Abdoulaye Willane : « Le Président Sall doit pardonner et libérer le Coordinateur du PDS »

Dans un entretien avce le Populaire, le maire de Kaffrine Abdoulaye Willane prêche le pardon pour Oumar Sarr Coordinateur du PDS qui, selon lui, n’a fait que dire son avis sur une question. Ce que je dis m’engage personnellement. Oumar Sarr est un homme politique qui a le droit de dire et donner ses opinions. Mais il a prêté le flanc dans une moindre mesure. Et en tout état de cause, je demande au Président Macky Sall de pardonner et même les autres prisonniers politiques qui le souhaitent. »


Abdoulaye Willane : « Le Président Sall doit pardonner et libérer le Coordinateur du PDS »
Depuis quelques semaines, le coordonnateur du Pds est en prison pour diffusion de fausses nouvelles. Que vous inspire cette arrestation que certains qualifient d’arbitraire ?
 
Je précise d’emblée que le parti socialiste est un parti connu pour le respect de la liberté d’expression dans le respect des lois et règlements qui régissent notre pays. Ce que je dis m’engage donc personnellement. Oumar Sarr est un homme politique qui a le droit de s’exprimer et donner ses opinions comme je le fais en ce moment. Mais il ne doit pas oublier que sa liberté s’arrête là où commence les lois et règlements. Il a prêté le flanc dans une moindre mesure. Nous, au parti socialiste, quelle que soit la liberté dont nous disposons, aucun membre du Secrétariat national n’a le droit et la prérogative de produire un communiqué sans une réunion  dûment signé.
Mais en tout état de cause, je demande au chef de l’Etat de pardonner. Un paysan qui veut cultiver son champ ne peut pas passer tout son temps à s’occuper des grenouilles qui gazouillent dans les flaques d’eau de ses plantations en écrasant leurs têtes avec des coups de hilaires. S’il le fait, il perd son temps et son champ sera envahi de hautes herbes. Je demande au chef de l’Etat, avec tout le respect que je lui dois, de pardonner et faire libérer Oumar et même les autres prisonniers politiques qui le souhaitent.
 
Un de vos adjoints à la mairie de Kaffrine a été arrêté, puis libéré pour vol de chéquier et tentative d’escroquerie. Qu’est-ce qui s’est réellement passé ce jour-là ?
 
Voilà pourquoi je prône le pardon. Parce que la semaine passée, à travers la presse, vous avez entendu un de mes adjoints à la mairie de Kaffrine, qui est un infirmier d’Etat, qui a ses indemnités qu’il perçoit à chaque fin du mois. Pourtant, il m’a accompagné à une cérémonie religieuse et j’ai remarqué à la place d’une tenue traditionnelle, il portait un pantalon et une chemise et je lui ai offert 50.000 francs Cfa pour son repas du soir et je lui prêté en plus ma voiture. C’est en cours de route, alors qu’il était seul, qu’il a ouvert mon sac et a pris mon chéquier. Et la suite, vous la connaissez. Parce que c’est lui-même qui s’est dévoilé à la presse. Comme prétexte, il nous dit qu’il avait un besoin urgent à régler. Parce qu’il croyait que la mairie doit mettre à sa disposition une caisse pour résoudre l’ensemble de ses besoins. Alors qu’en politique, la mairie ne donne pas de l’argent, mais elle t’offre des opportunités et un bon carnet d’adresses. Mais la politique ne t’enrichit pas illicitement. J’ai tout de même pardonné, parce que si j’avais saisi la justice, les gens allaient me supplier pour que je lui pardonne. Donc, pourquoi ne pas le pardonner avant et continuer mon travail ? Parce qu’il y a des autorités, surtout religieuses et de surcroît mourides que je respecte beaucoup, et s’ils me demandent de laisser tomber, je le fais sans hésiter. C’est pour cela que je lui ai pardonné dès le début. Pour preuve, toutes les autorités que je connais dans la communauté mouride m’ont appelé pour me demander de pardonner au chauffeur qui avait volé  et remplit le chèque. Et c’est au moment où j’entreprenais des démarches pour faire libérer le chauffeur que j’ai su que c’était mon adjoint qui qui avait envoyé le chauffeur. Et puisque j’avais donné ma parole à ses autorités qui sont mes marabouts, donc pourquoi poursuivre. Et  si je le fais arrêter, il peut perdre son travail, il va porter préjudice à ses enfants, à sa famille à toutes les personnes qui dépendent de lui. Est-ce que ça vaut la peine ?
 
Mais aujourd’hui à sa place, je démissionnerai. Fort heureusement qu’il n’avait aucune délégation de pouvoir. On lui avait tout simplement confié la Commission santé et action sociale. Et personne ne sait s’il n’a pas fait de dégât là-bas ? Il doit donc démissionner de son propre gré. Car on ne peut pas faire une bêtise pareille et rester à son poste comme si de rien n’était. Comment il va regarder ses collègues conseillers lors des réunions du Conseil municipal ? Et il n’aura plus la considération aux yeux des gens. Et une fois dehors, est-ce que les gens ne vont pas le crier au voleur ou l’appelait «Monsieur chèque» (rires). En tout cas, si j’étais à sa place, j’allais rendre le tablier pour aller faire autres choses.
 
Kaffrine une des communes les plus pauvres du Sénégal. Pensez-vous que les engagements de l’Etat lors du Conseil des ministres délocalisé de l’année dernière seront respectés pour tirer cette localité de l’ornière ?
 
Nous sortons d’une année à Kaffrine qui a été marquée par la tenue d’une session de Conseil des ministres délocalisés. Je voudrais en profiter pour dire que mon souhait, mon rêve est de voir le Premier ministre, connu pour sa loyauté, son ardeur au travail et son efficacité dans l’action, dans un silence qui est la marque des hommes de dénouement sacerdotal, déroulé avec un succès jamais égalé un programme de tournée nationale pour évaluer les promesses faites, ainsi que les engagements pris par le président de la République et son gouvernement dans le cadre des Conseils des ministres délocalisés. Et je suis convaincu qu’en le faisant, il pourra montrer aux Sénégalais que lui Mohammad Boun Abdallah Dionne est un Premier ministre qui travaille à la tête d’un gouvernement qui note à chaque fois que le Président évoque une intention, un vœu, un engagement, une promesse et se donne les moyens de le réaliser. Et je les attends avec beaucoup  d’espoir à Kaffrine. Parce que beaucoup de promesses ont été faites à Kaffrine. C’est vrai nous n’avons pas entendu nous promettre tout ce que l’on voulait, mais au moins de ce qu’on nous a promis que ce soit réalisé. En tout cas, si on le faisait, je leur montrerai que moi, mon patriotisme commence par Kaffrine et il finit par le Sénégal. Mais pour l’instant, on a encore rien vu de concret sur le terrain.
Le Populaire

 
Mardi 12 Janvier 2016
Dakar actu




1.Posté par peureux le 12/01/2016 09:23
apparemment la dame ADJI MERGANE KANOUTE maye nalene fiiit
elle est courageuse cette femme, depuis kel a demande la liberation des prisonniers PDS les autres sy mettent

2.Posté par scalator le 12/01/2016 12:01
le presi a cette possibilité?

3.Posté par Mory le 12/01/2016 12:05
Est ce Macky qui le met en prison. J'ai cru que c'est la justice.

4.Posté par citoyen le 12/01/2016 13:07
c'est pas a macky qui la emprisonner mais a la justice sénégalaise car il la dépasser la constitution et trop c'est trop



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