ASSEMBLEE GENERALE PDS/Pikine : Les libéraux de la banlieue dénoncent tous les maux dont souffre le pays


ASSEMBLEE GENERALE PDS/Pikine : Les libéraux de la banlieue dénoncent tous les maux dont souffre le pays
Le département du parti démocratique sénégalais de Pikine réuni ce samedi 09/01/2016 pour analyser la situation sociale et politique du pays, a conclu ce qui suit : « Deuk bi dafa metti ». Cette déclaration est commune à tous les secteurs de métiers, du ferrailleur au mécanicien, en passant par le commerçant. Le panier de la ménagère ne ressent pas la diminution du baril du pétrole, les retraités sont lâchés par l’Etat devant les tâtonnements de l’IPRES, les syndicats de l’éducation ainsi que ceux de la santé sont à la limite de l’implosion devant les accords non respectés, les éleveurs et les cultivateurs ne peuvent compter que sur la clémence des cieux.
L’assemblée générale condamne avec la dernière énergie l’arrestation du secrétaire national adjoint OUMAR SARR, par ailleurs député du peuple qui en pleine session, se fait emprisonner sans aucune saisine de l’Assemblée nationale.
Elle dénonce  aussi les persécutions répétées de membres de l’opposition, toujours dans les rangs du parti démocratique sénégalais, avec les arrestations  arbitraires du candidat KARIM WADE, ainsi que trente autres membres du parti dont  TOUSSAINT MANGA, VICTOR DIOUF, AMADOU BAMBA et JOHNNY BA.
Les libéraux du département faisant le point sur ce début d’année, constatent que cette année 2016 démarre dans un climat d’incertitude, instauré par le chef de l’état dans son discours à la nation, qui avait plutôt l’air d’un bilan qui est loin d’être exact avec des chiffres erronés. Une année de la  mort de  plusieurs instances institutionnelles, la justice, l’assemblée nationale, et les violations délibérées de la constitution entre autres, violations des droits de manifestation et de rassemblement. Une année de violation de l’article 70 de la constitution par l’engagement de nos troupes dans la coalition islamique de l’Arabie saoudite
Cette rencontre dénonce les violations volontaires de la constitution en ses articles 8 et 10 par les violations des libertés individuelles, d’arrestation de journalistes en atteinte à la liberté de la presse et à la liberté d’expression. Le Sénégal est tenu d’appliquer les décisions des nations unies et de l’avis de son groupe de travail sur la CREI, ainsi que toutes les décisions rendues par  la cour de justice de la CEDEAO pour avoir adhéré à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et à la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948.
Cependant  notre justice vit des heures sombres, pour preuve dans l’affaire des élèves maîtres contre le ministre de l’éducation nationale, la décision de la cour suprême au profil des enseignants s’est vu dénoncée par le président de la république lui-même  et va jusqu'à  demander à ses députés de porter secours au ministre,  bafouant ainsi une décision de la cour suprême alors que, lorsque cette dernière avait confirmé  le verdict de la CREI dans l’affaire Karim Wade, il ne s’était pas privé de crier sur tous les toits que ce n’était que justice. C’est là une preuve qu’il y a une justice à deux vitesses, une justice des vainqueurs.
 Le gouvernement par respect à la constitution  doit garantir un certain nombre de droits aux populations sans contrepartie, mais l’on assiste à une vraie volonté de manipuler la vulnérabilité des nécessiteux pour en faire du bétail électoral.  Le gouvernement de MACKY SALL n’hésite pas, pour des calculs politiciens à transformer des droits fondamentaux, notamment droit à la santé, en CMU (couverture maladie universelle) ainsi que le droit à la nourriture sous formes de bourses sociales et de solidarité.
Les responsables de L’APR détournent les bourses sociales au profil d’une clientèle politique et proposent des questionnaires à caractères discriminatoires  qui violent la vie privée des ayant droits portant atteinte à la dignité humaine. Pour mettre fin au calvaire des populations, les libéraux de Pikine  exigent de connaitre la date de la prochaine élection présidentielle et cela, dans les plus bref délais. Dans tout  Etat de droit les dates des élections sont connues de tous les acteurs mais vu que le Sénégal est dirigé par un apprenti dictateur, il est temps pour tout patriote de s’ériger en bouclier pour défendre la stabilité de notre pays menacée par les tergiversations de MACKY SALL sur la réduction de son mandat.
Nous disons à l’attention de ses éclaireurs aveugles envoyés comme ballon de sonde pour polémiquer sur les voies et moyens constitutionnels, nous répondons d’une voix ferme et définitive qu’il ne lui sera pas donné un jour de plus au delà des 5 années pour lesquelles il s'était engagé.
Le département de Pikine ne peut faire abstraction sur l’affaire Lamine DIACK et son financement selon lui de l’opposition contre le président en exercice ABDOULAYE WADE, une affaire qui enterre les slogans comme gouvernance sobre et vertueuse et met a nu un gros scandale de complot et de triche pour l’accession des Benno Book Yakkar au pouvoir. Le silence de plomb du président MACKY SALL est assourdissant, pourtant il ne saurait se démarquer au vu de sa participation aux élections de 2012 avec le M23, et ses alliés d’hier et d’aujourd’hui avec lesquels ils dirigent notre pays.
Notre pays a connu plusieurs scandales étouffés, dont l’affaire Petrotim. Le président de la République devrait faire preuve de transparence vis-à-vis de son  peuple souverain au lieu d’arrêter ses opposants, avec des prétextes fallacieux  pour tenter d’étouffer ce scandale qui met fini  d’éclairer sur  toutes les tromperies sur la lutte contre la corruption , l’argent sale, le blanchiment d'argent et l’on passe… 
MR le président le peuple veut savoir, le peuple a le droit de savoir à qui, a profité cet argent ? Les sénégalais exigent de savoir si cet argent a influencé les résultats de l’élection présidentielle ? Le président a un devoir de vérité envers son  peuple, un droit de réponse, aussi gênante, aussi personnelle soit la question, il y va de l’honneur du Sénégal.
L’assemblée dénonce aussi la libération des homosexuels de Kaolack qui pour leur acte posé le soir de la célébration du prophète Mohamed (psl) déshonorent la belle ville de Baye Niasse et interpelle toutes nos institutions ainsi que le président pour qu’il définisse clairement sa politique  concernant l’homosexualité dans notre pays.
Pour finir le département de Pikine rend hommage au Khalif Serigne SIDY Mokhtar M’BACKE et tient à saluer la position courageuse de Me ASSANE N’DIOMA N’DIAYE, de l’ONG JAMRA et de l’imam de Liona Niasse sur cette question qui heurte profondément nos mœurs.
Vive le Frère Secrétaire Général National Me Abdoulaye Wade, Vive notre Candidat Karim M WADE, Vive le PDS, Vive le Sénégal, Vive PIKINE          
                              La coordination départementale  
Dimanche 10 Janvier 2016
Dakar actu




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