Abdou Karim Sall sur la crise de l'éducation : " On ne peut pas comprendre qu'on prenne tout un pays en otage pour des raisons crypto-personnelles. "


Lors d'une cérémonie organisée par les jeunes du département de Pikine du mouvement "Aar Sama Gokh" pour venir en aide les populations les plus démunies, le Directeur général de l'ARTP et non moins responsable de l'APR, Abdou Karim Sall qui était le parrain après avoir présidé des conférences, a exprimé sa satisfaction en ces termes : " Des militants de notre formation politique ont concocté un programme ambitieux qui vise à venir aide aux populations les plus démunies du département. A notre niveau, nous avons pris l'engagement de les accompagner et les appuyer dans la réalisation de ce projet là. Ils ont prévu de faire plusieurs sorties dans deux ou trois communes chaque week-end pour permettre de boucler toutes les communes qui composent le département avant la fin du Ramadan afin d'apporter notre soutien aux couches les plus démunies. Je voudrais profiter de cette occasion pour féliciter le maire de Keur Massar mon ami et frère Moustapha Mbengue pour l'accueil et l'organisation qui nous a permis d'être dans d'excellentes conditions afin d'être en contact avec les populations."

Crise de l'éducation 

Abdou Karim Sall s'est aussi exprimé sur la crise de l'éducation nationale. Pour le responsable politique de l'APR : "Il nous faut un sursaut patriotique pour permettre de sauver l'année, mais également pour permettre à nos jeunes frères d'exercer leurs responsabilités. Il faut respecter le droit des uns et des autres. Le droit à la grève est reconnu mais celui de la formation et l'éducation est aussi reconnu au même titre. Autant on peut comprendre que les enseignants fassent des revendications, autant on ne peut pas comprendre qu'on prenne tout un pays en otage pour des raisons crypto-personnelles.  
Je demande aux enseignants, après les efforts consentis par l'Etat du Sénégal, notamment en direction de l'enseignement, de savoir raison garder. On ne peut pas sacrifier notre jeunesse pour des questions d'ordre personnel. Il est important que les enseignants se ressaisissent et qu'ils rendent les notes afin que les différents examens soient bénéfiques pour tous. Pour régler définitivement ce problème, je pense que l'Etat du Sénégal a manifesté sa volonté pour accompagner les enseignants. Eux aussi, il faut qu'ils acceptent la main tendue et qu'ils sachent qu'on est dans une république, nous sommes dans un Etat de droit, autant ils ont leur droit, autant l'Etat a le devoir, de préserver les droits des uns et des autres. "

Radiation des enseignants 

Sur la question d'une possible radiation des enseignants qui ne céderont pas, Karim Sall de dire : " vous savez, c'est des mesures que l'Etat a dans ses possibilités. On ne souhaite pas qu'on arrive à la radiation, mais s'il n y a pas d'alternative possible, je pense que force restera à la loi. On ne peut se permettre de sacrifier une génération, on ne peut pas se permettre de sacrifier tout un peuple.

Demande de l'opposition de démettre le ministre de l'Intérieur de ses fonctions

L'autre élément sur lequel je voudrais intervenir, c'est de demander à l'opposition de savoir raison garder. Nous ne sommes plus en 1963, ni en 1973, époque durant laquelle, le président Senghor avait gagné les élections avec 100% des suffrages. Nous ne sommes pas en 1983 où Abdou Diouf avait pulvérisé Abdoulaye Wade avec un score fleuve de 83%. Nous avons une démocratie qui est solide. Nous avons connu deux alternances successives avec des élections transparentes. Alors le débat concernant le ministre de l'Intérieur est un faux débat. C'est un débat dépassé et nous ne sommes plus dans cette ère. Nous sommes une démocratie majeure et aucun président ne peut faire autre chose que des élections transparentes. Les élections se gagnent avec le résultat. Le seul juge est le peuple sénégalais. Il ne faut pas qu'on aille vers des discussions stériles qui ne nous avancent pas. L'opposition gagnerait à interpeller le président et le Gouvernement sur son programme, sur ses réalisations et ils seront répondus par de bons arguments. Ce qu'il faut admettre de manière définitive c'est que nous n'accepterons pas que la revendication consistant à démettre de ses fonctions le ministre de l'Intérieur, qui fait un excellent travail depuis qu'il est là, soit celle de l'opposition. Connu pour sa sérénité, le président de la République n'écoutera pas ce genre de chantage.  DSC_0017-BorderMaker DSC_0023-BorderMaker DSC_0024-BorderMaker DSC_0039-BorderMaker DSC_0042-BorderMaker DSC_0045-BorderMaker DSC_0047-BorderMaker DSC_0047-BorderMaker DSC_0048-BorderMaker DSC_0060-BorderMaker DSC_1000-BorderMaker DSC_1004-BorderMaker DSC_1010-BorderMaker DSC_1012-BorderMaker DSC_1017-BorderMaker DSC_1021-BorderMaker DSC_1023-BorderMaker DSC_1031-BorderMaker DSC_1036-BorderMaker DSC_1038-BorderMaker DSC_1052-BorderMaker DSC_1054-BorderMaker DSC_1059-BorderMaker DSC_1071-BorderMaker DSC_1076-BorderMaker DSC_1083-BorderMaker DSC_1087-BorderMaker DSC_1088-BorderMaker DSC_1093-BorderMaker DSC_1100-BorderMaker DSC_1104-BorderMaker DSC_1106-BorderMaker DSC_1120-BorderMaker DSC_1124-BorderMaker DSC_1125-BorderMaker DSC_1138-BorderMaker DSC_1150-BorderMaker DSC_1152-BorderMaker DSC_1155-BorderMaker DSC_1163-BorderMaker DSC_1167-BorderMaker DSC_1191-BorderMaker DSC_1198-BorderMaker DSC_1200-BorderMaker DSC_1198-BorderMaker DSC_1069-BorderMaker DSC_1023-BorderMaker DSC_0053-BorderMaker DSC_0050-BorderMaker DSC_0045-BorderMaker DSC_0026-BorderMaker
Dimanche 12 Juin 2016
Dakaractu




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