ANDRE AYEW, Milieu de terrain du Ghana : «On a un léger avantage sur le Sénégal»

L’un des cadres des Black Stars du Ghana en dépit de son jeune âge (24 ans), Andre Ayew veut aider son pays à «aller le plus loin possible» à la CAN. Invité à se prononcer sur la poule C que le Ghana partage avec le Sénégal, l’Algérie et l’Afrique du Sud, le meneur de jeu de l’OM estime que les Lions débarqueront à Mongomo avec un esprit revanchard.


ANDRE AYEW, Milieu de terrain du Ghana : «On a un léger avantage sur le Sénégal»
André, quelle appréciation faites-vous de la poule C de la CAN-2015 que le Ghana partage avec l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Sénégal ?
C’est un tirage au sort très compliqué. Tout le monde peut passer dans cette poule, mais seules deux équipes vont passer. Je pense que ça va être très excitant, d’ailleurs ça l’est déjà. Et, nous allons y aller pour donner le meilleur de nous-mêmes.
Ne craignez-vous pas que le changement d’entraîneur (l’Israélien Avram Grant a été nommé) perturbe le Ghana ?
On verra. On sait que notre entraîneur est un grand coach qui a entraîné de grandes équipes. Il a de  l’expérience. Il va vite s’adapter à la vie et au football africain. Ce qui est différent du football européen. Mais, je pense vraiment que la Fédé a fait un bon choix. C’est à nous maintenant d’appliquer ses règles et de continuer.
Que pensez-vous de l’équipe du Sénégal ?
Le Sénégal a une très bonne équipe qui joue avec beaucoup d’abnégation et d’envie. Je les ai bien suivis. Ils ont gagné, à l’exception d’un seul, tous leurs matchs de qualif’. Ce qui n’était pas arrivé depuis un bon moment. Je pense que c’est un renouveau du Sénégal. Là, ils arrivent très revanchards. Il faut faire très attention à cette équipe qui possède des individualités pouvant faire la différence à tout moment. Maintenant, jouer la qualif’ et jouer la CAN sont deux choses différentes. Pour nous, le débat ne se pose pas : il faut aller jusqu’au bout. Il faudra être mentalement fort. Le Sénégal est mon deuxième pays africain, j’y compte plusieurs amis et j’y ai souvent séjourné (rires).
Quelle équipe redoutez-vous entre l’Algérie, le Sénégal et l’Afrique du Sud ?
Nous respectons toutes les équipes. N’oubliez pas que nous sommes le Ghana, qui est l’une des meilleures équipes d’Afrique. Nous ne regardons pas trop les autres équipes. Ce qui nous importe le plus, c’est le football que nous produisons sur le terrain. Nous avons l’habitude de la CAN et de sa pression. Tous nos joueurs sont assez jeunes, mais nous avons tous fait au moins trois voire quatre CAN. Alors, je pense que nous avons un léger avantage au niveau de l’expérience par rapport au Sénégal, à l’Algérie et même à l’Afrique du Sud. Les techniciens parlent beaucoup de l’Algérie, mais je pense qu’il faudra plus faire attention au Sénégal que nous croisons au premier match. C’est vrai que dernièrement, pendant les qualifications, on n’a pas été au top, on est passé grâce à l’expérience et avec beaucoup de sang-froid, mais ce n’était pas facile dans le jeu. Cela  s’explique par les changements d’entraîneurs. Mais on verra.
Marseille compte beaucoup de supporters algériens qui ne vont pas supporter Ayew à la CAN…
 
(Il coupe). Non, c’est simple : les Algériens supporteront l’Algérie et moi je serai avec le Ghana dont je défendrai les couleurs jusqu’au bout. Après la CAN, je reviendrai à Marseille, les supporters vont me supporter et moi aussi je vais les supporter. En tout cas, à la CAN, je vais essayer d’aller le plus loin possible avec mon pays.
Certains supporters de l’OM souhaitent que le Ghana quitte tôt la compétition pour qu’André rentre le plus tôt possible…
(Éclats de rires). C’est bien d’entendre ça de la part des supporters. Ça veut dire qu’ils m’aiment beaucoup et m’apprécient autant. Mais, tout comme j’aime l’OM, j’aime aussi mon pays. Quand on est en compétition avec son pays, on met abstraction sur tout ce qui est vie du club. Le pays compte plus pour moi. Si je vais très bien et si on réussit à gagner la Coupe d’Afrique, ce sont les supporters de l’OM qui seront très contents pour moi. En tout cas, le Ghana donnera tout pour aller plus loin.
Pouvons-nous dire que cette année sera la bonne pour le Ghana ?
C’est au 8 février prochain qu’on verra et on saura si cette fois-ci sera la bonne pour nous. Comme je l’ai dit, on y sera pour aller le plus loin possible.
Stades
Mardi 9 Décembre 2014
Dakaractu




Dans la même rubrique :