.Tu mourras comme un vrai garmi.Les garmi sont des Ngarmi en pulaar veut dire "je viens ou je viens de..."Connais toi, toi même.



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