Alain Giresse, sélectionneur des "Lions" : «On va se baser sur notre équipe»

Devant affronter le Ghana, l’une des meilleures équipes d’Afrique, ce lundi, le sélectionneur national Alain Giresse trouve qu’il faudra, avant tout, se baser sur le potentiel de ses joueurs.


Alain Giresse, sélectionneur des "Lions" : «On va se baser sur notre équipe»
Le groupe C est qualifié de poule de la mort. Qu’en pensez-vous au moment d’aborder le premier match contre le Ghana ?
Ça se comprend. Le fait que le groupe soit qualifié de difficile Tout simplement parce qu’il y a, à l’intérieur, trois équipes qui ont terminé premier lors des éliminatoires (Afrique du Sud, Algérie et Ghana). Mais également deux pays qui sortent du dernier Mondial (Ghana et Algérie). Nous concernant, on sait qu’on est en face d’équipes de haut niveau. Que ces matchs ne seront pas faciles du fait de la valeur évoquée plus haut.
Cette Can 2015 sera-t-elle la bonne pour le Sénégal, dont le palmarès est encore vierge ?

Gagner la Coupe d’Afrique... (il ne termine pas sa phrase)... Ce qui est clair est qu’on part pour avoir des ambitions, qu’on ne li- mite pas d’ailleurs. Après, il y aura des performances à faire lors de chaque match. Le terrain décidera jusqu’où ça peut nous mener.
Que pensez-vous du Ghana, votre premier adversaire de demain ?

Comme à chaque Can, le Ghana fait partie des grandes équipes du continent. Au Mondial 2010, c’était l’équipe africaine qui a failli se qualifier en demi-finale. C’est une sélection qui fait partie des meilleures. Celle-ci (la Can 2015) n’échappe pas à la règle.
La logistique s’est-elle améliorée entre temps, si l’on sait que vous aviez des appréhensions par rapport aux conditions de séjour à Mongomo ?
Ça va. On s’adapte. Les conditions sont tout à fait correctes. C’est tout à fait acceptable au niveau de l’hébergement, du dispatching pour l’entraînement. On est satisfait vu qu’on avait des craintes lors de la visite faite sur place après le tirage au sort des poules.
Le forfait annoncé de Gyan Asamoah pourra-t-il changer vos plans de jeu ?

Je ne sais pas s’il sera là ou pas (il ne s’est pas entraîné, hier). On ne se prépare pas sur la base de joueurs en présence. On pense à se baser sur notre équipe. Sinon, on va s’adapter s’il (Gyan) n’est pas là. Ce n’est pas un problème pour moi. 


Vous avez battu le Ghana en tant qu’entraîneur du Mali (match de troisième place de la Can 2013). Est- ce que cela rajoute de la confiance au moment de les croiser ?
Il n’y a aucun lien. Ce n’est pas la même équipe, ni la même compétition encore moins le même contexte. De plus, un match ne ressemble jamais à un autre. Et puis, je suis dans une autre sélection main- tenant.
Comment allez-vous vous prendre pour gagner le Ghana ?

Je ne sais pas. Je l’ai déjà dit, elle fait partie des équipes favorites. Mais, aujourd’hui, les dernières Can (2012 avec la Zambie et 2013 avec le Nigéria) ont montré que ce ne sont pas toujours les favoris qui gagnent. Une compétition, à plus forte raison celle- ci, reste très ouverte. Il y a une nette différence avec une Coupe du monde où les grandes équipes se retrouvent souvent dans le dernier carré.
Votre sentiment au moment de vivre une nouvelle phase finale...

Il y a toujours cette émotion, cette envie, cette excitation de participer à une Coupe d’Afrique. On est toujours motivé. C’est ce qui fait son charme. 


Libération
Lundi 19 Janvier 2015
Dakaractu




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