Accidents, viande, riz, médicaments impropres à la consommation : Avons-nous un gouvernement dans ce pays?


Accidents, viande, riz, médicaments impropres à la consommation : Avons-nous un gouvernement dans ce pays?
C'est à se demander si le gouvernement de Macky Sall a pris l'exacte mesure du drame national qui se joue à travers le scandale des produits impropres à la consommation ébruités par la presse? La posture des ministres en charge des secteurs concernés est révélatrice d'une condescendance et d'un mépris d'Etat érigé en "culture de gouvernance". Des centaines de sénégalais sont tués quotidiennement par des chauffards irresponsables, le ministre des transports en fait le cadet de ses soucis. La gendarmerie évente des réseaux de vente à l'echelle industrielle de viande et de riz impropres à la consommation, ni le ministre Alioune Sarr du Commerce, ni Aminata Mbengue Ndiaye de l'Elevage ne pipent un mot. Ils n'ont posé aucun acte pour édifier, rassurer les sénégalais qui ne savent plus à quel saint se vouer. 
Les sénégalais sont laissés à eux-mêmes, comme si ces scandales ne méritent pas qu'un "ministre perde son temps à expliquer à l'opinion ou quitter son bureau climatisé pour aller s'enquérir du problème". A vrai dire, le gouvernement de Macky Sall manque de compassion, on n'a jamais vu le ministre des transports aller sur un lieu d'accident de la route. D'ailleurs, rares sont les sénégalais qui peuvent mettre un visage sur le nom de ce ministre. Quid de celui du commerce Alioune Sarr? Apparemment, le jeune ministre de l'AFP aime plus les voyages ou les présidiums de séminaire que les descentes sur les marchés pour prendre des mesures contre la vente des produits qui empoisonnent les citoyens. Sa collègue de l'élevage est aussi absente des lieux de vente de la viande d’âne et autres abattages clandestins.
Monsieur le Président, faites une communication au conseil des ministres sur "l’indifférence" de vos ministres et leur mépris du vécu des populations. Demandez à votre Premier ministre d’ériger en règle "la compassion" comme conduite des affaires. Dites aux ministres des transports, du commerce et de l’élevage que les sénégalais les payent pour qu'ils s'occupent AVANT TOUT de leur vécu, de leur quotidien comme ce qu'ils mangent, la sécurité sur les routes et leur santé.
Lundi 23 Mai 2016
Dakaractu




1.Posté par sall le 23/05/2016 18:04
C'est terrible,on dirait que le Sénégal n'est pas dirigé.Chacun fait ce qu'il veut .Tout est anarchie dans ce pays.Population civile,administration,forces militaires et de défense,justice ,chacun est son propre chef.La réglementation,les lois et les décrets sont archivés.Les ministres sont occupés à autre chose,que de s'occuper de leur mission régalienne,de même que les Directeurs nationaux et les Directeurs de société.Tout est INFORMEL.

2.Posté par Ahmed le 24/05/2016 00:26
Combien d’affaires ont été révélées ces dernières années par des «lanceurs d’alerte» à la sauce locale et relayées par les médias sans que le gouvernement, l’Assemblée nationale ou la Justice ne bougent le plus petit doigt, ne serait-ce que pour que jaillisse la vérité dans toute sa sublime nudité ? Affaire de la drogue dans la police. Graves accusations du colonel Abdoulaye Aziz Ndao sur la gendarmerie. Affaires Mittal et Petro Tim. Spoliation du littoral…
Qui sont les vrais responsables de la tragédie du Joola ? L’affaire des Chantiers de Thiès a-t-elle livré tous ses secrets ? Qu’en est-il du scandale de détournement des fonds du football national entre 2001 et 2002 ? Quid des magouilles dans l’Armée tant décriées ?... La République nous a habitués à se débiner devant ses responsabilités. Soit en se bouchant les oreilles devant des interpellations gênantes soit en donnant la moitié de la vérité ou tout simplement en mentant à ses enfants. De Léopold Senghor à Macky Sall, en passant par Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, le mensonge a souvent prévalu au sommet du pouvoir, drapé du voile de la raison d’État. Au mépris du droit de savoir du Sénégalais, finalement le dindon de la farce. Malgré lui.



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