Affaire Barthélémy Dias: un policier de la sécurité présidentielle entendu par la Sûreté urbaine


Affaire Barthélémy Dias: un policier de la sécurité présidentielle entendu par la Sûreté urbaine
DAKARACTU.COM  Dans l'enquête sur l'attaque de la mairie de Mermoz Sacré-coeur, les auditions se succèdent à la Sûreté Urbaine. D'après Libération, suite à l'audition du gestionnaire du parc automobile du Pds, un policier affecté à la sécurité présidentielle a été entendu par les enquêteurs. A en croire le journal, Assane Diop avait révélé à la SU avoir été particulièrement sollicité par le policier en question pour la fourniture de certains pick-ups à un  individu dont l'identité n'a pas été divulguée. Le témoignage du policier devrait dans les 48 heures qui viennent permettre à la Sûreté urbaine de poser des actes qui vont booster l'enquête.
Mardi 17 Janvier 2012




1.Posté par Bira le 17/01/2012 12:28
Assane Diop lui même est un militaire en exercice détaché au PDS pour gérer le parc sur instruction de Abdoulaye Wade? Quelle confusion!

2.Posté par nioukhitt le 17/01/2012 13:49
Pauvre Sénégal

16/01/2012 à 11h:00 Par Marwane Ben Yahmed

.com Un président sortant, âgé de 85 ans, qui explique qu'il est en pleine forme et que les gènes familiaux, apparemment à la limite de la mutation, prolongent la vie des siens au-delà de 100 ans, repoussant ainsi ad vitam aeternam la question de sa succession. Abdoulaye Wade est aussi persuadé, comme nombre de ses pairs me direz-vous, qu'il est le seul à pouvoir diriger son pays - le Sénégal - et que ceux qui briguent sa succession ne sont que roupie de sansonnet...?
Des opposants que tout oppose, mais qui se sont rassemblés sous la bannière « Tout sauf Wade » et dont les ersatz de programme se résument à trois « idées » : taper sur le chef de l'État, dans un réflexe devenu pavlovien, énumérer les problèmes auxquels sont confrontés les Sénégalais (au cas où cela leur aurait échappé) et verser dans la démagogie la plus cynique en promettant de les régler en un tournemain. Comment ? Mystère...?
Un chanteur, véritable star mondiale, qui annonce sa candidature à quelques semaines du scrutin présidentiel (prévu le 26 février), dont l'aura médiatique internationale est mille fois supérieure au crédit que lui accordent les Sénégalais pour diriger leur pays... Une société « civile » et des mouvements « citoyens » dont on finit par se demander en quoi ils diffèrent des politiques...?
Curieux champ de bataille où se déroule une guerre d'ego et d'ambitions permanente. Étranges combattants qui incitent leurs troupes à la violence, multiplient les allers-retours au sein des différentes factions en présence et aiment par-dessus tout à distiller rumeurs ou attaques personnelles nauséabondes. C'est un peu la ruée vers l'or (le pouvoir) en plein Far West. Tous les coups sont permis.
Dernier avatar de ce règlement de comptes à O.K. Corral à la sauce arachide, l'affaire Barthélémy Dias. Voilà un éminent cadre du Parti socialiste (PS) inculpé d'homicide volontaire et écroué à la prison de Rebeuss. Il prétend avoir tué un homme, un « nervi » du PDS, en « état de légitime défense ». La scène a pourtant été filmée et circule sur internet. On y voit notre cow-boy des temps modernes, en jeans et blouson de cuir, Ray-Ban sur le nez et flingue au poing, tirer tranquillement une douzaine de coups de feu sur une petite foule de jeunes du parti présidentiel, excités certes, mais apparemment sans armes et postés à plus d'une centaine de mètres de la mairie dirigée par Dias. Ses collègues du PS, mais aussi la quasi-totalité des opposants, vocifèrent toujours que c'est encore un coup de Wade et que la place de Dias n'est pas en prison... Consternant !?
Difficile de ne pas craindre des dérapages dans ces conditions, surtout après le verdict, prévu à la fin de ce mois, du Conseil constitutionnel sur la validité (ou non) de la candidature de Wade. On pourra toujours se rassurer en imaginant que les confréries et les marabouts sauront apaiser les tensions, en se souvenant que l'armée est bel et bien républicaine et en espérant que la majorité silencieuse, qui doit observer, médusée, ces joutes d'un autre âge, saura raison garder. Quant à faire rêver les Sénégalais, ça, c'est une autre histoire...


Lire l'article sur Jeuneafrique



Dans la même rubrique :
Fidel Castro est mort

Fidel Castro est mort - 26/11/2016