Affaire Société Générale-groupe Taraf : nouvel épisode

Dans le bras de fer judiciaire qui l’oppose au conglomérat agro-alimentaire SCI & Jumbo (groupe Taraf), propriété de l'industriel libanais, Said Taraf, la filiale sénégalaise de la major française pousse les pions, depuis le siège parisien de la multinationale, pour recouvrer des créances, estimées à plus de 15 milliards f CFA. Exclusif.


Société Générale sort le grand jeu et veut gagner à tout prix le procès dans le dossier judiciaire aux ramifications insoupçonnées qui l’oppose au groupe Taraf du libano-sénégalais Said Taraf. Le contentieux, porté devant la juridiction sénégalaise, courant octobre 2015, opposant le directeur général de la Société Générale de Banque du Sénégal (Sgbs), Yann De Nanteuil, Daniel Teruin, son prédécesseur et Michel Khulman, directeur des Risques, au groupe Taraf et les Établissements SCI & Jumbo qui commercialise la marque «Jumbo», amorce un nouveau tournant.

Selon des informations rapportées aux Afriques, les hauts dirigeants de la major française comptent blinder le dispositif de la riposte pour passer à la caisse l’ex-client de leur filiale, sise à Dakar. Une source proche de la multinationale établie à Paris a révélé à Les Afriques, que les cartes sont entre les mains de la Sgbs qui détient, par dévers elle, des documents fiables, attestant que le groupe Taraf représenté par Said Taraaf leur doit plus de 23 milliards de f CFA. Les avocats de la Sgbs blinderont leur plaidoirie sur des griefs d'abus de confiance et d'extorsion de fonds pour ferrer leur client. 

Honneur et leadership en jeu


«Yves Nanteuil compte ne pas perdre la face dans ce procès et tout le haut establishment de la multinationale s'est mobilisé et suit l'affaire avec attention pour une question d'honneur et le maintien du leadership de la marque bancaire», a commenté un dirigeant bancaire français. En dehors du prétoire où les avocats des deux parties doivent en découdre le 19 mai prochain, Les Afriques a appris qu'un gros ponte du palais présidentiel tire les ficelles dans l'ombre pour faire capoter le procès en faveur de la multinationale. 
Récemment un rapport d'un cabinet financier a fait état de rapports de plus en plus conflictuels entre certaines banques et leurs gros clients. Au Burkina, la société Méga Monde est en contentieux avec la BCB (filiale burkinabé de Foreign Bank Libya) pour une créance toujours impayée de près de 7 milliards de f CFA. En Côte d'ivoire, de gros planteurs d'hévéa ont contracté des prêts auprès de la Banque pour le financement de l'Agriculture (BFA) sans rembourser le moindre franc, poussant cette banque à mettre la clé sous le paillasson…

lesafriques.com
Mardi 5 Avril 2016
Dakaractu




1.Posté par wakh rek le 05/04/2016 16:57
la sgbs doit changer de stratégie jai fais 3ans de stage laba le probleme ya bocou de nul laba



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