Amadou Tidiane Wone, directeur de Cabinet de Me Abdoulaye Wade sur le procès de Habré : « A présent, j’ai comme l’impression qu’un jugement est déjà rédigé et que des acteurs sont chargés de jouer des rôles »


Le directeur de Cabinet de l’ancien Chef d’Etat Me Abdoulaye Wade, Amadou Tidiane Wone, a la réputation d'un homme qui n’y va pas avec le dos de la cuillère. Il fait partie de ces rares personnes qui ont osé dénoncer les agissements de l’actuel Président Tchadien, Idriss Déby. 
Amadou Tidiane Wone a donc réitéré sa conviction lors de la cérémonie de dédicace du livre du journaliste-écrivain Moriba Magassouba.  Le Dircab de Me Wade réaffirme : « A l’époque, j’ai été choqué de voir un Chef d’Etat africain donner des injonctions aux autorités judiciaires de mon pays, comme s’il se trouvait dans un pays conquis. Et, j’avais sorti une chronique intitulée ‘’Ne pas hurler avec des loups’’. J’ai prévu de ressortir cette même chronique, sans y changer une quelconque virgule, car la vérité ne vieillit pas, ça ne s’altère pas ».
L’ancien ministre de la Culture soutient que sa position est invariable et inchangée, depuis l’an 2000. « Je me demande pourquoi l’ancien président Abdou Diouf a accueilli Hissène Habré dans notre pays », s’interroge Mr. Wone. Il refuse de s’appesantir sur ce qu’il appelle le « juridisme tropical ». « Nous sommes dans un pays où l’hospitalité est sacrée. En aucune façon, il n’est moralement admissible pour nous de rompre le pacte d’hospitalité avec quelqu’un (Hissène Habré) qui a quitté son pays pour venir s’installer au Sénégal », estime le directeur de Cabinet de l’ancien Chef d’Etat. Amadou Tidiane Wone préfère, en lieu et place d’une procédure pénale contre Hissène Habré, une procédure basée sur le pardon et la réconciliation tchadienne.  
Il est convaincu que Idriss Déby devrait, au même titre que son prédécesseur, comparaître devant les Chambres africaines. « On peut difficilement comprendre que seul Hissène Habré soit jugé. C’est impossible! », pense le Dircab de Wade.  M. Wone assimile le procès de l’ex-homme fort de N'djamena à un scénario. « A présent, j’ai comme l’impression qu’un jugement est déjà rédigé et que des acteurs sont chargés de jouer des rôles. Si on sait qui paye les billets d’avion des avocats et les frais d’hôtel, on saura qui a intérêt à ce que Hissène Habré soit jugé.  L’Afrique a un honneur à défendre. C’est l’honneur d’un chef d’Etat africain!»  
Samedi 15 Août 2015
Dakaractu




1.Posté par Diakite Thiémoko le 16/08/2015 09:54
M. Wone vous êtes lus par un convaincu. A cet effet je préfère vous dire que le Sénégal doit ouvrer pour que plus jamais qu'un chef d’État ne sorte du chapeau de la France. Tant que le chef d’État au Sénégal est d'abord nommé par la France et ensuite élu, le scénario Habré que j'ignore dans les détails se répétera. Luttons pour enrayer les causes du mal (élection pour et par les Sénégalais) et non contre les effets (Habré et autres).
La France qui veut être le justicier en l'Afrique, doit balayer d'abord devant sa porte. Tidiane Thiam un jeune polytechnicien Ivoirien d'origine Sénégalais victime d'un racisme qui ne porte pas son nom a cherché du travail en vain en France là où de médiocres blancs et chrétiens réussissent à trouver et pourtant il n'y a eu aucune suite. Dès qu'il est allé à Londres, il a été recruté comme Directeur des assurances mondiales (PRUNDENTIAL) et aujourd'hui Directeur d'une Banque. Je n'ai pas l'ensemble des éléments de l'Affaire Habré, pour être en mesure de me prononcer sur le fonds mais ce qui reste vrai c'est que le Sénégal est le faire valoir de la France. Il faut que cela change.

2.Posté par Ali le 16/08/2015 17:40
OU ETIEZ VOUS QUAND WADE ESCORTE PAR DES AVIONS MILITAIRES FRANCAIS ETAIT ALLE EN LYBIE? IL LE FAISAIT POUR QUI ? ALLEZ BOSSEER AU LIEU DE VIVRE AUX CROCHETS DES WADES ( OUI 'S' A WADE COMME POUR LES ANIMAUX)



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