ARÈNE NATIONALE : Les architectes râlent contre l’absence de concertation


Alors que Macky Sall doit procéder, ce jeudi, à la pose de la première pierre du chantier de l’Arène nationale de lutte (Anl), à Pikine Dagoudane, juste après le Technopôle, l’Union patronale des architectes sénégalais (Upa) s’est fendue d’une déclaration pour « regretter une nouvelle fois la démarche entreprise par l’Etat pour réaliser les projets sénégalais et l’absence totale de dialogue et de concertation. »
L’Upa est pour le moment contre la réalisation du projet Anl dans de telles conditions qui n’obéissent pas aux bonnes règles régissant la pratique architecturale », ajoute le document signé de son président, Assane Sarr.
Rappelant que Léopold Sedar Senghor avait modernisé les institutions de la République, dans les années 70, en créant une école supérieure d’architecture et d’urbanisme, ainsi qu’une école des Beaux-Arts et dans l’intervalle, il envoya des citoyens (tel que Cheikh Ngom, Atepa, Douta seck) à l’étranger pour étudier ces Arts-Sciences et Techniques, M. Sarr se désole du silence dans lequel s’est emmuré l’Ordre des architectes.
Cela, dit-il, alors que l’expertise locale est ignorée par les autorités, au profit des Chinois, des Marocains et autres Turcs qui réalisent toutes les infrastructures. « La loi sénégalaise est équitable envers ses architectes, car elle prévoit une compétition saine par la mise en jeu de tout projet d’envergure nationale, tel que le projet d’arène. Ainsi, un concours d’architecture est un moment intense, fort de duels entre ‘cerveaux’ pour remporter le trophée pour ne pas dire le combat ! », dit-il, avant d’ajouter : « Vous comprendrez aisément notre frustration que l’Etat enlève nos ‘ngemb’ de cerveau d’architectes pour vouloir satisfaire des lutteurs et manœuvres à notre détriment ! »
« Nous avons subi, en tant que citoyen et chef d’entreprise d’énormes injustices et préjudices dus à la mal gouvernance du régime précèdent. Réparer ces erreurs était notre attente, notre ‘Yakaar’, ce qui aurait été profitable à l’économie nationale », poursuit le président de l'Upa. « En attendant, nous sommes préoccupés par le management de tous ces projets : déplacement et construction de la prison de Rebeuss à Sébikotane, de l’arène nationale, du parc culturel, industriel, salle omnisport de Diamniadio, les universités, la gare de gros porteurs, marché d’intérêt national, etc. », clame l’Upa qui estime que « lorsque le top de l’élite est apparemment ignoré et négligé, les procédures idoines non respectées, il urge de repenser ce système pour trouver une solution viable ! » et de s'interroger : « Pouvons-nous encore croire en l’émergence pendant que notre gouvernement est le seul au monde à avoir permis la 32e construction complète du centre Confucius à Dakar par les Chinois au moment où d’autres pays ont permis l’expression de leurs expertises ? »
Jeudi 7 Avril 2016
Dakar actu




1.Posté par Alioune Gueye le 07/04/2016 16:26
Vous avez bien fait d'évoquer l'esprit du Président Senghor qui nous a légué le BOM Bureau d'organisation et méthode qui formalisait toute action gouvernemental de l'état du Sénégal .Ce culte culturel est hélas perdu a jamais et l'Africanité informel reprend ses droits depuis le départ du poète président .

L'état et la république ont des exigences qui garantissent l'équité la justice et la fierté de se sentir sénégalais .



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