Abdoulaye Baldé sur la décentralisation du conseil des ministres: "C'est une campagne déguisée et tapageuse. C'est du n'importe quoi"


Abdoulaye Baldé sur la décentralisation du conseil des ministres: "C'est une campagne déguisée et tapageuse. C'est du n'importe quoi"
DAKARACTU.COM  Après Saint-Louis et Kaolack, c'est au tour de Ziguinchor d'accueillir le prochain conseil des ministres. Mais, cette initiative du gouvernement n'est pas du goût d'Abdoulaye Baldé. Dans un entretien qu'il a accordé au quotidien Rewmi, le maire de Ziguinchor dit ne pas adhérer à ces conseils décentralisés qui, selon lui, ne représentent rien si ce n'est une campagne déguisée et tapageuse. A entendre l'ancien ministre des Mines, "d'une façon étymologique, les conseils des ministres sont par essence nationaux car  ils sont l'occasion, pour les ministres de la République, d'exposer leurs dossiers et activités de la semaine. Mais, le fait d'associer des personnes non ministres, c'est du n'importe quoi. Il serait plus judicieux de tenir des Crd spéciaux ou des conseils interministériels qui auraient permis de parler des problèmes locaux. Ils feraient mieux de tenir un conseil présidentiel où des acteurs vont parler devant le président des problèmes de leurs localités. Pour celui de Ziguinchor, je ne suis pas encore sûr de ma présence, parce qu'on est en campagne, mais sachez que je suis un républicain".
Vendredi 15 Juin 2012




1.Posté par Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP/Thies le 15/06/2012 18:59
RUPTURE où CHAOS : Le dernier avertissement sénégalais !
Qui sait si l’impérieuse nécessité de rupture n’est pas la dernière chance pour la démocratie sénégalaise ? Les assises nationales, en adoptant le régime parlementaire, concluait déjà sur un coup d’Etat institutionnel. Suivra le 23 Juin 2011, date à laquelle la révolte de la nouvelle citoyenneté mettra fin à la dévolution monarchique. Certes le Président WADE est parti, mais l’hyper-présidentialisme demeure. Vive la république des copains et des coquins, illustrée par des nominations parfois fantaisistes. Vive l’instrumentalisation de la justice par des audits à la carte, avec comme corollaire l’impunité. Vive le pillage des deniers publics avec les fonds politiques qui continuent d’être dépensé sans déclaration et sans contrôle. Vive la campagne déguisée avec un gouvernement qui multiplie les promesses, en centaines de milliards et sur plusieurs années, sans adopter la moindre loi de finance. Bref. Sénégalaise, Sénégalais, rien n’a fondamentalement changé. Plus que les animateurs, c’est l’architecture institutionnelle elle-même qu’il faut révolutionner en brisant l’hyper-présidentialisme. Entre régime présidentiel et régime parlementaire, le débat n’est pas tranché ; pour sûr le Sénégal ne décollera jamais avec la concentration abusive de tous pouvoirs entre les mains d’un hyper-président, fût-il volontariste et/ou visionnaire. L’avenir nous édifiera. Pour un soutien critique.
M. Momar Idrissa NDIAYE, Professeur LETFP / Thiès.



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