APRÈS LUI AVOIR INTERDIT DE SORTIR DU TERRITOIRE : Le juge confisque les passeports d’Abdoul Mbaye

En plus de l’avoir interdit de sortie du territoire national, le juge du premier cabinet a confisqué les passeports d’Abdoul Mbaye. En clair, l’ancien Premier ministre devra effectuer un parcours de combattant pour quitter le pays.


APRÈS LUI AVOIR INTERDIT DE SORTIR DU TERRITOIRE : Le juge confisque les passeports d’Abdoul Mbaye
A la suite de l'inculpation d'Abdoul Mbaye suivie de son placement sous contrôle judiciaire, Libération révélait que le doyen des juges lui avait interdit de quitter le territoire national tout en communiquant une «opposition» au commissariat spécial de l’aéroport qui a placé l’ancien Premier ministre sur la liste rouge de Securiport.
Selon nos informations, le magistrat instructeur a pris une autre mesure conservatoire en confisquant les passeports (sénégalais et français) du leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT).
En clair, il devra faire un vrai parcours du combattant s’il veut quitter le territoire national. «Pour le moment, il n’a que sa carte d’identité. Pour sortir du pays, il devra solliciter une autorisation mais aussi la restitution de son passeport. Et ce n’est pas gagné», souligne une source judiciaire.
Pour rappel, le premier chef de gouvernement sous Macky Sall avait été inculpé et placé sous contrôle judiciaire pour faux et usage de faux. Le doyen des juges qui lui a notifié cette inculpation, lui a fait aussi savoir qu’il était désormais interdit de sortie du territoire et qu’il devra solliciter une autorisation chaque fois qu’il voudrait quitter le Sénégal.
Mieux, Abdoul Mbaye devrait aussi se présenter, chaque quinze jours, dans le cabinet du Juge, pour prouver sa présence au Sénégal.
C’est la présidente du tribunal qui avait saisi la Justice après avoir détecté un parfum de faux dans le certificat de mariage déposé par ce dernier qui était en instance de divorce avec sa première épouse. Une enquête avait été confiée à la Division des investigations criminelles (DIC) qui avait confirmé ce soupçon de faux. N’empêche, le leader du parti politique Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT) pense que tout ceci est un «complot d’État».
Il avait été convoqué une première fois mais il n’était pas au Sénégal. Mercredi, il avait encore déféré à une convocation du juge mais son audition a été reportée à la suite de la grève des greffiers.
Samedi 13 Août 2016
Dakaractu




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