Affaire Abdoulaye Baldé : Manque de sérénité.


Affaire Abdoulaye Baldé : Manque de sérénité.
Les enfants diraient : « C’est pas du jeu ! ». Les règles sont chahutées, en ce qui concerne la tentative de mise hors course d’Abdoulaye Baldé de la campagne des locales à Ziguinchor, par l’entremise d’une opportune mise en demeure de l’ancien Directeur exécutif de l’Anoci.

Abdoulaye Baldé fait déjà l’objet d’une interdiction de sortie du territoire, par le procureur de la Crei, Alioune Ndao, qui lui sert en pleine campagne des locales cette mise en demeure de justifier la somme de 1 milliard et 400 millions qui ont selon les partisans du Maire de Ziguinchor, transité sur ses comptes entre 2000 et 2012, période de sa collaboration avec Wade et son régime libéral.

Certes, il est vrai qu’un calendrier judiciaire n’a pas de date butoir, ou de périodes d’exceptions en nullité, du fait d’un agenda politique d’un justiciable. Mais qui pourra ne pas penser à une heureuse coïncidence, qui va bénéficier c’est certain, à faire oublier la bagarre entre les deux coqs de la basse cour apériste, que sont Benoit Sambou et Amadou Kâ, qui passent plus de temps à s’étriper sur les tréteaux de campagne, qu’à proposer à cette région des solutions qui la sortiraient du marasme dans laquelle elle survit depuis maintenant 30 années. Il est patent que ces deux hommes politiques représentant le pouvoir en place, ne sont pas favoris dans une ville de Ziguinchor encore sous le charme et les effets d’une belle rénovation, et à l’aune d’une nouvelle existence socioéconomique. Pour nombre d’observateurs, entre les deux candidats officiels du pouvoir et Abdoulaye Baldé, il n’y a pas photo. Et tous ces observateurs se mettent de concert à penser que cette mise en demeure est destinée à « donner de l’air » aux candidats de l’APR, englués dans un certain amateurisme politique et plombés par un manque d’imprégnation dans le tissu social ziguinchorois. Cette activation opportune de la Crei, qu’on lance dans les pattes de Baldé est du pain béni pour ses adversaires. C’est dénaturer la compétition pour le poste de maire de la ville du sud. Même si c’est pour une semaine de va et viens dans les couloirs de cette institution judiciaire, c’est un handicap certain. Alors se servir de tels subterfuges pour éliminer un adversaire politique encombrant, c’est surtout faire preuve d’un manque de sérénité et de confiance en ses propres arguments politiques, et provoquer une sortie de route de son concurrent qu’on ne se sent pas capable de battre à la régulière, sur le chemin des urnes.

Ce manque de sérénité et de confiance, habite souvent dans certaines communes, les tenants du pouvoir, ce qui a eu pour effet de désespérer le chef de l’état lui-même, qui s’est montré remonté et pessimiste sur les performances de ses poulains républicains. Ce qui nous valu une amusante sortie de Aida Mbodj, à Bambey qui s’offusque que les candidats du pouvoir doivent mettre l’effigie du président Macky Sall sur leurs affiches, lui faisant décliner dans un bon mot, le BBY en Benno Beukheut Yambar.

Tous les arguments sont utilisés, celui de la mise hors course pour convocation à l’improviste à la Crei, est pour le moins inélégant, en plus de n’être pas forcément payant.
Mercredi 18 Juin 2014
Dakar actu




1.Posté par binta le 19/06/2014 09:15
Baldé soit tranquille ils ne pourront rien contre toi. Tout ceci pour le déstabiliser soit serein et continue ton boulot

2.Posté par al le 19/06/2014 16:40
La presse corrompue par Baldé écrit!!!!



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