Abdoulaye Wade n'est pas seulement le problème du Sénégal et qu'en est-il de la crise morale, de valeur et de déperdition ? (Guéye Ahmadou)


Abdoulaye Wade n'est pas seulement le problème du Sénégal et qu'en est-il de la crise morale, de valeur et de déperdition ? (Guéye Ahmadou)



Oui en effet il n'est pas notre seul problème. Cette crise de valeur d’éthique suscite des questions qui habitent tous les bons esprits : où va le Sénégal ? Que faire pour changer la situation ?
Il est indéniable de faire un diagnostic lucide des problèmes de valeur et d’éthique de notre pays.
Au Sénégal , la « tradition éducationnelle » est importante quant à la formation de la personnalité de chaque citoyen. Ainsi, le rôle des parents vis-à-vis de l’éducation véhiculée aux enfants est primordial. Mais c’est le contraire qu’on voit de nos jours avec d’abord des parents qui donnent plus de liberté aux enfants dans la période de formation intense éducationnelle de leurs enfants. Raison est de constater que ces enfants-là sont victimes d’abord de cette libertinage alors que les parents devraient, en tant que responsables et protecteurs des enfants, consacrer essentiellement plus de temps à leurs rejetons pour mener à bien leur mission de « formateur d’un futur citoyen de la Nation Sénégalaise ». Nous sommes loin de l’époque où les parents léguaient des valeurs d’éthique, morales, religieuses à leurs enfants; en fait, on constate tout d’abord un manque de responsabilité et une démission effective des parents par rapport au vrai rôle qu‘ils devaient jouer dans la société pour l’assainir.
Normalement, ils se devaient de leur transmettre des valeurs traditionnelles endogènes, des valeurs religieuses et des valeurs globalisées. Martin L- King ne disait-il pas que : « le but de l’éducation est l’intelligence et le caractère ». Force est de constater que si les parents ont fui leur responsabilité du point de vue « éducationnel » , c’est la société qui en perd davantage.
Car ceci entraîne une nette imitation de valeurs négatives autres que les nôtres par le biais des médias, de la télé (avec les films d’amour) , du style , de la mode avec lesquelles on nous bombarde . C’est sans compter avec la multiplicité des clips de musique où il n’y a presque pas de message d’éthique, mais au contraire un habillement hostile , vulgaire y est affiché. Comme pour dire à ces mêmes jeunes libres de par le manque de responsabilité de leurs parents : « Voilà ! C’est l’exemple à suivre, la manière de s’habiller ! ».
D’un autre côté, on voit nos femmes s’adonner au blanchissement de la peau , une augmentation sans cesse de leurs cheveux (les tissages), comme si elles étaient obligées de faire ainsi pour plaire aux hommes. Ne devraient – elles pas juste être fières de la manière dont le Seigneur les a créées et arrêter d’être amatrice d’une autre culture, d’une autre forme de couleur de peau autres que les leurs ?
Ainsi, l’individualisme et les égoïsmes se développent en même temps que les solidarités s’essoufflent et de larges segments de la population se voient exclus des circuits de production et de distribution tandis que dans les conduites individuelles et collectives, les repères et cadres moraux se perdent, sont brouillés ou deviennent inopérants.
Si aujourd’hui le Sénégal va mal de par sa mal-gouvernance, c’est parce que tout simplement ses dirigeants sont juste le reflet de leur société. Il convient alors de noter que la corruption est devenue une habitude allant du sommet de l’État au maillon le plus faible de notre société.
Le renversement de la hiérarchie des valeurs et la propension à désobéir aux normes s’accompagnent d’un affaiblissement de la cellule familiale, lié notamment à des déviations et à l’importation de contre valeurs convoyées par les leaders sociaux, culturels et gouvernementaux. Il s’y ajoute une dangereuse tendance à instrumentaliser l’État et la religion, au risque de déchirer la société . On a tendance à confondre amateurisme et croyance. Ce qui nous incite à nous taire face à l’injustice sociale que vit notre société, à tel point que la gouvernance étatique est décriée, l’État lui-même étant contesté, contourné et suppléé…
Ne devrions-nous pas cesser d’imiter des valeurs négatives ? L’heure n’est-elle pas venue pour les parents d’éduquer comme il se doit leurs enfants ? L’éducation ne constitue-t-elle pas la personnalité de la personne qui sera demain appelée à apporter quelque chose à la Nation ?

Sénégalais (se) réveille toi il est l'heure le plus dangereux des sommeils est celui dont tu es conscient

Guéye Ahmadou !
Dimanche 15 Janvier 2012
Guéye Ahmadou




1.Posté par zeuden le 15/01/2012 17:12
Mister Guéye, je crois que vous n'avez rien compris de la marche de notre société. Wade est le seul probléme de notre pays. Les problémes d'éthique et d'éducation dont vous faites allusion, ne peuvent se concevoir en dehors du systéme social dont nous apartenons. Cependant, force de constater que la dépravation des moeurs, qui a certe commencé depuis longtemps, s'est accéléré avant le systéme Wade. Ce systéme qui met en avant la réussite matérielle et qui récompense tout sauf l'intégrité et le mérite ne saurait déboucher qu'à une situation pareille. Qu'est devenue notre éducation, notre Assemblée nationale où sont votées les lois qui nous régissent, notre Justice et surtout notre Présidence. Avec le développement médiatique, tout ce sait, qu'attendez vous de votre jeunesse, si le soir on découvre au JT le Président qui reçoit les lutteurs, les musiciens dont certains sont connus pour leur passé pénal (Requin). Si les biens publics et les honneurs reviennent à ces derniers. Si les scandales financiers et sexuels sont monnaie courante. Non Guéye, c'est le systéme qui est pourri et personne ne peut y échapper surtout dans un contexte de pauvreté et de mal vivre. Le reméde est le changement du systéme imposé par Wade Wakh Wakhéte. Quand la parole donnée par le Premier d'entre nous n'a aucune valeur alors que pouvez vous espèrer d'autres.

2.Posté par mbayebousso le 15/01/2012 17:15
Comment peut-on éduquer des ernfants dans un pays où le chef de l'Etat dit " ma waxon waxete"?

3.Posté par fa le 15/01/2012 20:04
je te félicite Guéye Ahmadou pour avoir le courage de lister tous ces maux qui gangrénent notre société.moi je suis une jeune fille mais tout le temps je ne cesse de remercier et de prier pour mes parents pour l'éducation de base solide qu'ils m'ont inculqué qui fait que partout ou je passe les gens m'estiment,m'envient.grâce à cette éducation g pu influencer certaines amies qui verser dans la débauche à changer leurs comportements d'une manière positive.je suis exaspérée quand je vois les jeunes filles de ma génération se dépigmenter,s'habiller indécement,parler de façon vulgaire,aucunes ambitions professionnelles (pour une partie),faire le "mbarane à de vieux pervers qui ont le même âge que leurs péres".pour moi pour une meilleure éducation il faut d'abord que les vieux changent leurs comportements.comme conclusion je diré qu'on assiste à la fin du monde,"moudjoum diamono".



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