Alerte au Sénégal : la démocratie en danger


Alerte au Sénégal : la démocratie en danger
 
L’opinion nationale a été sidérée en apprenant par voie de presse, que notre compatriote Lamine Diack aurait déclaré avoir financé l’opposition sénégalaise pendant les élections présidentielles de 2012, parce que pour lui le Président Wade devait partir à tout prix.
La  réaction mieux partagée par les sénégalais  aura été la surprise, car dés l’annonce de sa mise  en examen par la justice française, le sentiment  était  général  qui  considérait Lamine Diack comme  victime d’une cabale montée de toutes  pièces, par ce que le mis en cause était considéré jusqu’ici comme une référence.
C’est  ce qui explique toute la solidarité   et la sympathie qui  l’ont accompagné jusqu’à la publication par le journal le Monde d’extraits de son audition par le juge d’instruction.
Celui à qui ces propos sont prêtés  a surpris parce que comme dirait l’autre, il n’est pas un simple citoyen eu égard aux éminents services rendus à son pays et à l’athlétisme mondial.
La  gravité des faits, qui sonne  comme une alerte pour le danger qui menace notre démocratie, nous impose la sérénité, la retenue et la vigilance, faute de quoi, l’amalgame et le tintamarre  atteindront une dimension qui pourrait nous faire perdre de vue l’essentiel.
L’essentiel qu’il  faut retenir  est que Lamine Diack, selon le Monde a financé l’opposition en 2012 et l’opposition a gagné en 2012.
Il devient alors nécessaire et urgent de  savoir : qui a-t-il financé ?, Pour combien ?, Par quel intermédiaire?
Il serait étonnant que Diack soit imprudent au point de rencontrer   lui-même un candidat pour lui remettre à main propre cet  argent sale.
Le Président de la fédération de Russie d’athlétisme, qui se serait occupé de la levée  et du versement des  fonds (prix  du silence), a,  de par son acte soutenu   l’opposition, sans avoir besoin de venir au Sénégal ou de rencontrer un candidat bénéficiaire.
Il   en  est de même  pour  Lamine Diack, son soutien à un candidat ne nécessite pas une rencontre.
L’essentiel est que face à la gravité des révélations, la justice sénégalaise doit se saisir du dossier pour entendre notre compatriote.
La CREI  est  sans aucun doute face à un dossier dont le  règlement ne  manquera pas d’être une préoccupation  parce  qu’entrant   bien dans le cadre de la lutte contre l’enrichissement illicite.
Les sénégalais peuvent espérer  qu’avec le dynamisme qu’on lui connait, elle ne tardera pas à entrer en action.
L’essentiel,  c’ est  aussi,  que l’opposition d’alors et les mouvements  des jeunes impliqués  dans la campagne électorale de  2012 incriminés  ont l’obligation de  porter plainte contre l’organe  de presse pour diffamation.      
Les débats  à la radio et à la télévision  ne peuvent  pas permettre d’élucider cette affaire gravissime, car il n’est pas pensable que l’entourage d’un candidat soit au courant de financements aussi occultes, faute de   quoi  en cas de difficultés  ou de conflit, on assisterait à des déballages  comme  ce que nous vivons avec Lamine Diack.
Ces financements d’une campagne électorale au Sénégal par des fonds étrangers, montrent combien notre démocratie  est en danger et notre souveraineté écornée.
Il est permis de se  demander, en considération de  ces événements  regrettables, quelle valeur  devrait-on  accordée à ces décorations et titres  collectionnés à travers le monde par ces hommes qui ne cessent de nous décevoir.  
 
 
Déthié    Faye
Présidnt de la CDR/fonk sa kaddu
 
Dimanche 20 Décembre 2015
Dakaractu




1.Posté par welainde le 20/12/2015 23:01
Monsieur Lamine Diack n'est qu'un trouillard et un traitre.Il devrait se mettre une balle dans la tête.Pourquoi mêler le Sénégal dans ses louches affaires?Il a voulu mener un combat personnel et qu'il assume sa responsabilité pleine et entière.Faire croire qu'on peut renverser un gouvernement pour un un milliard de francs CFA, c'est insulter le peuple du Sénégal.Mais un peuple qui aime la polémique comme le Sénégal ne sera jamais à l'abri de ce genre de couac.Allah ne changera jamais l'État d'un peuple, s'il ne change pas son for intérieur.



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